mardi 13 mai 2014

CHANTS DE PRINTEMPS I ET II

Des chants d’oiseaux montent lavés dans le ciel primitif L’odeur verte de l’herbe monte, Avril ! J’entends le souffle de l’aurore émouvant les nuages      blancs de mes rideaux J’entends la chanson du soleil sur mes volets mélo-      dieux Je sens comme une haleine et le souvenir de Naëtt sur      ma nuque nue qui s’émeut Et mon sang complice malgré moi chuchote dans mes      veines. C’est toi mon amie – Ô ! Ecoute les souffles déjà chauds... [Lire la suite]
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samedi 10 mai 2014

IL N'Y A PAS D'OUBLI

si nous surgissons de la pierrec'est parce que nos sommes blesséset, blessures, nous apostrophons nous clamonsla rage renouvelle un air pur dans nos poumonsdéchirés par les fouets des silencessi nous surgissons de la vigne et du troncc'est pour réclamer oui réclamerChaque lèvre chaque goutte de sang chaque tempeest un brûlant un implacable cahier de revendicationsoù chaque mot éclaire comme une paume laborieusesi nous surgissons de l'étoile mouillée de la ruine sèchec'est pour combattre oui pour combattrequand une terre pauvre coule... [Lire la suite]
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samedi 10 mai 2014

LUC-ANDRE REY

" Où regardes-tu grand-papa ? "" Je regarde vers la fin."" Et que vois-tu ? "" Rien. "" Il n’y a rien ? C’est triste. "" Il n’y a rien que je puisse voir."" Je peux regarder moi aussi ? "" Non moustique. Regarde autour de toi, ce qui t’entoure. Les paysages, les visages.C’est peut-être là, pour longtemps, la fin.L’autre, celle où tout de ce que nous avons vu se concentre peut-être, il sera bien assez tôt d’y laisser le regard. Un regard calme, sans peur. D'avoir su regarder tout ce qui nous entourait. " .   LUC-ANDRE REY ... [Lire la suite]
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samedi 10 mai 2014

LES DIEUX SONT FATIGUES

il n'y a que la mort qui soit définitiveune dalle de pierreau dédale des motsd'un doigt distraittu traceras quelques lignes de cendresdes signes de regretun peu comme un adieuil eut fallusans douteles envoyer au diableles dieux sont fatigués .   JEAN DIHARCE   .    
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samedi 10 mai 2014

PIERRES...Extrait

" La mer, l’inlassable goutte d’eau, le vent, qui peuvent attendre, qui ne sont pas comme l’homme contraints de se hâter, assurent aux corps qu’ils caressent et qu’ils usent, le profil le plus pur, le plus pauvre aussi, mais le seul véritablement nécessaire. Dans ce long acquiescement, dans cette ultime misère, se dissimule assurément une des formes concevables de la perfection..."   .   ROGER CAILLOIS   .    
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samedi 10 mai 2014

CONNAISSANCE DE LA LUMIERE...

Nos rivières ont pris feu !Un oiseau parfois lisse la lumière -*ici il fait tardNous irons par l'autre bout des chosesexplorer la face claire de la nuit —je connais des matins fous d'étenduede désert et de mer —mouvoir qui refond les visagesremploie ses traces.Monastère de vie de flamme pulmonairedans l'épaisseur fumante de midi —nous enseignons aux algues, aux poissonsla couleur de l'air et l'histoire de l'hommepour les faire rire au soir dans l'encre opaquedes poulpes effrayésce matin qui vient se poser .si frais dans tes yeuxtout... [Lire la suite]
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samedi 10 mai 2014

FORCE DE LA PAROLE - QUAND LA PAROLE EST DE FEU

(Récit en rêve) — J’entends tinter le seau en fer contre le puits. Tu rêves de transparence jusqu’au transvisible. Le tigre de l’œil carbonise l’Outrepassant. — Tout l’or de l’ouvert fond dans la voyance. — Ma parole caresse tes lèvres de ses yeux doux. Ses doigts les touchent, — les dessinent — et les entrouvrent. — Tes lèvres et leur énigme d’improbable. Ma parole pose sa main sur ton visage et elle enfonce son majeur dans ta bouche, jusqu’au cœur de ta vision de rose et de corne. Or, l’éclat de tes dents dans la pénombre... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2014

GISEMENTS...Extrait

Je savais que n’importe comment nos mains allaient se défaire les jours se dissoudre le long des nuits et les étoiles s’étendre au-delà de nos pâturages de lumière. Derrière nos yeux l’étonnant silence de l’incommencé. . . .   LORAND GASPAR . . .  
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vendredi 9 mai 2014

ICONOSTASE...Extrait

Lumière de loin. Je voudrais t'insuffler la fraîcheur capillaire par capillaire que t'enfantent le glissement de l'air et le resserrement des papilles te faire des mots verts au matin des mots que tu aies envie de toucher de broyer t'écrire avec les ongles dans l'âge paresseux des roches dans les yeux — te convaincre de la terre. La mer le soir les corps parois intérieures du toucher cueillir au ventre crépi d'oiseaux le ressac déroulé et le même point bref goût d'amandes vertes et tabac amer. Lèvres blessées de brûlures plus... [Lire la suite]
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