samedi 1 septembre 2012

POESIE ECRITE PAR UNE CLASSE DE CM2

 Un nuage de sucre Un étang de vanille Une fourrure de frangipane Un sirop de laine   Le silence   Une larme de velours   Une rosée de jasmin Une source de lavande Un ruisseau de cristal   Le silence   Harpe de verre Violon de plumes Flûte de rosé Clavecin de pollen   Le silence   Brise de duvet Ou rivière de coton Lac de satin Derrière une fenêtre de soie   Le silence   Un pétale de miel  Un arum de neige Une violette de diamant Et xylophone de... [Lire la suite]
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samedi 1 septembre 2012

L'ECRITURE DU DESASTRE...Extrait

Plus de dates. Le temps reculera. C’est à mon cœur de sonner les heures de ma vie. A minuit, un bruit de porte m’arrache à mon mauvais sommeil de fiévreux. Devant quelques amis je reprends difficilement l’usage de mes sens. Mes yeux me pèsent. La gorge serrée, je regarde ces jeunes femmes, ce gros journaliste luisant comme un obus, un grand garçon qui les accompagne et qui paraît à la fois délicat et violent. Quelque part, très loin de moi, les choses de la vie s’agitent ; et elles me semblent me concerner d’autant plus qu’elles sont... [Lire la suite]
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samedi 1 septembre 2012

CHEMIN DES IRIS

Tu aimais les iris. Je t’ai donné un chant de fleurs et d’oiseaux sous le ciel. Tu aimais la musique. Je t’ai donné la sonate inachevée du vent dans les branches du vieux sud. Je t’ai donné le Requiem de l’automne. Tu aimais l’amour. Je t’ai donné l’écoute. Tu aimais la lueur de la lune. Je l’ai posée dans mes mots au milieu du papillon de la nuit. Tu aimais les silences du corps. Je t’ai donné le souffle apaisant et la géographie lente de caresses partagées à l’infini. Tu aimais la cathédrale des forêts. J’ai marché sous les... [Lire la suite]
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jeudi 30 août 2012

JEAN PEROL

Soleil    cigalesle lézard du souvenir bonditet c’est furtif entre tes ombresle passé perdu des provences pauvres tu écrivais sous le figuiersur la table usée de rotin bancaldans la campagne abandonnéeet l’importance de parlerdans le bleu hébété tentait de t’emporterà brides lâchées    à encrier ouvert où une mouchefinissait toujours par tomberet noire sur noir vibrionnaitcomme confus tes jeunes motsdans l’ouverture d’un monde pleinmais maintenant que la tableet le jardin sont un peu mieuxmais... [Lire la suite]
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jeudi 30 août 2012

DANS LE THE DE TON MATIN

la féminité d'un vent léger se noue à mes cheveux je prie Dieu     n'importe quel Dieu cela m'est bien égal tous les mêmes, à se jouer de leurs hommes s'entre tuant mon Dieu n'est pas des leurs il est bonté     j'y pense : il a tes yeux les yeux de l'innocence des yeux de biche j'enfreins le pas du chasseur qui voudrait te poursuivre la brise d'été chante ta voix dans les feuilles condamnées l'évanescence de ton visage n'existe pas aucune saison ne peut arracher ma feuille à ta... [Lire la suite]
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mercredi 29 août 2012

LES CAHIERS DE MALTE LAURIDS BRIGGE 1910....Extrait

"Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne... [Lire la suite]
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mercredi 29 août 2012

HYPERION...Extrait

"Je n’ai rien dont je puisse dire : ceci est mien.   Lointains et morts sont ceux que j’ai aimés, et aucune voix ne me les fait plus désormais entendre. J’ai achevé ce que j’avais à faire ici-bas. Je me suis mis au travail avec toute ma volonté, j’y ai saigné et je n’ai en rien enrichi le monde.   Sans gloire et solitaire, je reviens et parcours ma patrie, qui, tel le jardin des morts, s’étend autour de moi et peut-être m’attend le couteau du chasseur qui prend son plaisir à nous autres Grecs comme il fait du gibier de... [Lire la suite]
mercredi 29 août 2012

JEAN SENAC

Au fond de chaque amour des cancrelats sommeillent. Sont-ce des cancrelats, mon coeur, ou des abeilles ? Et lentement, tandis qu’en amande les yeux S’éternisent, dans le désir, le bruit soigneux De la noire légion dévore nos oreilles. Rien n’y fait, nos soupirs ni nos gémissements Ni le lin délirant dont nous vêtons nos contes, Rien, et quand la beauté nous attache et nous ment Les cancrelats sont là qui nous troublent et montent Avec notre bonheur et son double, la honte. [...] Si chanter mon amour c’est aimer ma patrie, Je suis... [Lire la suite]
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mardi 28 août 2012

CHANT V

… Et toi, Femme dont la peau caresse quand tu passes, plus blanche que la douceur de le dire, dont la respiration suspend la planète à travers l’eau rouge d’aurores, le souffle qui éteint un astre et en allume un autre, tu portes mon tremblement comme je porte sur moi ton existence. Femme de colombes en plein vol, aux yeux de métal blessé, aux yeux où l’eau incendie et le feu mouille, sépare-moi de cette solitude qui laisse en solitude tout ce qu’elle touche. Femme, jour fermé, femme à la démarche nue, au chant nu, je vais et viens... [Lire la suite]
mardi 28 août 2012

OU EST LE PASSE ?...Extrait

Le poids des jours passés, des espérances mortes, les bonheurs enfuis sans que j’ai su qu’ils étaient des bonheurs, l’enchevêtrement des fils rompus me tiraient à la renverse, m’empêchaient d’avancer… Je n’ai jamais douté que le présent, le devenir, le temps de reste soient les bien véritables. Mais j’en use fort mal, occupé que je suis à réduire le passif en quoi le passé finit par se muer. Je dois revenir en arrière pour aller de l’avant. J’ai des comptes à rendre, des ombres à dissiper, des fantômes qui réclament des... [Lire la suite]
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