samedi 15 juillet 2017

UN AUTRE SANG

Le corps des fleuves sommeille Plus déserte que l'os la branche s'est engourdie Le cadavre de l'été a plombé son pelage Nos mémoires dilapident le cadavre des humains Indifférence des actes du ciel Et de nos mondes couvant trop de plaies! Morte morte terre Sous l'aveugle neige un autre sang mûrit-il? Je le savais jadis je le saurai plus loin Sous sa gangue d'argile la vie toujours s'explore et se retaille Vie.     .     ANDREE CHEDID     .       Photographie Nathalie Magrez ... [Lire la suite]
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samedi 15 juillet 2017

L'ECART

Souvent j'habite mon corps jusqu'aux creux des aisselles Je me grave dans ce corps jusqu'aux limites des doigts Je déchiffre mon ventre Je savoure mon souffle Je navigue dans mes veines à l'allure du sang Sur mes pommettes la brise prend appui Mes mains touchent aux choses Contre ma chair ta chair m'établit Souvent d'être mon corps j'ai vécu Et je vis Souvent d'un point sans lieu Ce corps je l'entrevois martelé par les jours assailli par le temps Souvent d'un point sans lieu J'assourdis mon histoire De l'avant à l'après je... [Lire la suite]
samedi 15 juillet 2017

L'ILLUSION

Bleutée Fragile L'Illusion Racole Sur nos chemins de terre Porteuse de risques et d'étoiles Elle naît d'entre les dunes Comble nos vides Rachète nos chagrins Si l'œil lucide La traverse Elle s'écroule Essaimant voiles et chimères Blessant le souvenir Chute provisoire En attente Du prochain envol. .     ANDREE CHEDID     .     Photographie Nathalie Magrez mondessensibles.canalblog.com        
vendredi 14 juillet 2017

ECHO A QUELQU'UN( E )...Extrait

On tourne autour d’une image, celle de l’ange auquel on ne croit pas, lui donnant volontiers les noms légendaires d’ICARE le présomptueux , ou de PROMETHEE  le voleur de feu. Il n’existe pas d’ange au féminin, mais on dit souvent que l’ange n’a pas de sexe, l’ange comme l’eunuque ou le transsexuel, aurait la voix des deux, alternativement, successivement plutôt. Par choix personnel ? Il est facile de délirer sur la notion d’ange, puisqu’il s’agit d’une fiction inventée par la religion et qui désigne l’instance à qui l’on donne la... [Lire la suite]
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vendredi 14 juillet 2017

GOMME

Effacées, ces nouvelles de l’humanité, Ses cortèges d’assassins pour des assassins à la tribune L’Abject se frottant à l’Ignoble qui le congratule La goutte de sang frais à la boutonnière Quand appellerons nous par leur nom ce qu’ils ont créé Ministre de la Mort Secrétaire d’Etat à la Blessure Grand Expert en Bouillie d’os et de viande Délégué aux viols Attaché à la Décapitation Chien Chef à la curée Rat d’Honneur aux Charognes Et leurs femelles Bariolées qui visitent les enfants malades pour Rire élégamment entre gens de bien Le... [Lire la suite]
jeudi 13 juillet 2017

NOTES SUR LA MELODIE DES CHOSES...Extrait

L'un entend plus, l'autre moins, de la puissante mélodie de l'arrière-fond. Beaucoup ne l'entendent plus du tout. Eux sont comme des arbres qui ont oublié leurs racines. Beaucoup n'ont pas le temps de l'écouter. Ce sont des pauvres sans patrie, Qui ont perdu le sens de l'existence. Ils tapent sur les touches des jours Et jouent toujours la même monotone note diminuée. Il faut avoir démêlé la ligne vivante qui porte les autres. Il faut avoir oublié le beaucoup pour l'amour de l'important. Une fois qu'on a découvert la mélodie de... [Lire la suite]
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mercredi 12 juillet 2017

UNE HISTOIRE DE BLEU...Extrait

Ne rechigne pas à la dépense. Quand tu ne lui arracherais que des loques, il te faut écrire comme si tu devais liquider la mer. Les mots sont tout ce qu'il te reste : lance toi à l'assaut de ce bleu. Tu dois courir encore derrière la mer. Il t'appartient d'en modifier la teinte, comme de recolorer de temps en temps le ciel, et de rhabiller ses fantômes avec des vêtements neufs. Pour se perpétuer, l'invisible a besoin de figures. L'infini est avide de formes. Il ne prend corps que sur ses bords où se conjoignent le large et le rivage,... [Lire la suite]
mercredi 12 juillet 2017

LIBRATIONS

Jusqu’où peut aller la danse, Dans le tumulte d’un tapis nocturne ? Qu’accompagne, au juste, Cette lumineuse euphorie ? Les mains, semblables à des fruits aveugles, A des fruits de questions, Froissent la page d’éther Qu’entretient le quiet phénix. Et la robe, de ses flammes, enveloppe La danse qui se lave à l’ivresse de l’éphémère. Tant que semblent durer Cette nuit, cette barque, Ce port, ce pont, ce phare, Je chanterai cette lune aux arabesques foetales.   .     © MOKHTAR EL AMRAOUI "Arpèges sur les ailes de... [Lire la suite]
mercredi 12 juillet 2017

PAR-DELA LES MOTS...Extrait

Recueillir le grain des heures Éteindre l’étincelle Ravir un paysage Absorber l’hiver avec le rire Dissoudre les nœuds du chagrin S’imprégner d’un visage Moissonner à voix basse Flamber pour un mot tendre Embrasser la ville et ses reflux Écouter l’océan en toutes choses Entendre les sierras du silence Transcrire la mémoire des miséricordieux Relire un poème qui avive Saisir chaque maillon d’amitié   .   ANDREE CHEDID « Par-delà les mots »   .   Photograhie Hengki Koentjoro    
mercredi 12 juillet 2017

L'ONDEE

Sous son sarrau d'ambre et d'ébène L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes anciennes Que le vent sème sur les champs Il se fait tard sous la remise Le soir détrousse le jardin Sous le préau lassé s'irise Un crépuscule byzantin La nuit s'en vient filant sa laine Le long des murailles noircies Sans rémission saigne la plaine Sous l'oeil opalin de la pluie Sous son sarrau d'aube liquide L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes candides Que le vent sème sur les champs   .     SYLVIE MEHEUT ... [Lire la suite]
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