vendredi 10 octobre 2008

LA MORT

Ici nous avons dit : " Mort ", comme un point final, et nous nous sommes égarés dans le reste. Mais mourir c'est voyager, mourir c'est transcender; et toi tu deviens transcendant, - se souvenir de toi serait t'accompagner - dans les nuits d'étoiles dans les aurores pures, dans les hauts couchers de soleil, toi vivant, toi vivant, vivant et ardent, sur la pauvre paix de notre sec oubli ! . JUAN RAMON  JIMENEZ .
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dimanche 28 septembre 2008

JE NE SUIS PAS MOI

Je ne suis pas moi.Je suis celuiqui va à mes côtés sans le voirque parfois je vais voiret que parfois j'oublie.Celui qui se tait serein quand je parlecelui qui doucement pardonne quand je haiscelui qui se promène ou je ne suis pascelui qui restera debout après ma mort . JUAN RAMON JIMENEZ .
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samedi 27 septembre 2008

LA POESIE NUE...Extrait

PREMIER FRAGMENT     “Les dieux n’ont pas eu d’autre substance que celle que j’ai moi-même”. J’ai, comme eux, la substance de tout ce qui a été vécu et de tout ce qui reste à vivre. Je ne suis pas seulement un présent, mais une fugue torrentielle, de bout en bout. Et ce que je vois, de part et d’autre, dans cette fugue (avec des roses, des ailes brisées, de l’ombre et de la lumière) n’appartient qu’à moi, souvenir et désirs bien à moi, pressentiment, oubli. Qui sait mieux que moi, qui, quel homme ou quel dieu peut, a... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

MER, OEUVRE, AIR

Oeuvre, vague légère et infinie, conscience divisée - et une - de tous les moments de mon être ! Ferme délicatesse d'instants permanents, qui devras supporter avec ton cristal humain - brisé et intégral comme le diamant -, les secousses et le sifflement, la vocifération et les coups, l'écho et la poussée de ce monde des hommes laids ! Rien ne saurait abattre ni écraser tes roses gigantesques et menues, oiseau prodigieux; vaste coeur contenant des coeurs innombrables, - un... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

JUAN RAMON JIMENEZ...Extraits

LE COURANT INFINI . Mon âme coule, telle une eau pure, entre une rive d'or de souvenir et une autre dorée d'espérance, reflétant, sur un point,les deux passions... .... OEUVRE ET SOLEIL . Refermé mon livre ciel étoilé de la siste! Mon livre entrouvert, ciel étoilé du soir! Ouvert mon livre, ciel étoilé de la nuit! Où est le mot, mon coeur, qui embellira d'amour le monde laid; qui lui donnera pour toujours - et seulement alors- une force d'enfant et une défense de... [Lire la suite]
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mercredi 20 février 2008

POESIE EN VERS...Extrait

Elle parlait autrement que nous tous,d'autres choses d'ici, mais jamais ditesavant qu'elle ne les eût dites. Elle était toutNature, amour et livre.                  Comme l'aurore, toujours,elle commençait de façon imprévue,si loin de tout ce que l'on rêve ! Toujours, comme midi,elle arrivait à son zénith, d'une manièreinsoupçonnée, si loin de tout ce que l'on raconte !Comme le crépuscule, toujours,elle se taisait d'une façon inconcevable,si loin de tout ce que l'on... [Lire la suite]
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vendredi 25 janvier 2008

LA PAIX

Quand à l’aube les campanulescouleur grenat s’épanouirontsous la lune dorée, toi tu ne seras plusà la maison,ombre nue et blanche.-Tu seras noblement posée,paisible et souriante,dans l’instant nouveau et joyeux,heureuse de ton sort,qui te rend indifférente,après la vie, la mort.-Le jour ira s’illuminantD’une clarté infiniment triste ;La brise verte et froideEmplira, comme une eau descendue,La terrasse vide.-… Alors il faudra se lever,et faire, très vite ! les choses matinales,et il faudra voir et entendre partoutles cris, les courses,... [Lire la suite]
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mercredi 25 juillet 2007

LATITUDE

Si j'étais comme un lieu de la mer ou du ciel; le même et un autre toujours, avec les vagues, le même et un autre toujours, avec les nuages; ferme et errant, hésitant et sûr de lui, attendant et solitaire, rencontré et inconnu, aimé et oublié, et libre et prisonnier, - un autre et le même toujours, avec mes nuages, avec mes vagues -! JUAN RAMON JIMENEZ
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jeudi 19 juillet 2007

NOCTURNE

   NOCTURNE« Que t’importe toute chose,si nous pouvons brûlerchaque peine oh passion ! en chaque étoile,si nous pouvons fairede l’immense ciel noirnotre immense joie toute illuminée ? » **Juan Ramón Jiménez, Beauté (en vers)
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