mardi 17 janvier 2017

FEDERICO GARCIA LORCA...Extrait

Chacun des poèmes que tu tiens entre tes mains, lecteur, correspond à un bourgeon nouveau sur l'arbre musical de ma vie en fleurs..."   .   FEDERICO GARCIA LORCA   .   Artiste inconnu

mardi 13 décembre 2016

DIALOGUE AVEC GERARDO DIEGO...Extrait

" Que te dirais-je de la poésie ? Que dirais-je de ces nuages, de ce ciel ? Les voir, les voir, les voir... et rien de plus. Tu comprendras qu'un poète ne peux rien dire de la Poésie. Laissons cette tâche aux critiques et aux professeurs. Mais ni toi, ni moi, ni aucun poète, nous ne savons ce qu'est la Poésie. La voici ; regarde. je porte le feu dans mes mains. je le comprends et je travaille parfaitement avec lui, mais je ne peux en parler sans littérature. "       FEDERICO GARCIA LORCA .       ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 29 octobre 2016

PLUIE

La pluie a comme un vague secret de tendresse, Plein de résignation, de somnolence aimable. Discrète, une musique avec elle s'éveille Qui fait vibrer l'âme lente du paysage. C'est un baiser d'azur que la Terre reçoit, Le mythe primitif accompli de nouveau, Le contact d'une terre et d'un ciel déjà froids Dans la douceur d'un soir qui n'en finit jamais. C'est l'aurore du fruit, la porteuse de fleurs, La purification du Saint-Esprit des mers. C'est elle qui répand la vie sur les semailles Et dans nos cœurs le sentiment de l'inconnu. ... [Lire la suite]
mercredi 5 octobre 2016

ELEGIE DU SILENCE

Silence, où mènes-tu Ton cristal imprégné De rires, de paroles Et des sanglots de l'arbre ? Comment effaces-tu La rosée des chansons Et les taches sonores Que les lointaines vagues Laissent sur la blancheur Sereine de ton voile ? Qui ferme tes blessures Lorsque dans les campagnes Une vieille noria Plante sa flèche lente Dans ton cristal immense ? Où vas-tu si, le soir, Te blesse l'angélus, Si troublent ton repos Des essaims de chansons Et la rumeur dorée Qui tombe sur les monts Bleutés en sanglotant ?   .   ... [Lire la suite]
jeudi 23 juin 2016

EL ROMANCERO GITANO...Extrait

Passés les mûres sauvages, Les épines et les joncs, Elle a défait ses cheveux, Aplani pour nous la rive. J’ai enlevé ma cravate. Elle a enlevé sa robe. Moi, ceinture et revolver, Elle, ses quatre corsages. Odorant nard, coquillages, Rien ne se peut voir si fin. Ni le miroir sous la lune N’éblouit de cet éclat. Ses cuisses, qui m’échappaient Comme des poissons surpris, C’était le feu tout entier, Et aussi la fraîcheur même. Cette nuit-là, j’ai couru Dans le meilleur des chemins, Montant pouliche de nacre, Sans étriers et sans brides.... [Lire la suite]
vendredi 22 avril 2016

COCOTTE EN PAPIER

Cocotte en papier !Aigle des enfants,Aux plumes de lettres,Sans nid,Sans ami.Des doigts encore trempés de mystèreTe font naître en un froidCrépuscule d'automne, alors que meurentLes oiseaux et que le bruit de la pluie nous fait aimer la lampe,Le cœur et le livre.Tu ne vis que quelques minutesDans le frêle châteauDes cartes qui s'élève en chantantComme la tige d'un lys,Là, sans yeux et sans ailes, tu songesQue tu aurais pu êtreL'acrobate grotesque qui souritPendu à un fil,La silencieuse nef sans rameurs ni voilure,Le... [Lire la suite]

mardi 18 août 2015

MONDE

Angle éternella terre et les ciel.Pour bissectrice, le vent.Angle immense,le chemin tout droit.Pour bissectrice, le désir.Les parallèles se rencontrentdans le baiser.Ô cœursans écho.C'est en toi que commence et s'achèvel'univers.   .   FEDERICO GARCIA LORCA   .   Oeuvre Andrew Bret Wallis
Posté par emmila à 22:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 20 décembre 2014

BERCEUSE AU MIROIR ENDORMI

Dors.Ne crains pas le regarderrant.Dors.Ni le papillon,ni la parole,ni le rayon furtifde la serrurene t’atteindront.Dors.Comme mon coeur,comme lui,mon miroir.Jardin où l’amourm’espère.Endors-toi sans crainte,mais réveille-toi,quand mourra le dernierbaiser de mes lèvres.       FEDERICO GARCIA LORCA         Oeuvre Serge Marshennikov      
samedi 20 décembre 2014

CONFUSION

Mon coeur,ou le tien ?Qui reflète mes pensées ?Qui me prêtecette passionsans racines ?Pourquoi mon habit change-t-ilde couleur ?Tout est carrefour!Pourquoi vois-tu dans la fangetant d’étoiles ?Frère, est-ce toiou moi ?Et ces mains si froides sont-ellescelles d’un autre ?Je me vois parmi les couchants,et une fourmilière de genscircule dans mon coeur.     FEDERICO GARCIA LORCA        
jeudi 11 décembre 2014

CHANSONS, POEMES DU CANTE JONDO...Extrait

Tu voulais que je te dise le secret du renouveau. Mais je garde le secret tout autant que le sapin. Arbre dont les mille doigts indiquent mille chemins. Je ne te dirai jamais, mon amour, pourquoi si lentement le fleuve coule. Mais je mettrai en ma voix d'eau dormante le ciel cendré de tes regards. Tourne autour de moi, ma brune, et prends bien garde à mes feuilles. Tourne encore, tourne toujours jouant à la noria de l'amour. Quand je le voudrais, je ne puis te dire, hélas, le secret du renouveau.     FEDERICO... [Lire la suite]