EMMILA GITANA

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

jeudi 9 octobre 2008

LA MER EN PERSONNE

Voici la mer levée dans un clin d’oeil de berger
voici la mer sans sommeil comme une grande peur de trèfles en fleur
et en position de terre apparemment soumise
Ils partent déjà avec leurs laines d’évidence leur nuage et leur labeur
À l’ombre d’un orme il n’y a jamais de temps à perdre

Crédule exquise l’obscurité vient à ma rencontre
Mon front abrite la croûte de pain que je porte en moi
tombé à pic sur un oiseau hésitant

Et je m’éloigne ainsi sous l’effet du piano
qui me coud aux plantes annonçant la mer
Un cerf d’automne descend boire la lune de ta main
Et maintenant à mes rivages le monde commence à se déshabiller
pour mourir d’arbres au fin fond de mes yeux

Mes cheveux se remplissent de poissons de pénombre
et de squelettes de vaisseaux inévitables

Sans chercher plus loin
tu es froide comme la hache qui abat le silence
dans la lutte entre le paysage et son coup de vue

Or lorsque le ciel exporte ses célèbres pianistes
et la pluie ennoblit l’odeur de ma personne
ô combien ton beau coeur se trahit

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JUAN  LARREA

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Ecume

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mardi 7 octobre 2008

RAISON

Suite de sons éloquents mus à scintillement, un poème est cela
et cela
et cela
Et cela qui me parvient en tant qu’innocence aujourd’hui,
qui existe
parce que j’existe
et parce que le monde existe
et parce que tous les trois nous pouvons cesser correctement d’exister

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JUAN  LARREA

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Pr_les_

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JUAN LARREA...en Français

      Dans le jardin de Fray Luis

Rêve-moi rêve-moi en hâte étoile de terre
cultivée par mes paupières prends-moi par mes anses d’ombre
affole-moi d’ailes de marbre en feu étoile étoile parmi mes cendres

Pouvoir pouvoir enfin trouver dans mon vertige la statue
d’un soir de soleil les gestes à fleur d’eau
les yeux à fleur d’hiver

Toi qui, dans l’alcôve du vent, veilles
l’innocence de dépendre de la beauté fugitive
qui se trahit dans l’ardeur des feuilles tournées vers le cœur le plus
                                                                                                    faible

Toi qui assumes la lumière et l’abîme au bord de cette chair
qui tombe à mes pieds comme un élan blessé

Toi, égarée dans des forêts d’erreur,

suppose que mon silence est habité par une sombre rose

sans
    issue et sans lutte

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JUAN  LARREA

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4ocqight

Posté par emmila à 20:43 - JUAN LARREA...en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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