samedi 19 mai 2012

L'AMIE

Elle n’était que grandeur,Appartenance à l'aujourd'hui,Avait une parenté avec tous les horizons ouverts,Et comme elle comprenait bien le ton de l'eau et de la terre !Sa voixÉvoquait la confuse langueur de la réalité.Ses paupièresNous ont indiqué où prendre le pouls des éléments.Ses mainsOnt feuilleté l'air pur de la générositéEt rabattu vers nous la tendresse.Elle était à l'image de son repliementEt elle a commenté pour le miroirLes plus amoureuses courbes de son heure.Elle était, à la façon de la pluie, riche de la fraîcheur des... [Lire la suite]

vendredi 18 mai 2012

EL ARRIERO VA

. En las arenas bailan los remolinos,el sol juega en el brillo del pedregal,y, prendido a la magia de los caminos,el arriero va, el arriero va.Es bandera de niebla su poncho al viento,lo saludan las flautas del pajonal,y, guapeando en la senda por esos cerros,el arriero va, el arriero va./Las penas y las vaquitasse van por la misma senda,/bis/Las penas son de nosotros,las vaquitas son ajenas,/bisUn degüello de soles muestra la tarde,se han dormido las luces del pedregal,y, animando la tropa dale que dale,el arriero va, el arriero... [Lire la suite]
vendredi 18 mai 2012

OUTLINES...Extrait

Dans mes veines ce n'est pas du sang qui coule, c'est l'eau, l'eau amère des océans houleux... Des bonaces, des jours pleins gonflent ma poitrine, préludes aux blancs vertiges des ouragans... Des poulpes étirent la soie crissante de leurs doigts et leurs yeux illunés clignotent par mes yeux... Des galions pourris d'or, des mâts, des éperons de fer passent en tumulte dans des marées énormes... Tous les anneaux mystiques jetés aux lagunes adriatiques, je les ai pour les donner à celles que j'aime... J'ai des ressacs mugissants dans... [Lire la suite]
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jeudi 17 mai 2012

DANS LA PEAU D'UN AUTRE

Nous nous dévorons nous-mêmes cannibales de l'extrême gloutonnerie nous ajustons nos masques d'oxygène dans ces réunions entre gens avertis lors de remises de prix étouffantes où les lettrés jaunissent dans les hautes sphères et les mots fourbus vont se coucher dans leurs dortoirs de papier rectangle qui lira encore dans l'herbe des rives les paroles d'amour et les chants d'oiseaux qui écoutera les mélodies du ruisseau la caresse de l'eau sur les pierres grises? Nous nous saluons du bout des lèvres comme des étrangers en transit dans... [Lire la suite]
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jeudi 17 mai 2012

L' AMOUR AU TEMPS DU CHOLERA...Extrait

Les êtres humains ne naissent pas une fois pour toutes à l'heure où leur mère leur donne le jour, mais quand la vie les oblige de nouveau et bien souvent à accoucher d'eux-mêmes. . GABRIEL GARCIA MARQUEZ .
jeudi 17 mai 2012

VAGUES...Extrait

C’est ici le combat de la mer avec elle-même, elle se tord dans les criques livides, s’arrache à sa continuité, se soulève, frémit toute et retombe. La mer, sais-tu, m’unit à son tourment, la mer vient, prend la fuite, vient, conjugue temps et espace dans cette voix qui souffre et prie brisée sur les écueils    MARIO  LUZI              Traduction :  Antoine Fongaro .
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mercredi 16 mai 2012

NOUS CHOISIRONS SOPHOCLE...Extrait

Voici nos jours qui apparaissent pour nous assoiffer encore... Dans la cohue des plaies anciennes, nous n'avons pas reconnu notre blessure. Mais ce lieu-saignement est désigné par nos noms. Nous n'étions pas coupables d'être nés là ni coupables... si tant d'envahisseurs se sont, là, levés contre nous, qui aimaient nos louanges du vin, nos légendes et l'argenté de nos oliviers. Nous n'étions pas coupables si les vierges de Canaan ont suspendu leurs sarouals aux têtes des bouquetins pour que mûrissent les prunes des plaines ni... [Lire la suite]
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mercredi 16 mai 2012

UNE PROMESSE

Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs. Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n’est-ce rien que cela. —Vers l’haut-delà ? Des joies, — l’éclair, du bonheur, — l’éblouissement. — Or, j’avance somnambule, entre rêve et réel. Et j’ai outrepassé le visible, — le cap vers l’inconnu, — l’invisible.Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés.Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel brouillard ?—Mais quoi, folie, pourquoi ce doute ? dit l’éveillé. Vois !... [Lire la suite]
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mercredi 16 mai 2012

POEME A CORDES

Donc c'était moi ces tessons glissant sous tes pieds nus la pointe suraiguëd'un sourire tranchant Moi la saveur sauvage des braises sur ta langue qui te liaient au chant Et c'était mon naufrage ivresse innée des algues qui t'attirait au fond . JEAN-PIERRE  VALLOTTON . Oeuvre Jacob Collins
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mercredi 16 mai 2012

PRIERE

Qu'on me laisse partir à présent Je pèserais si peu sur les eaux J'emporterais si peu de chose Quelques visages le ciel d'été Une rose ouverte La rivière est si fraîche La plaie si brûlante Qu'on me laisse partir à l'heure incandescente Quand les bêtes furtives Gagnent l'ombre des granges Quand la quenouille Du jour se fait lente Je m'étendrais doucement sur les eaux J'écouterais tomber au fond Ma tristesse comme une pierre Tandis que le vent dans les saules Suspendrait mon chant Passants ne me retenez pas Plaignez-moi Car la terre... [Lire la suite]
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