dimanche 4 novembre 2018

MAIS AVEC TANT D’OUBLI

  Mais avec tant d'oubli comment faire une rose, Avec tant de départs comment faire un retour? Mille oiseaux qui s'enfuient n'en font un qui se pose Et tant d'obscurité simule mal le jour.   Ecoutez, rapprochez-moi cette pauvre joue, Sans crainte libérez l'aile de votre coeur Et que dans l'ombre enfin notre mémoire joue, Nous redonnant le monde aux actives couleurs.   Le chêne redevient l'arbre et les ombres, plaine, Et voici donc ce lac sous nos yeux agrandis? Que jusqu'à l'horizon la terre se souvienne ... [Lire la suite]

vendredi 2 novembre 2018

POURQUOI LES MORTS...Extrait

Pourquoi les morts           toujours           nous devancent .           Pourquoi leur silence           comme un visage           nous blesse .           Pourquoi ne sont-ils plus séparés . Pourquoi les morts ... [Lire la suite]
jeudi 1 novembre 2018

LE FANTÔME

C'était tremblant, c'était troublant,C'était vêtu d'un drap tout blanc,Ça présentait tous les symptômes,Tous les dehors de la vision,Les faux airs de l'apparition,En un mot, c'était un fantôme A sa manière d'avancer,A sa façon de balancerLes hanches quelque peu convexes,Je compris que j'avais affaireA quelqu'un du genre que je préfèreA un fantôme du beau sexe. " Je suis un petit poucet perdu,Me dit-elle, d'une voix morfondue,Un pauvre fantôme en déroute.Plus de trace des feux follets,Plus de trace des osseletsDont j'avais jalonné ma... [Lire la suite]
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jeudi 1 novembre 2018

LE CORPS DU DELIT

Je veux traîner le monde derrière mes yeux, toucher avec ses mains le corps du délit. On ne comprend pas le désert sans manger la poussière. On ne sait pas l’assiette sans façonner l’argile. Mon chemin passe par les jardins, le silence, l’odeur de terre. Il rejoint par le vent le sillage des oiseaux. Il dort quelque fois à l’auberge des brouillards. Il s’éveille entre les lignes d’un poème. Il fait fondre la neige avec sa main de feu. Il court avec la biche sans écraser les mûres. Il traverse les murs. Il repère les portes. Il emporte... [Lire la suite]
jeudi 1 novembre 2018

SOUS L’AILE DU MYSTERE

  Il y a dans ton cœurUn oiseau qui se tait Mais qui reconnaît l’heureOù la vie a tremblé Est-ce un ange aux lisièresUn voyant aux aguetsUn matin qui se chercheUn prophète endormi Il reste au bord du videEt ne sait pas compterIl absout les saisonsRessuscite l’été Il est devant le mondeComme un prince éveillé Qui connaît tout de l’ombreEt de ses traversées Il chante solitaireDans le ciel de ta voixPlein de rumeurs d’enfanceDe hautes peupleraies Tu le sais d’une fêteA l’avant d’un paysD’une rivière sans... [Lire la suite]
mercredi 31 octobre 2018

LA PLUS MORALE DU MONDE...

Le rabbin Gabriel Hagai est engagé dans le dialogue judéo-musulman. Homme d’une grande spiritualité, il dénonce, dans un texte que publie avec son autorisation Mizane.info, les derniers massacres de Palestiniens ordonnés par le gouvernement israélien au moment des célébrations du transfert illégal de capitale de Tel Aviv à Jérusalem. Un bilan meurtrier porté à une soixante de morts Palestiniens. .   « L’horreur a passé un nouveau cap dans la tragédie Israël-Palestine. L’armée israélienne tire sur des manifestants massés... [Lire la suite]

mardi 30 octobre 2018

ENTRE CENDRE ET LUMIERE...Extrait

Pour Elle...   Tu auras mis au monde un être de plein vent il ressemble à l'aïeul qui prédisait le temps en questionnant le ciel   Partition sinueuse d'une flûte aux aguets dans une liturgie de plantes et de pierres singulier il progresse en tailleur de roseaux en oiseleur de rêves      .   JEAN-CLAUDE XUEREB     .   Photographie Anne Geddes    
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mardi 30 octobre 2018

UNE OFFRANDE DE SOIE

A ma petite nouvelle-née, dont je ne connais pas le nom...   C'est un avenir, une offrande de soie. Une chair à sourire, trois kilos d'émoi.C'est un plus grand que toutqui fera souvenirs,un rien qui rend fouau milieu des rires,l'angoisse ou la joie.C'est la majusculequi commence le livreoù le crépusculene demande qu'à vivreles matins de soleilqui éclairent les rois.   .   JOËL GRENIER     .  
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lundi 29 octobre 2018

KEMBE FEM PA LAGE !

« jour après jour je creuse le tracé des origines remonter à la source du flot lumineux et ce tourbillon d’où naissent les consciences » ...  seuls les battements du cœur rythment ce noir cosmique lumière ravalée jusqu’au plus profond d’elle-même violence de la parole éteinte sur les contreforts de tous les silences » Vinod Rughoonundun   .   Ce matin, Gérald Bloncourt a quitté ce monde qu'il a tant photographié et représenté ...Né  le 4 novembre 1926 à... [Lire la suite]
dimanche 28 octobre 2018

NULLE PART

Nous n'habitons nulle part nous ne brisons de nos mainsrouges de ressentiment que des squelettes de ventnous tournoyons dans un désert d'images diffusées par lesinvisibles ingénieurs du monde de la séparation permanenteretranchés dans les organismes planétaires planificateursinfatigables du spectaclenous ne sommes rien nous ne sommes qu'absenceune brûlure qui ne cesse pas nous n'embrassons nulle bouchevraie nous parlons une langue de cendres nous touchonsune réalité d'opérettenous n'avons jamais rendez-vous avec nous-mêmesnous nous... [Lire la suite]
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