samedi 28 mai 2016

EQUINOXE - Jean-Michel Jarre ...Extrait

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samedi 28 mai 2016

REQUIEM...Extrait II

« Entre les roses noircies et ces traînées de bave orange hier encore capucines, un aster tend ses rameaux de fleurs fripées, tremble silencieusement, supplie ! Détresse pour détresse, il n’est pas d’abîme entre celle des plantes et celle des hommes. L’absolu d’une solitude les rapproche jusqu’à l’échange : j’ai vécu cette mutuelle pitié. C’est pourquoi j’entends l’appel à peine balbutié là-bas dans la bise. J’irai toucher les minces tiges mordues par le gel, je les caresserai comme elles avaient frôlé jadis l’épaule du rôdeur jeté... [Lire la suite]
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samedi 28 mai 2016

SOLEIL ALGONQUIN...Extrait

La terre, quand nous la quitterons, ne sera plus qu'une poubelle pourrie, survolée d'engins, de poutrellesOn aura goudronné les mers, délité les plateauxBrûlé le ventJe la vois devant moi, présent ! Passer au passé des planètesNos os y resteront collés, sans commémorations, ni thrènesNous en avions pourtant respect, comme de tout moment vivant —Elle, dont nous faisions partie, cependant qu'Elle était en nous —Aussi gérions-nous nos forêts en hommes nés de leurs clairières (et jamais nous n'exigions plus que correspondant aux... [Lire la suite]
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samedi 28 mai 2016

LA NUIT N'EST JAMAIS COMPLETE

La nuit n’est jamais complète.Il y a toujours, puisque je le dis,Puisque je l’affirme,Au bout du chagrinUne fenêtre ouverte, une fenêtre éclairéeIl y a toujours un rêve qui veille,Désir à combler, Faim à satisfaire,Un cœur généreux,Une main tendue, une main ouverte,Des yeux attentifs,Une vie, la vie à se partager. .   PAUL ELUARD   .   Photographie Hengki Koentjoro    
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samedi 28 mai 2016

REQUIEM...Extrait

Est-ce que tu te souviens encore ? Les pauses miséricordieuses parfois qui venaient rompre cette obsession de l'éternité, les musiques, les visages et soudain, sur le sable même de la rive absolue, le dernier adieu du temps... La lumière change comme une voix. Elle n'est plus le témoin sans force d'une agonie. Elle redevient soleil, ce long rayon vivant qui s'agenouille au bord des draps dans un fauve reploiement d'ailes. Tu soulèves une main. Tu lui tends l'inquiète main des mères qu'elles glissent à la nuque de leurs petits garçons... [Lire la suite]
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vendredi 27 mai 2016

POEMES POUR AIME

   Mon cœur, préservez-moi de toute haine ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n'ai que haine car pour me cantonner en cette unique race vous savez pourtant mon amour tyrannique vous savez que ce n'est point par haine des autres races que je m'exige bêcheur de cette unique race                  Aimé Césaire (Cahier d'un retour au pays natal )                 ... [Lire la suite]

vendredi 27 mai 2016

EN MEMOIRE D'IZET SARALJIC

En mémoire d’Izet Sarajlic « C'est quand la vie entre dans un poème que la poésie se révèle et devient poésie. Une poésie doit trouver son auteur, pas l'inverse », Izet Sarajlic.   .   Je ne connais pas Sarajevo, j'aurais voulu être des tiens quand tes bras étaient enfouis sous la neige rouge. J'ai beau dire que cette ville est une bouteille jetée à la mer, mais je ne l'ai jamais touchée et je ne peux qu'imaginer ton cimetière. Là : Les sépultures sont cachées derrière les murs de plus en plus hauts. Toutes les... [Lire la suite]
vendredi 27 mai 2016

TAHAR DJAOUT

« Je suis le déterreur de l’histoire insoumise et de ses squelettes irascibles enfouis dans vos temples dévastateurs. Je ne cautionnerais jamais vos cieux incléments et rétrécis ou l’anathème tient lieu de credo. Je ne cautionnerais jamais la peur mitonnée par vos prêtres-bandits des grands chemins qui ont usurpé les auréoles d’anges. Je me tiendrais hors de portée de votre bénédiction qui tue, vous pour qui l’horizon est une porte clouée, vous dont les regards éteignent les foyers d’espoir, transforment chaque arbre en cercueil. » ... [Lire la suite]
vendredi 27 mai 2016

BERNARD PERROY...Extrait

j'écris sur le dos du monde en grattant son écorce dans la joie des sèves et des fleurs multipliées dont les couleurs jaillissent de l'encre noire... nuit transfigurée de nos âmes dont la flamme murmure sans cesse et monte en nous avec obstination comme aimantée par le bonheur…   .   BERNARD PERROY   .   Oeuvre Jef Aérosol ( Jean-François Perroy )    
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vendredi 27 mai 2016

LETTRE A MARYAM

A  Maryam Maarouf, 14 ans, victime d'une offensive israélienne.   Je ne te connais pas, Mariam, mais je sais ce que les yeux d'un enfant recèlent, je sais qu'il s'y trouve la force de l'innocence et les égéries de l'espoir, je ne te connais pas, Mariam, mais je suis père et je sais l'amour des enfants, je sais qu'il n'y a rien de plus beau, je sais que cet amour est un lieu de dépaysement, qui ramène à l'essentiel, que cet amour engendre un bonheur parfois si virulent qu'il rend égoïste, indifférent mais qu'il est... [Lire la suite]