vendredi 17 août 2012

LES ÎLES...Extrait

Quand j’habitais aux environs d’une vieille ville italienne,je suivais pour rentrer chez moi une ruelle étroite et mal dallée, resserrée entre deux murs très hauts . (On n’imagine pas la hauteur de ces murs en pleine campagne). C’était en avril ou en mai. A un endroit où la ruelle faisait  coude, une odeur puissante de jasmins et de lilas tombait sur moi . Je ne voyais pas les fleurs cachées qu’elles étaient par la muraille. Mais je m’arrêtais longuement pour les respirer et ma nuit en était embaumée. Comme je comprenais... [Lire la suite]
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vendredi 17 août 2012

SUR LA MORT D'UN CHIEN...Extrait

"Coupons au plus court : aimons ceux qui nous aiment ou sont prêts à nous aimer. N’usons pas nos faibles forces à convaincre. Ne croyons pas en nos mérites. Acceptons avec empressement la faveur insolite qui nous est accordée. Une main écarte le rideau qui nous isole, elle se tend vers nous ; hâtons-nous de la saisir et de la baiser. Si elle se retire tu n’as plus rien, car tu n’es toi-même rien que par cet acte d’amour. " . JEAN GRENIER .    
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samedi 20 mars 2010

LES ÎLES...Extrait

"Comme le sel dans l'océan, comme le cri dans l'espace, comme l'unité dans l'amour, je suis répandu dans toutes mes apparences. Si tu le veux, elles rentrerons en moi comme les oiseaux fatigués rentrent le soir au nid. Détourne la tête, nie l'instant. Pense sans donner d'objet à ta pensée. Abandonne-toi comme fait le jeune chat pour que sa mère puisse le saisir dans sa gueule et le porter dans un endroit où personne ne le trouvera.".JEAN GRENIER.
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samedi 20 mars 2010

SOUS L'OCCUPATION...Extrait

"...L'idée que les hommes sont égaux en droit a entraîné comme conséquence l'idée qu'ils sont égaux en devoirs; l'idée qu'il existe des patries a fait croire qu'on devait mourir pour elles. L'idéal trop élevé a dégradé la réalité.".JEAN  GRENIER .
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mercredi 10 mars 2010

LES ÎLES...Extrait

" Le caractère illusoire des choses fut encore confirmé en moi par le voisinage et la fréquentation assidue de la mer. Une mer qui avait un flux et un reflux, toujours mobile comme elle l'est en Bretagne où elle découvre dans certaines baies une étendue que l'oeil à peine à embrasser. Quel vide ! Des rochers, de la boue, de l'eau... Puisque tout est remis en question chaque jour, rien n'existe. Je m'imaginais la nuit sur une barque. Aucun point de repère. Perdu, irrémédiablement perdu; et je n'avais pas... [Lire la suite]
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mercredi 10 mars 2010

LA VIE QUOTIDIENNE...Extrait

« N'y a-t-il pas une porte dérobée par laquelle nous puissions nous enfuir ? Telle est l'interrogation que se posent tous les hommes, volontairement ou malgré eux. Quelle que soit la confiance que nous mettions dans la progression, elle ne remplace pas l'évasion. ».JEAN  GRENIER.
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vendredi 27 novembre 2009

LES ÎLES....Extrait

Le monde des animaux est fait de silences et de bonds. J'aime les voir couchés, alors qu'ils reprennent contact avec la Nature, recevant en échange de leur abandon une sève qui les nourrit. Leur repos est appliqué autant que notre travail. Leur sommeil est confiant autant que notre premier amour.Cette ancienne alliance d'Antée avec la Terre, ce sont eux qui la renouvellent avec le plus de gravité. Dans l'hôtel où j'habite, je ne me réveille jamais la nuit, mais si je me réveille comme cette nuit 15 novembre, 3 heures, j'entends... [Lire la suite]
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jeudi 15 octobre 2009

A LA NATURE

Nature qui ne fais aucune différence entre les êtres et pour qui le jour et la nuit sont équivalents. Fais en sorte que je considère les hommes comme des insectes, les insectes comme des hommes et le Tout ensemble comme un Rien. Délivre-moi du mal, c’est-à-dire de la croyance que quelque chose soit à éviter et par conséquent de la peur et du scrupule; délivre­-moi du bien, c’est-à-dire de la croyance que quelque chose puisse être désiré, et par conséquent de l’envie, de la jalousie, de la cupidité et de l’orgueil. Donne-moi la... [Lire la suite]
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