dimanche 4 septembre 2016

PHILIPPE TANCELIN

Vous franchissez la vie en la soulevant de l'insuffi des rêves anciens par la chair des questions ensevelies en ce bouquet offert à tant de gestes redoutés Qu’est-ce qu'un ciel sans l'espoir des yeux qui le lèvent? Qu’est-ce qu'un jour sans le courage au coeur qui l'infinit? Qu’est-ce que l'horizon sans l'oiseau qui le vole d'un trait de plume? La liberté a le visage de vos mains accordées à son heure Sur la promenade illimitée de votre quête le juste vient à la rencontre aussi certainement que vous marchez au coeur de l'enfance des... [Lire la suite]

vendredi 1 avril 2016

APHORISMES...Extrait

Quand le bruit muet de la perte demande rivage, on se prend à rêver que la vérité soit simplement un enfant étonné de l'été. ... Sous l'apparente surface des choses qui sont là, il y a une profondeur hagarde où la conscience interroge son appartenance à ce qui est ... Quand les bras serrant l'envol impossible tiennent lieu de mémoire, le temps est venu de délivrer l'iréel. ... Un cri , traversant en son loin le sang et le rêve unis du devenir, monte vers l'histoire en cette fragilité claire qui tient ensemble le vol à ses ailes.... [Lire la suite]
lundi 16 décembre 2013

LA BEAUTE N'EST PAS UN HASARD

La beauté est de ses choses prochaines qu'il faut aller chercher comme un visage témoin de la source sous le feu.C'est ainsi qu'elles sont belles ces femmes, plus longue que les arbres et qui veillent sur l'adieu. Elles chantent au levant qu'un matin efface la poussière de l'exode.Elles entrent dans le rêve pour qu'il s'attarde sur l'histoire.À la ligue les tragédiennes les mères de fedayin.Elles portent dans le flanc l'appel du tragique : cette obstination de l'espérance qui envahit l'esprit d'un sentiment frappé d'une lumière plus... [Lire la suite]
vendredi 28 juin 2013

LES BLEUS DE TERRE

 En la brisure du vitrail la vague questionne l’éternité sur les nocesbrûlées de la guerre Une robe nuenouée au désertoù l’envol s’arrache à la fièvre Un linceul de pluieoubli sans rivesoù l’arbre tire sur son ombre un ravin courbé de cieloiseaux d’un même songeoù le fil prend ses nœuds à l’invisible L’ange de large témoin rassemble sa beauté sous l’obscuritédu temps. Entre ses cheveluresla terreendormie fragile au bas de l’univers comme la pâleurd’une croix laissée comme le combat des larmes et de la mer comme un... [Lire la suite]
mardi 19 février 2013

POEME POUR LEOPOLD

Surtout ne dites pas le poète est mort.................     Le poète n'est pas mort et qu'on se le dise, se le répète, le répande par la rumeur des femmes, des hommes de foi en le poème. Notre ami Léopold Congo Mbemba demeure Il ne s'agit pas ici de la négation de la mort biologique non plus que d'une position de principe fondée sur un culte quelconque de la mémoire des vivants. Il est question de l'essence même de la poésie dont le verbe ne saurait se confondre avec celui de la prétendue rigueur et exactitude d'une... [Lire la suite]
lundi 14 janvier 2013

LE BOIS DE VIVRE...Extrait

Faite claire la parole est d’adieu du front à la terre Quand l’automne brûle Le silence s’assied nu au bord du message Et l’oiseau d’Afrique Monte à la blancheur éclatée de son aile L’enfant de raisin et de sable Ce loin d’exil Laissé par la nuit dans l’arbre à voix Rêve arraché au rêve par la colère des chaînes Quand le calice était l’eau où boit le blé Quand le calice était source lunaire perdant les murs Quand le calice a laissé ses lèvres sur la mémoire L’enfant épelle son sang Comme un fleuve lointain que gardent les arbres.... [Lire la suite]

mardi 8 janvier 2013

VENTS DES PRESENCES/ VIENTOS DE PRESENCIAS...Extrait

Chaque révolte radicale, c’est à dire non négociable, se fait dans une présence d’immanence au tout. Cette dimension ontologique du soulèvement est inaliénable, les fers ou la mort n’ont pas de prise, puisqu’il s’agit pour la conscience humaine d’une entrevue avec l’absolu de sa liberté et sa proximité avec l’infini. Cet engagement total pour s’arracher aux médiations ténébrales du discours dévoile les horizons comme des seuils et non comme des images d’infini La révolte pure montre les emplacements de l’invisible dans... [Lire la suite]
samedi 17 novembre 2012

GENEVIEVE CLANCY

(....) Mourir pour demeurer comme homme ; mourir d'une mort collective car il n'y a plus d'horizon pour le choix... Quand l'alternative n'est plus que : sacrifice ou renégation éthique cela s'appelle une tragédie. La langue naturelle de l'éthique est la poésie, pour libérer les choses de l'inavoué, pour entendre au-delà de l'abîme des mensonges, pour traverser l'intuition des braises et interroger la colère, pour ouvrir l'obscur hiérophane, pour dire que la beauté du monde est un cadeau sans destinataire et que la violence... [Lire la suite]
vendredi 16 novembre 2012

DEUIL

On dirait l'eau Le rivage Il ferait beau On apercevrait les galets au fond du lit Les pierres lisses rondes et dures Et les jours noyés de larmes On dirait Le visage Les lèvres blanches feraient silence On promènerait une forme d'espoir Entre le matin fatigué, l'insomnie La nuit et sa tunique d'attente On dirait qu'il va pleuvoir Une pluie de larmes battrait les jours entiers On chercherait dans la clarté L’étincelle Ou la plainte nue Où l'espace dense Ou l'odeur ténèbre Ou la pierre dévastée Ou le rêve tressé de... [Lire la suite]
vendredi 6 juillet 2012

LE BOIS DE VIVRE...extrait

Le poème fait jouir les mots jusqu'à cet avant d'ombre sur les choses et sa pensée rend à l'errance, son sens prophétique. L'initial vient voir jusqu'en la déchirure des instants. Là, si l'homme incarne des territoires, c'est pour qu'ils incarnent aussi son pas, le placent dans l'urgence assaillante de voir selon l'au-delà des coupures, de voir par l'éclair, Dans cette présence où l'écart de lui aux choses, se met à parler.   .     GENEVIEVE CLANCY, PHILIPPE TANCELIN  (Edition L'Harmattan, 1995)   ... [Lire la suite]