mardi 13 novembre 2012

AMINA SAÏD

(...) nous n’avons pas la réponse aux questions que pose le silence ni d’explication aux rêves à peine devinons-nous certains signes que savons-nous du miracle qui nous réunit puis de ce qui lentement nous sépare de ce qui se dit à travers nous lorsque nous tentons d’écrire de l’objet réel de notre quête ou de ce qu’est la plus belle chose du monde nous ne connaissons ni la part non vécue de nos vies ni ce que nous ne sommes pas ni même ce que nous sommes vraiment ou ce que nous aurions pu être nous ne connaissons ni la raison du... [Lire la suite]

mardi 13 novembre 2012

INCARNATION...

Les mots que j'écris  alignés sur la page  ne sont ce que je dis. Les mots que je t'adresse ils leur manquent un visage  un geste, un corps la caresse d'une voix  Comment écrire alors pour qu'ils en aient le poids le sang, la chair l'odeur de la terre soient un verbe incarné   Mettre au-dedans  de l'encre du sang de la chair dans les mots Ecrire sur la peau.  Etre à vif, être exsangue Transmettre la langue et ce verbe transmis comme une transfusion ce qu'on donne de soi en toute... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mardi 13 novembre 2012

XAVIER LAINE

Comme toute nourriture, la lecture nécessite d’être longuement mâchée, son absorption rapide ne pouvant engendrer qu’aigreurs de l’esprit, incohérence des pensées, voire indigence du raisonnement.  Avec la mer commune pour berceau, et des rêves étendus d’une rive à l’autre, lorsque tu fermes les yeux, tu distingues une île, et son reflet dans la houle. Parfois, c’est une écume qui jaillit à l’étrave de ton chemin. Mais toujours tu y reviens et t’assois sur les rochers, juste pour laisser remonter le parfum d’enfance, dans la... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
lundi 12 novembre 2012

UN ETRANGER, AVEC SOUS LE BRAS, UN LIVRE DE PETIT FORMAT...Extrait

Nomade ou marin, toujours, entre l’étranger et l’étranger, il y a – mer ou désert – un espace délinéé par le vertige auquel l’un et l’autre succombent.Voyage dans le voyage.Errance dans l’errance.L’homme est, d’abord, dans l’homme, comme le noyau dans le fruit, ou le grain de sel dans l’océan.Et, pourtant, il est le fruit. Et, pourtant, il est la mer. .   EDMOND JABES   .      
Posté par emmila à 20:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
lundi 12 novembre 2012

POEMES CHOISIS 1916-1980 EUGENIO MONTALE

Notre rencontre fut comme des retrouvailles après de longues années d'errance, en un clin d'oeil le rouet du Temps a dévidé pour nous un fil interminable. Sans surprise nous marchions côte à côte avec des paroles simples et des visages sans masque. Je songe aux temps passés : la tombée du jour, la lumière qui renaît m'étreignaient si fort que je ne savais avec qui partager ma dure richesse, et pourtant je sentais autour de moi le flux d'une puissance bienveillante, la surprise soudaine, entre quelque autre et moi, d'un franc... [Lire la suite]
lundi 12 novembre 2012

SOUS LE SIGNE DU CANCER

Ma petite fille qui m’a donné tant d’amour Tu pars, agrippée aux nuagesBien trop lourds, Tu dérives au fil du cancerLes vieux jours : tes adversaires !...Tu pars pour ton ultime voyage,Ma petite fille, ma petite mèreToi qui m’as donné tant de bonheurA présent, tu t’accroches avec rage,Il y a un nid de crabes qui te mangent le cœur !Ils ont sucé ton sang et rongé tes poumons Mais n’ont pas éteint la lumièreSur ton front !Ma petite fille de 40 kilos et 80 hiversTu es toujours jolie même battue par l’orageIl n’y a pas de mots pour dire... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 12 novembre 2012

LES MASQUES DECHIRES

Je ne suis plus qu'un peu de chair qui souffre et saigne.Je ne sais plus lutter, j'attends le dernier coup,Le coup de grâce et de pitié que le sort daigneAssener à ceux-là qui vont mourir debout. J'abdique tout. J'ai cru que la cause était belleEt mon être a donné un peu plus que sa part ;La mêlée était rude et mon amour rebelle,Ma force m'a trahie et je l'ai su trop tard. Je suis là, sans orgueil, sans rancœur et sans arme ;Mais l'espoir têtu reste en mon être sans foi,Même si je n'ai plus cette pudeur des larmesQui fait qu'on a... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 11 novembre 2012

ETAT CHRONIQUE DE POESIE 1706

Juste petits pas pressés A la lisière de jour et nuit Petits chuchotis De mots chaloupés Entre sommeil et veille Et Par dessus Longues envolées En moteurs majeurs Roues infinies Sur asphalte et bétons Un petit nuage rose Se pose sur les cils du jour Juste à l’aplomb Des chevelures rousses Feuillages de rouille Lentement déshabillés En transit de saison Une pie perchée Entre deux trainées Jongle avec le temps Qui passe Petite douceur A déguster sans mesure Lente montée de jour tendre Fuite en avant des ombres ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 11 novembre 2012

J'EN APPELLE

                                                 à Matthieu Baumier  S’il est toujours minuit en ce siècle A la kermesse des étoiles Le meilleur est encore à venir Les épiciers du cœur tiennent boutique Sous le bec des vautours La chair quitte les os Ce monde est un vaste charnier Les hommes... [Lire la suite]
dimanche 11 novembre 2012

PSAUME DE RECONCILIATION FINALE AVANT DE PERDRE L'ÂME

Il se fait tard sur ma vie il pleut des visages il neige des enfants Il tempête des rages anciennes il coule des semences perdues Il se bouscule des apocalypses il s’étend de la solitude Il n’en finit pas de s’écrire des blessures Sur le tableau immense du serpent que j’avale Pour tenter de rajeunir avant de mourir J’ai vécu une initiation sans fin la lente conception d’un monde Fraternel jusqu’à l’épuisement du Souffle Je suis resté enfermé dans la matrice du Jugement J’ai salué l’épuisement de mes forces vitales Ainsi que la lente... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,