samedi 26 août 2017

RETOUR AU POEME

Retour au Poème, À la demeure en soi, À la ferveur sans frontière Et au Chant fraternel : L'été se ressource Au jardin rajeuni. Après cris et douleur, La rumeur qui s'efface Et l'effroi qui s'inscrit ; Août aura reçu Ses violences arides : Sur le front des humains Cette folie sans âme, Cette plaie sans remède. Puis les jours diminuent Dans l'attente de ce silence Que brode l’amitié, Déjà soleil, déjà matin Perçant les brumes de l'automne, Et ces mains bienfaisantes, Et ces musiques d'ange, Et cette voix qui concélèbre Au... [Lire la suite]

mercredi 23 août 2017

JE T'AIME AU GRE DE LA MORT...Extrait

Lorsque je serai tué, un jour d'entre les jours l'assassin trouvera dans ma poche des billets de voyage un pour la paix un pour les champs et la pluie un autre pour la conscience des hommes ( Je t'en prie ô mon cher assassin ne néglige pas les billets je t'en prie voyage ! ) . SAMIH AL-QÂSIM Traduction Abdellatif Laâbi .        
mardi 22 août 2017

GUISANE...Extrait

La lumière délimite notre présence au monde Sombres, nous sommes pourtant lumineux Ecrire à peine juste pour frôler la peine Sinon la tristesse finirait par se prendre Définitivement au sérieux Comme la truite qui rejoint les eaux profondes Que nous pensions tenir dans nos mains Pêcheurs du poème     .     PATRICK CHEMIN     .     Photographie Bernard Liegeois  
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mardi 22 août 2017

LES INEDITS ( 12 )

 Près du visage que tu aimes Se trouvent les lucioles Se trouvent les baisers Non encore échangés Se trouve l’argile de l’origine Près du visage que tu aimes Se trouvent les oiseaux Non encore envolés Les secrets non encore dévoilés Se trouve la genèse des arbres Se trouvent les racines D’un amour inouï Et c’est le tien Et c’est le mien Tous les jours A nouveau réinventé Par la force et le lien De l’invisible De l’indicible Garde auprès de toi Le visage que tu aimes Ne sois pas distrait par la foule Garde en toi cet amour Après... [Lire la suite]
mardi 22 août 2017

DANS LA RUE COURTE

Mon frère, ne reste pas trop longtemps dans les creux et les ronciers. Je peux t’imaginer vivant dans ces résines que sont les images vives de la mémoire. Je me fais à ton absence. Je n’ai pas le choix. Sous les étoiles traversières les vivants sont l’exception et les disparus forment la coque du monde. Je suis dans la rue courte.   .     © PATRICK CHEMIN     .          
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mardi 22 août 2017

VENIR A TOI

Nos enfances communes coulent dans cette fosse creusée par le temps, dans ce tiroir de poussières où demeure une vie entassée, étouffée par tout ce qu'elle retient. Dans la saignée trempent les images coloriées de la souche affectée par nos sangs et nos candeurs.   Le souvenir ressemble parfois à un délabrement, à un paysage immobile dans lequel sont restées prisonnières nos candides évolutions et nos naïves révolutions. Tu avais construit dans tes rêves l’imaginaire de ma réalité. Ou le contraire, peut-être. Et, je... [Lire la suite]
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lundi 21 août 2017

MARCHEMOS POR LA PAZ/ MARCHONS POUR LA PAIX

Que nada te engañe Para embarcarte en una guerra No te armes ni de fusiles ni de lanzas No desperdicies ni tu fuerza ni tu tiempo, hermano Marchemos por la paz que eso es mucho mejor No existe guerra buena Ni guerra pequeña No existe guerra propia Ni sobrio Ni guerra santa Ni hay guerra relámpago Se sabe cuando comienza Pero jamás cuándo va a terminar Marchemos por la paz que eso es mucho mejor Toda cosa combatida Se nutre de la energía del combatiente Y puede también destruirlo Confundir guerra y paz en una sola medalla No puede... [Lire la suite]
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lundi 21 août 2017

HEURE D'EXIL

Je te dédie cet espace librement consenti je te dédie ce retour ce vol contre vents et nuages contre la montre vers cette terre naufragée dans mon âme Je te dédie cette lumière cette musique et les mille frôlements de nos corps Je te dédie ce voyage recommencé à tes côtés cet éternel retour où je t'ai retrouvée Je te dédie ta silhouette par mes yeux envoûtée l'unique mémoire de quarante ans d'attente Je te dédie cette inoubliable volonté de lutte cet espoir regreffé à ta voix à ta tendresse à notre angoisse Je te dédie la... [Lire la suite]
lundi 21 août 2017

DES HEURES FROIDES...Extrait

Pays bleu qu’on lisait à la chaleur du poêle À bûches cassées par les cantonniers. On savait lire en vrai. Le bleu N’avait pas un nuage. Si bleu si nôtre qu’on n’avait pas d’âge. Pas encore piétiné la sciure des doutes. Les années étaient nues Sans robe noire. Maintenant Où sont les mots inséparables Pays bleu ? Déjà perdus ?     .     MARCEL MIGOZZI     .   Oeuvre Raoul Dufy
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lundi 21 août 2017

LES INTUITIONS DE LA MAIN...Extrait

je dis ce que je voisla porteuse de peau au buisson des ardentsmême si dans le rosier le rouge-gorge est en haillons peindre n’a pas de limitescar le peintre a un prochainles formes sont encore nues dans les intuitions de la mainpour en surprendre les limites le corps sera le seul voyageon s’approche ainsi d’un jardin où la nuque se détache d’un oiseau par une pincée d’intuitionsans repères qu’une bouche attelée à une autre boucheet la langue pour faire un vœu. .     MARCEL MIGOZZI     . Oeuvre Fatat... [Lire la suite]
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