vendredi 22 février 2013

CES LIENS SI FRAGILES...Extrait

O que va signifier partir si partout n'est que désespoir si se défait en moi la force   de constamment refaire l'enfance de toujours changer ses questions en gardant toujours son regard pour que soit possible maintenant   de vous écouter vieilles choses laissées dans une maison vide - o pulsations à peine sensibles entre souvenances et oubli - laissées parmi d'autres présences qui pourraient vous abandonner   de vous sauver - d'une pensée - choses laissées  dans le longtemps de... [Lire la suite]
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vendredi 22 février 2013

MAL VEGETAL

Que ceux qui n'ont jamais souffert d'un mal végétal de chou tranché d'une angoisse cristallisée de sucre ou de sel d'une cassure de silex en pleine rotule que ceux qui n'ont jamais été fusillés avec les murs à l'aube qui n'ont jamais levé leurs cris leurs mains comme un épi debout sur les épis fauchés que ceux qui n'ont jamais senti le poids impossible à mouvoir du corps dans les prisons de lune que ceux qui n'ont goûté l'horreur de sombrer sous les vagues dorment roses replets stupides la vanité chatoyante dans l'oeil sur le... [Lire la suite]
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vendredi 22 février 2013

L'USURE L'ETOILE...Extrait

Ne prends rien au monde,  fais de tes mains les chevelures d’une vie oubliée, le bruit des ailes qui nous manquent, le vent et la soif en nous comme a glissé sur ton corps la robe du temps perdu ; comme un train enfonce l’obscurité que taisent les anges, et nous sommes vivants : l’obscurité, le silence dont nous désignent les victimes extasiées, les maîtres en extase. Qui es-tu depuis toujours ? T’es-tu souvenue aussi des pierres sans forme sous la neige, d’une lueur qui luttait dans nos racines loin des traces de pas, des... [Lire la suite]
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jeudi 21 février 2013

QUAND J'ETAIS ENFANT

Quand j’étais enfant                j’avais un cheval                qui hantait mes nuits                un secret tout bleu                une pierre de lune dans les cheveux ... [Lire la suite]
jeudi 21 février 2013

QUARANTE QUATRE SONNETS APPROXIMATIFS...Extrait

Le souvenir connaît son chemintel un chien acharné à poursuivresa proie au hasard d'une pistene délaissant jamais le moindre indiceDonne-lui un son, une odeurune sensation de chaud ou de froidet le voici toujours inlassablerebâtissant un univers perduTissant nuit et jour sur la frangeindécise entre deux mondesune silhouette espéréeLui donnant pour une durée brèvel'élan le mouvement et l'êtrele moelleux la chaleur de la vie   .   PIERRE ETIENNE   .          
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jeudi 21 février 2013

SAISON DU SEL...Extrait

à Isabelle Je voudrais offrir à tes yeux des rivières des roses absolues des années labourées sans récolte de cendres Je voudrais remonter notre destin de l’abîme préserver la mémoire de l’euphorie loin des rêves pris entre les plis du silence d’exilés morts à force de regret Tu vois que les caprices de notre automne ne mènent à rien Les saisons n’ont pas laissé de traces et la rivière étirée en cortège d’ombres blanches parle de blessures comme de cendres après la pluie Ce sont de vieux jours incendiés de haines qui nous ont permis... [Lire la suite]
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mercredi 20 février 2013

ARRIVE DANS LES JARDINS DU CIEL...

Chers amis, le jeudi 21 février 2013 à 10h00 au crématorium de Nice, ( Route départementale, 6202, Vallon du Roguez 06670 COLOMARS) l'ami Didjéko, le poète Boucanier, montera vers le ciel de Li Po en volutes de fumée ... C'est avec une émotion douloureuse que je vous invite demain matin à entourer à Sandra, sa compagne qu'il devait épouser le jour (11/02/2013) où il s'est retiré. Si vous ne pouvez pas nous rejoindre, ayez de bonnes et folles pensées pour lui. . André Chenet   .   Arrivé dans les jardins du ciel je... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2013

TEMPS MÊLES

oubli et roses entonnent le chant des temps mêlés violet je bois encore à la santé de la mort un vin glacé et serre ma gorge avec une gerbe de douleur et de joie criant coupable et traînant comme nul cheval ne peut le faire ton sourire calme entre les arbres ainsi finit tout amour et craque tout ciel énorme ainsi m'en vais-je par le poème démâté vers un atoll d'amertume couleur de tes pupilles et de marbre faites évacuer mon cœur terre cancéreuse visez mon front entre les rides et regardez sous les ourlets un autre... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2013

RENE CHAR

C'est Baudelaire qui postdate et voit juste de sa barque de souffrance, lorsqu'il nous désigne tels que nous sommes. Nietzsche, perpétuellement séismal, cadastre tout notre territoire agonistique. Mes deux porteurs d'eau. Obligation, sans reprendre souffle, de raréfier, de hiérarchiser êtres et choses empiétant sur nous. Comprenne qui pourra. Le pollen n'échauffant plus un avenir multiple s'écrase contre la paroi rocheuse. Que nous défiions l'ordre ou le chaos, nous obéissons à des lois que nous n'avons pas intellectuellement... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2013

POEME POUR LEOPOLD

Surtout ne dites pas le poète est mort.................     Le poète n'est pas mort et qu'on se le dise, se le répète, le répande par la rumeur des femmes, des hommes de foi en le poème. Notre ami Léopold Congo Mbemba demeure Il ne s'agit pas ici de la négation de la mort biologique non plus que d'une position de principe fondée sur un culte quelconque de la mémoire des vivants. Il est question de l'essence même de la poésie dont le verbe ne saurait se confondre avec celui de la prétendue rigueur et exactitude d'une... [Lire la suite]