jeudi 23 août 2007

LES SINGES...

                      Avant eux avant les culs pelés La fleur l'oiseau et nous étions en liberté Mais ils sont arrivés et la fleur est en pot Et l'oiseau est en cage et nous en numéro Car ils ont inventé prisons et condamnés Et casiers judiciaires et trous dans la serrure Et les langues coupées des premières censures Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les... [Lire la suite]
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mercredi 22 août 2007

HABER LLEVADO EL FUEGO UN SOLO INSTANTE...

Contemplo yo a mi vez la diferenciaentre el hombre y su sueño de más vida,la solidez gremial de la injusticia,la candidez azul de las palabras. No hemos llegado lejos, pues con razón me dicesque no son suficientes las palabraspara hacernos más libres.Te respondoque todavía no sabemoshasta cuándo o hasta dóndepuede llegar una palabra,quién la recogerá ni de qué bocacon suficiente fepara darle su forma verdadera.Haber llevado el fuego un solo instanterazón nos da de la esperanza.Pues más allá de nuestro sueñolas palabras, que no nos... [Lire la suite]
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mercredi 22 août 2007

LE PETIT PRINCE...Extraits

  « - Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...- Je suis un renard, dit le renard.- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis si triste...- Je ne peux pas. Je ne suis pas apprivoisé.- Ah ! pardon, fit le petit prince. Mais après réflexion, il ajouta : qu'est-ce que signifie « apprivoiser »? [...]- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens »...- Créer des liens ?- Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits... [Lire la suite]
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mercredi 22 août 2007

LE CHANT DE LA VAGUE

Le rivage et moi sommes deux amants que la passion rapproche et que l 'air sépare. Je viens d'au-delà de l'horizon azuré mêler l'argent de mon écume avec l'or de son sable et rafraîchir de ma salive l'ardeur de son coeur. A l 'aube , je récite les canons de l'amour passionnel aux oreilles de mon bien-aimé et il me serre contre sa poitrine . Le soir , je fredonne la prière du désir ardent et il me couvre de baisers. Je suis insistante et impatiente alors que mon bien-aimé est un allié de la patience et un associé de l 'endurance. ... [Lire la suite]
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dimanche 19 août 2007

LE PROPHETE.........Extraits

  ........Alors Almitra dit, Parle-nous de l'Amour.Et il leva la tête et regarda le peuple assemblé, et le calme s'étendit sur eux. Et d'une voix forte il dit :Quand l'amour vous fait signe, suivez le.Bien que ses voies soient dures et rudes.Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.Et quand il vous parle, croyez en lui.Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.Car de même que l'amour vous couronne, il doit vous... [Lire la suite]
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samedi 18 août 2007

ANDRE COMTE-SPONVILLE

Nous ne savons renoncer à rien », disait Freud. C'est pourquoi le deuil est souffrance et travail. Il y a souffrance, non à chaque fois qu'il y a manque, mais à chaque fois que le manque n'est pas accepté. Le monde nous dit non - et nous disons non à ce refus. Cette négation de la négation, loin d'aboutir à je ne sais quelle positivité, nous enferme dans la douleur ou la frustration. Nous sommes malheureux parce que nous souffrons, et nous souffrons encore plus d'être malheureux. De là ces larmes, ce sentiment de révolte ou d'horreur.... [Lire la suite]
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samedi 18 août 2007

ANTONIN ARTAUD

Antonin Artaud On me parle de mots, mais il ne s'agit pas de mots, il s'agit de la durée de l'esprit.Cette écorce de mots qui tombe, il ne faut pas s'imaginer que l'âme n'y soit pas impliquée. À côté de l'esprit, il y a la vie, il y a l'être humain dans le cercle duquel cet esprit tourne, relié avec lui par une multitude de fils... "Fragments d'un journal d'enfer"
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samedi 18 août 2007

CITADELLE....Extraits

  L’ami d’abord c’est celui qui ne juge point.Je te l’ai dit, c’est celui qui ouvre sa porte au chemineau, à sa béquille, à son bâton déposé dans un coin et ne lui demande point de danser pour juger sa danse. Et si le chemineau raconte le printemps sur la route du dehors, l’ami est celui qui reçoit en lui le printemps.Et s’il raconte l’horreur de la famine dans le village d’où il vient, souffre avec lui la famine.Car je te l’ai dit, l’ami dans l’homme c’est la part qui est pour toi et qui ouvre pour toi une porte qu’il n’ouvre... [Lire la suite]
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samedi 18 août 2007

AMERS..........Extraits

Mes dents sont pures sous ta langue. Tu pèses sur mon cœur et gouverne mes membres. Maître du lit, ô mon amour, comme le Maître du Navire. Douce la barre à la pression du Maître, douce la vague en sa puissance. Et c’est une autre, en moi, qui geint avec le gréement…Une même vague par le monde, une même vague jusqu’à nous, au très lointain du monde et de son âge…Et tant de houle, et de partout qui monte et fraye jusqu’à nous… [...]« Tu es là, mon amour et je n’ai lieu qu’en toi. J’élèverai vers toi la source de mon être, et... [Lire la suite]
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samedi 18 août 2007

CHRISTIAN BOBIN

  L'amour est le miracle d'être un jour entendu  jusque dans nos silences et d'entendre en retour, avec la même délicatesse, la vie à l'état pur, aussi fine que l'air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse. . CHRISTIAN BOBIN .  
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