mercredi 26 octobre 2016

LA CHANSON DE ZORAH

Lorsque plonge le soir sur la terre promiseEt que le matin creux à l’aube suspenduSemble attendre au vantail de quelque saison griseUn immanent soleil qui surgirait des nuesC’est là que je t’attends sous la voûte alcalineEntre le limonier et l’olivier frondeurSur le jasmin ganté le vent sèche ses pleursEt sur l’îlet le ciel tendrement se diviseC’est l’heure des serments et des calembredainesDes carquois libérés aux brûlots de nos joursDes horizons sacrés chavirant sur la plaineLeur corset héliodore et leurs bas de veloursC’est là que... [Lire la suite]
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mercredi 26 octobre 2016

ODE AU ROUGE

Te dirais-je le rouge obstinéqui hante nos nuitsdès le premier passagele rouge cuivré des villessous la lumière vespéralele rouge brique des écorces pilléesde sève et de sang mêléou celui sombre matricielqui nous engendra ?On se tient juste à la frontièred’un présent fragileon arbore le rouge des tempêtesenfin apaisées celui des fils emmêlésd’une mémoire chiffonnée.Toujours incandescenteou presquenotre âme se repaît d’éclats solairesde mots luciolesqui nous tourmentent.Parfois le rêve s’éveille de rouge colorégarance cinabre ou... [Lire la suite]
mardi 25 octobre 2016

LE ROMANCERO DE BUENOS AIRES...Extrait

Sur les trottoirs de Buenos Airesj'ai usé mes souliersà travers des galaxiesoù brillent les lames de couteauxentre des ombres mystérieusesj'ai fréquenté des boliches¹que l'esprit du tango fait tanguerdans des lueurs d'alcools assassinesSur les trottoir de Buenos Airesdes christs drogués agonisentcrucifiés de peur et de misèreils n'ont presque plus de dentset quémandent la cigarette du condamnéau passant insomniaquequi retarde jusqu'à l'aurorel'heure de rentrer chez luiSur les trottoirs de Buenos Airesdes spectres muets trafiquent... [Lire la suite]
lundi 24 octobre 2016

GERALD BLONCOURT...Extrait

L’heure est venue De dire La tempête des cœurs Il est temps de lever L’impôt de la misère De payer l’amende des injustices De crever le décors Des jours suspendus L’heure est venue De monter au sommet Des gloires branlantes D’agiter les drapeaux De l’oubli Rien n’est plus sûr Que tes secrets étranges Rien ne vaut Cette cascade d’ennuis Qui chute dans l’espérance De tes mots éblouis La vie est un mélange De saveurs incertaines Te dire qu’un temps viendra Où nous reverrons l’autre Parti à l’horizon Des mornes dénudés La colère est en... [Lire la suite]
dimanche 23 octobre 2016

DERRIERE L'EPAULE...Extrait

J’ai toujours pensé qu’il y avait des familles sur la terre et que, en plus de ceux qui partagent votre sang et votre enfance, il y a aussi les familles du hasard, ceux que l’on reconnaît confusément comme étant son parent, son pair, son ami, son amant, comme ayant été injustement séparé de vous pendant des siècles que vous avez peut-être partagés sans vous connaître. Ça n’est pas ce qu’on appelle la famille de l’esprit ni celle des corps, c’est une parenté faite de silences, de regards, de gestes, de rires et de colères retenus, ceux... [Lire la suite]
dimanche 23 octobre 2016

FLUCTUATIONS...Extrait

Inspire L’univers entre en toi avec ses printemps éphémères, ses fièvres éblouissantes Tu respires l’odeur envahissante du thym sauvage des souvenirs ramassés sur la plage Tu bois le lait de vie . Ouvre la fenêtre Il n’y a plus de dedans, de dehors Seul, ce présent d’éclair et de surgissement, Cette hâte d’aimer et de connaître Tant de messages, de caresses, d’écorchures Tant de promesses nous traversent . Le monde extérieur maintenant te pénètre Les sons ruissellent Les odeurs pétillent Respire le réel, Il t’appartient et tu lui... [Lire la suite]

dimanche 23 octobre 2016

PAROLES SURGIES DE L'OBSCUR

Paroles surgies de l’obscur, tendues vers la lumière et la face vive de l’espoir Paroles pour le miel de vivre et le goût des aubes laiteuses ô splendeur ô mémoire Pollens au cœur du monde Paroles pour l’argile et l’orage et le « dur désir de durer » et pour nier l’inéluctable Parole frêle, à peine audible comme une source jaillissante qui n’est rien encore qui sera bientôt fleuve et bleuira dans les méandres, les tourbillons, les cataractes vers la mer si lointaine avec ses spasmes de néant   .   COLETTE GIBELIN ... [Lire la suite]
dimanche 23 octobre 2016

RAVIR: LES LIEUX...Extrait

Chaque chose -tu la mâches l'avales, secoues la tête- chaque chose fixe en elle une feuillée de rêves qui s'effilochent sur les murs des ans, fondent, une fois rendues au bout de leur ombre. Mais le monde, -regarde le monde s'infiltre par ta fenêtre et l'arbre et la branche et le bourgeon passent en chaque chose vois la figure des siècles qui se bousculent dans le ciel léger l'innombrable jardin de ta vie.     .     HELENE  DORION   .      
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samedi 22 octobre 2016

LES OISEAUX

Pour Werner Lambersy et Jean Marc La Frenière   Nous n'avions qu'un ciel en partage il a incendié nos jours pour quelques lambeaux de nuages nous avons fait la guerre là où s'amusent les oiseaux nous avons tenté d'arrimer le bleu au noir de l’œil et les oiseaux se sont mis à crier ils se sont enfuis nous avons tant et tant jeté la pierre au vent qu'il s'est tu et les arbres ont péri sous le poids de leurs propres feuilles   .   CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN   .          Oeuvre... [Lire la suite]
samedi 22 octobre 2016

CRITIQUE DE LA RAISON PRATIQUE ... Extrait

« Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s'incline, que je le veuille ou non, et si haut que j'élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité. Pourquoi cela? C'est que son exemple me présente une loi qui rabaisse ma présomption, quand je la compare avec ma conduite, c'est qu'il m'est prouvé par le fait que l'on peut obéir à cette loi, et par conséquent la pratiquer. Or, je puis être... [Lire la suite]