jeudi 9 juin 2016

FERNANDO PESSOA

Moment imperceptible, à quoi ressembles-tu, car il y a en moi maintenant quelque chose qui ne finira jamais. Je sais que les années passant, de cela je me souviendrai sans savoir alors de quoi il s'agit, car maintenant déjà je ne le sais pas. Même si un tel moment n'était rien, il en reste quelque chose qui me sera doux encore quand je ne me le rappellerai plus. . . . . FERNANDO PESSOA . . .
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mardi 29 décembre 2015

FERNANDO PESSOA...Extrait

Si je me sens sommeil,Et si je veux dormir,En cet abandon-làQui est ne-pas-sentir,Je veux que ça arriveDès lors que je viendraiÀ appuyer ma tête,Non sur un sol quelconque,Mais là où sous des branchesUn arbre produit l'ombreOù nous pouvons trouverL'ombre de la paix même.     FERNANDO PESSOA          
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jeudi 4 juin 2015

FERNANDO PESSOA ...Extrait

« J'ai déposé le masque et me suis vu dans le miroir :C'était l'enfant d'il y a combien d'années...Il n'avait pas du tout changé.C'est là l'avantage de savoir ôter le masque.On est toujours enfant!Le passé que futL'enfant.J'ai déposé le masque, et puis je l'ai remis.C'est mieux ainsi,Ainsi, sans le masque.Et je retourne à la personnalité comme à un terminus de ligne. » .   FERNANDO PESSOA   .    
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mardi 14 octobre 2014

RETICENCES

.... Et la spendeur des cartes, chemin abstrait qui mène à l’imagination concrète, lettres et traits irréguliers qui débouchent sur la merveille. Ce qui repose de rêve dans les reliures vétustes, dans les signatures compliquées (ou si simples et déliées)  des vieux bouquins. ( Encre lointaine et décolorée ici présente par-delà la mort, ce qui, refusé à la vie de tous les jours, paraît dans les illustrations, ce qu’annoncent involontairement certaines annonces illustrées. Tout ce qui suggère, ou exprime ce qu’il n’exprime pas,... [Lire la suite]
mardi 26 novembre 2013

LE GARDIEN DE TROUPEAUX.....Extrait

Il ne suffit pas d'ouvrir la fenêtrepour voir les champs et la rivière.Il ne suffit pas de n'être pas aveuglepour voir les arbres et les fleurs.Il faut également n'avoir aucune philosophie.Avec la philosophie, il n'y a pas d'arbres:il n'y a que des idées. Il n'y a que chacun d'entre nous,telle une cave.Il n'y a aucune fenêtre fermée,et tout l'univers à l'extérieur;et le rêve de ce qu'on pourrait voirsi la fenêtre s'ouvrait,et qui jamais n'est ce qu'on voitquand la fenêtre s'ouvre. .  ..  FERNANDO... [Lire la suite]
samedi 9 février 2013

FERNANDO PESSOA

Avant nous à travers les mêmes arbres Le vent soufflait, quand il faisait du vent, Et les feuilles ne bougeaient pas D’une autre façon qu’aujourd’hui. Nous passons, nous nous agitons, en pure perte. Nous ne faisons pas plus de bruit dans tout ce qui existe Que les feuilles des arbres Et le souffle des vents. Lors par délaissement assidu essayons De confier tous nos efforts à la Nature Et de ne pas vouloir vivre plus fort Que ne vivent les arbres verts. Inutiles, les grands airs que nous nous donnons. À part nous-mêmes, rien de par... [Lire la suite]
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samedi 29 décembre 2012

FERNANDO PESSOA

Penser au sens intime des choses, C’est comme de penser à la santé Ou d’apporter un verre à l’eau des fontaines. L’unique sens intime des choses Est qu’elles n’ont pas de sens intime du tout. Je ne crois pas en Dieu car je ne l’ai jamais vu. S’il voulait que je croie en lui, Sans nul doute il viendrait me parler Et entrerait chez moi par la porte En me disant, Me voici! Mais si Dieu est ceci: les fleurs et les arbres Et les monts et le soleil et le clair de lune, Alors je crois en lui, Alors je crois en lui à toute heure, Et ma vie... [Lire la suite]
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vendredi 21 décembre 2012

DEUX FRAGMENTS D'ODES...Extrait

Viens, Nuit très ancienne et identique, Nuit Reine qui naquis détrônée, Nuit intérieurement égale au silence, Nuit semée d’étoiles pailletées au rapide éclat sous ton vêtement frangé d’infini. Viens, vaguement, viens, légèrement, viens toute seule, solennelle, les mains abandonnées contre ton flanc, viens et amène les monts lointains auprès des arbres proches, fonds dans un champ à toi tous les champs que je vois, de la montagne fais bloc avec ton corps, estompe toutes ses différences que de loin je distingue, toutes les routes qui... [Lire la suite]
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mercredi 10 octobre 2012

FERNANDO PESSOA

 Je ne veux point me souvenir ni me connaître. Nous sommes en trop quand nous voyons en qui nous sommes.             Ignorer que nous vivons           Remplit assez notre vie.   Tout autant que nous vivons, vit l'heure en laquelle Nous vivons, et qui meurt, de la même façon,           Quand elle passe avec nous           Qui... [Lire la suite]
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vendredi 17 août 2012

LE BERGER AMOUREUX...Extrait

« Je suis empli de joie et de peine parce que je perds ce que je rêve et que je peux être dans la réalité où se trouve ce que je rêve. Je ne sais pas ce que je dois faire de mes sensations. Je ne sais pas ce que je dois être tout seul avec moi-même. Je veux qu’elle me dise quelque chose pour me réveiller à nouveau.» . FERNANDO PESSOA . Oeuvre Pierre Coulon   .  
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