mardi 26 juillet 2016

JOURNAL D'ENFER ET POEMES INEDITS...Extrait

Ne trouvons plus de mots assez aiguspour exprimer l'ampleur du désastrevivons disloquésdans les convulsions de l'angoisseparmi les remous d'un désespoir si absoluque rien n'en altère la cruautéSommes réduits à mendier les caresses de la mortà accepter l'horreur pour s'en faire une défroquedérivons vers les ravines de bouejaillirons enchaînés du centre putréfié de l'humiliation .   FRANCIS GIAUQUE   .   Photographie Nathalie Magrez
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mardi 26 juillet 2016

BASALTE ROUGE

De si loin revenu par magie amant veilleur pris dans les bras mains maladroites rendre la chair vive être brasier et fagot de purs blasphèmes hallucinés soufre, herbe brûlée langue obscure de quelque étranger brûle lucide les plaintes blasphèmes vie coupée versets redoutés prière d’insérer enfer noces de terreur bandit éclopé que guettes tu au bout de l’exil ? j’emprunte les yeux des femmes aimées pour éclairer mon chemin la nuit bouillonne viens aiguiser les mots sur la pierre mots tranchants de l’agonie qui crie :... [Lire la suite]
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lundi 25 juillet 2016

FEUILLETS ...Extraits

L’exubérance, fleurs, feuillages, du milieu de juin n’est rien comparée à la puissante maturité qui saisit cette terre plus belle qu’aucun ciel. A la fin de juillet le ciel auparavant comme une lisse toile bleue se creuse soudain, gouffre sans un frisson où baignent les feuillages verts et noirs d’une dureté inexorable ; et lorsque août arrive, on voit vers le soir la lumière comme un fleuve fuir à l’horizon vers une mer inconnue et rendre à la voûte abandonnée sa transparence peu à peu chargée d’étoiles.   .   GUSTAVE... [Lire la suite]
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lundi 25 juillet 2016

SEYRAN...Fragment

 Par une lamentation nous commençons à vivreAvant de parler nous savons blasphémerSi la moitié de notre vocabulaire est de louangeLe reste est malédictionQuelle cruche se remplitQuelle source coule plus vite que nousLa corde la plus tendue, c’est nousMaisCombien de Job s’ébahissent de notre patienceNos tribus tiennent la montagneNous sommes un peuple deboutDans les cités les bidonvilles sont notre imageNous avons mille civilisations sédentairesNotre tambour qui bat le départN’est pas usé.   .GÜLTEN  AKIN (Traduit du... [Lire la suite]
lundi 25 juillet 2016

UN MURMURE DE LUMIERE

Il a plu ce matin et l’eau venue du ciel adoucit de rosée les ronces de la nuit. Chaque rire d’oiseau est une vague de plume sur l’océan des feuilles. Dans la maison du temps l’espace est une porte que l’on ouvre sans main. Malgré tous les faux pas j’ajoute l’espérance à la grandeur des mots. J’ai mis sur l’absence une passerelle de phrases mais l’attraction du fleuve emporte vers la mer jusqu’à l’encre des pas. Tu as laissé en moi un murmure de lumière que même la distance ne pourra pas éteindre. Derrière... [Lire la suite]
lundi 25 juillet 2016

FREDERIC CHOPIN - SPRING WALTZ

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dimanche 24 juillet 2016

LE BAL CHEZ TEMPOREL

Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre D'une rencontre au bord de l'eau Ne restent que quatre initiales Et deux coeurs taillés au couteau Dans le bois des tables bancales Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre Sur le vieux comptoir tu pourras Si le coeur t'en dit boire un verre En l'honneur de nos vingt carats Qui depuis se sont fait la paire Si tu reviens... [Lire la suite]
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dimanche 24 juillet 2016

ANDRE HARDELLET...Extrait

Le mystère - c'est la voix étouffée des ramoneurs derrière les murs et le parcours de la Grange- Batelière sous l'Opéra.La peur - c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.Le contentement - c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.L'angoisse - c'est la congestion, comme une émeute violette, sur le bitume où bouge un soleil ahurissant.L'été - c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui... [Lire la suite]
dimanche 24 juillet 2016

LE CAHIER ROUGE ...Extrait

« Car la poésie ne se fractionne pas en poètes ni entre poètes, elle est présente et unique, dans toutes ses manifestations - chez chacun, toujours plus, toujours totale, de même qu'en réalité il n'existe pas des poètes, mais un seul et même poète depuis le commencement et jusqu'à la fin du monde, une force se parant de la couleur des temps, des peuples, des pays, des parlers, des personnes, qui traversent cette force, qui la portent, tout comme un fleuve reflète l'une ou l'autre de ces rives, l'un ou l'autre de ces cieux, l'un ou... [Lire la suite]
vendredi 22 juillet 2016

DELEUZE...

“Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et... [Lire la suite]