samedi 25 juin 2016

CARNETS DE MARCHE...Extrait

Je sens le chuintement des roches une goutte puis une autre les oasis minuscules dans les replis Utah miniatures forgés à même les schistes verts superpositions de strates feuilletés de pâte fine ça gargouille ça pleut ça frissonne ça sommeille ça s'écaille ça se délite menues trouées de nacre qui s'effrite sous le graphite les nuages se lèvent la mer se libère de son poids de brume les gris du ciel se diluent acier de l'horizon le maquis s'enracine la nature s'ébruite dans le recueilli de son silence   .     ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

vendredi 24 juin 2016

LE PAROXYSME SEUL...Extrait

Ecoute J'atteins de nouveau l'instant nul où l'avant et l'après s'anéantissent, Foudroyés Des grains de mimosas m'éclaboussent dans l'ombre Je n'ai rien à t'apprendre Je ne dure pas Je ne perpétue que le défi de chaque seconde Ne dis rien Le présent est ce plaisir absolu de n'avoir pas de lendemain Précédé de rien Suivi de rien Total   . COLETTE GIBELIN   .     Oeuvre Pierre Bonnard
Posté par emmila à 18:27 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
jeudi 23 juin 2016

EL ROMANCERO GITANO...Extrait

Passés les mûres sauvages, Les épines et les joncs, Elle a défait ses cheveux, Aplani pour nous la rive. J’ai enlevé ma cravate. Elle a enlevé sa robe. Moi, ceinture et revolver, Elle, ses quatre corsages. Odorant nard, coquillages, Rien ne se peut voir si fin. Ni le miroir sous la lune N’éblouit de cet éclat. Ses cuisses, qui m’échappaient Comme des poissons surpris, C’était le feu tout entier, Et aussi la fraîcheur même. Cette nuit-là, j’ai couru Dans le meilleur des chemins, Montant pouliche de nacre, Sans étriers et sans brides.... [Lire la suite]
jeudi 23 juin 2016

LES VAGUES...Extrait

Tout au fond, le ciel lui aussi devient translucide comme si un blanc sédiment s’en était détaché, ou comme si le bras d’une femme couchée sous l’horizon avait soulevé une lampe : des bandes de blanc, de jaune, de vert s’allongèrent sur le ciel comme les branches plates d’un éventail. Puis la femme invisible souleva plus haut sa lampe; l’air enflammé parut se diviser en fibres rouges et jaunes, s’arracher à la verte surface dans une palpitation brûlante, comme des lueurs fumeuses au sommet des feux de joie. Peu à peu, les fibres se... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 23 juin 2016

L'ARBRE DE VIE DU VIDE...Extrait

Quand le silence devient-il effectif,charnellement présent?Dans l’érotisme, l’oeuvre d’art et la mort :confondus d’un seul tenantdans leur propre silence.Seul le silence de l’amour peut comblerde lumièreles bouches d’ombres de nos pensées.Le silence fermé sur soi du monde minéralne s’ouvre qu’aux racinesde l’arbre de vie du vide.Ressourcer la parole dans le silence, certes,mais par moments l’oublier,s’oublier dans le silence.Car si la quintessence de l’hommeest aussi illimitée que le silence,la parole a les mêmes limites que... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
jeudi 23 juin 2016

L'ECRIN VERT...Extrait

La pulsion première de la vie palpite dans la moelle des figuiers, ses harmoniques insonores vibrent nuit et jour au fond du ciel – et mes veines jusque dans les fibres résonnent d’elle ; et dans les profondeurs du conscient une danse se compose de figures invisibles au chant du feuillage susurrant. Volubiles sont ces arbres, ces plantes en feuilles et en fleurs- au fond de l’abysse de silence où le verbe est roi, au travers des terres et des eaux silencieux j’écoute la respiration première sacrée, j’entends la muette rumeur de la... [Lire la suite]

mercredi 22 juin 2016

RONDEUR DES JOURS...Extrait

Comme les hommes, les pays ont une noblesse qu'on ne peut connaître que par l'approche et la fréquentation amicale. Et il n'y a pas de plus puissant outil d'approche et de fréquentation que la marche à pied. (…) Le plus magique instrument de connaissance, c'est moi-même. Quand je veux connaître, c'est de moi-même que je me sers. C'est moi-même que j'applique, mètre par mètre, sur un pays, sur un morceau de monde, comme une grosse loupe. Je ne regarde pas le reflet de l'image; l'image est en moi. Le grossissement, c'est au milieu... [Lire la suite]
mercredi 22 juin 2016

ANDREE CHEDID...Extrait

Au-dessus du Poète Il y a la Poésie Cette langue des dieux Et par-delà L’imaginaire est Roi J’étais le Commandeur De ce domaine Devenu mon Royaume Je me rappelle Les Mots et les Paroles Je les traque Et les retraque Je les attrape Puis je les perds Je les rattrape Puis les reperds Ont-ils un sens Ces Mots ? Ces Paroles ? Quelle importance Leur nom est Amour Et je me nomme Poète.   .   ANDREE CHEDID   .   Oeuvre Anna Horvath    
Posté par emmila à 20:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mardi 21 juin 2016

FÊTE DE LA MUSIQUE...SIA TOLNO - MALAYA

Posté par emmila à 17:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,