jeudi 1 juin 2017

SOLOGNITUDE

S’est accroché aux arbres ce drap bleu, clair, presque blanc Fait pour un lit d’enfant, sa naïveté de ciel pur, On y pressent Des nuages de soie et des poupées Le monde, juste en dessous, Ne fait aucun effort mélange des vacarmes et des murmures Le zinzillement des tondeuses le klaxon des voitures Un peu de folies d’hommes des aboiements Regarde Passer la vie Avec les yeux Et n’y touche pas   .   ALEXO XENIDIS   .    

jeudi 1 juin 2017

DEDICACE

Au politique de charge, couard façonnier du verbe hautIndu et imbu de bluff, rapace de ses ailerons de gerfautMaître dans l’art de convertir la plaisanterie mortifianteEn requête initiale des valeurs bêtes dites constantesAu diplomate truqué de chics qui musarde le culotDans les hauts lieux des enjeux et de l’hypocrisieCravate pendante de sa mine pimbêche de GodillotEt qui guinche luron comme un Arlequin de comédieAux avocats fesse-mathieux, façonniers de l’esquiveHâbleurs confirmés dans les calculs ascensionnelsEt les vilenies en... [Lire la suite]
jeudi 1 juin 2017

SENS, PRESENCE, ABSENCE, CONSCIENCE

Sens…vous avez dit « sens » ?Y a-t-il un sens à la quête de sens de l’Homme ? Et si sa quête de sens était une quête de sens interdit ?Comment interpréter la présence, chez l’Homme, de la conscience ?La conscience humaine, n’est-ce pas d’abord une manière de se tenir hors du monde, hors de tout ? N’est-ce pas, d’abord, le sentiment d’une radicale séparation ? D’une altérité qui pousse à harceler le monde, vu comme extérieur, de questions, quand ce n’est pas  à se harceler soi-même de questions sur soi-même ? Il y aura... [Lire la suite]
mercredi 31 mai 2017

ECCE HOMO...Extraits

J'ai vu l'homme.Je n'ai pas vu l'homme comme la mouette, vague au ventre, qui file rapide sur la mer indéfinie.J'ai vu l'homme à la torche faible, ployé, et qui cherchait ...Je n'ai pas entendu le chant de l'homme, le chant de la contemplation des mondes, le chant de la sphère, le chant de l'immensité, le chant de l'éternelle attente.Mais j'ai entendu son chant comme une dérision, comme un spasme....  C'était donc bien lui, lui, toujours l'homme, l'homme gonflé de soi, mais pourtant embarrassé et qui veut se parfaire et qui... [Lire la suite]
mercredi 31 mai 2017

A THIERRY METZ

J’habite un rêve sans finune maison ouverte aux vents de passageun espace sans cesse menacéj’habite un temps ennuagéune saison hasardeuseun temps voilé de silenceles routes ne conduisent plusn’innervent plus la vie en bouleta voix me saisit…   .   AGNES SCHNELL   . Thierry Metz
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mercredi 31 mai 2017

GESTES...Extrait

Parfois les mots viennent tout seuls presque, comme les feuillesaux arbres –bien sûr, les racines, invisibles, la terre, le soleil, l’eau ont aidéà cela,et aussi les feuilles pourries du passé. Les idées, plus tard,viennent facilement par-dessus, comme sur les feuilles les araignées,la poussièreet les gouttes de rosée scintillant d’une lumière équivoque.Sous les feuilles une petite fille éventre sa poupée nue ;une goutte de rosée tombe sur ses cheveux ; elle lève la tête, ellene voit rien ;et seulement cette transparence froide de la... [Lire la suite]

mercredi 31 mai 2017

SOURCIERS

J'aime les sourciers qui percent le secret des mondes, Échappent aux croûtes mortelles, aux rigidités stériles, aux sécheresses exemplaires, À tout ce qui retient la vie Et l'empêche de se transformer. J'aime les sourciers Qui savent prendre des risques, Emprunter des chemins audacieux Pour contourner le poids des murailles Des habitudes et des morales. J'aime les sourciers Qui font voler en éclat les portes du temple, Qui n'ont pas peur d'eux-mêmes Ni du regard inquiet qui les fige. Ils savent trouver passage, Ils connaissent la... [Lire la suite]
mardi 30 mai 2017

LA VIE RÊVEE...Extrait

Tu peux bien m'enfermer Dans la neige et les fleurs, Me défendre d'aimer Une saison nouvelle. Je regarde le ciel Et je te porte en moi. Tu sauves les vergers. Ton rire mieux qu'une aile Apprivoise en passant Une étoile égarée. Les lièvres les oiseaux Boivent dans tes prunelles. Tu es toute la vie, La glaise et le feuillage. Si j'écarte le vent Je trouve ton visage Dormant comme un ruisseau Plein de frai lumineux Ta main va se poser Sur ma plus haute branche. Tu plantes des bleuets Tout autour de mes yeux. L'océan accompagne Au... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 30 mai 2017

LES ECRITS DANS L'ARBRE...Extrait

Si j’écris un vers à même le songe de ta peau. Ce sera pour ton dos. C’est beau la cambrure des mots. Si j’écris un vers qui tombe dans le verbe de tes seins ce sera un poème jumeau et serein. Si j’écris au pied de la cathédrale de ton âme ce sera pour le vitrail de tes yeux et pour la patience de la flamme. Si j’écris un vers pour tes collines de lumière ce sera la frondaison du désir et le vin de résines. Si j’écris un vers à l’oreille des sources ce sera la pente et les frissons. Si j’écris un mot sur tes cuisses ce sera de l’eau... [Lire la suite]