jeudi 6 juin 2013

A L'ORIENT DE TOUT...Extrait

Chacun de nous est finitude L'infini est ce qui naît d'entre nous fait d'inattendus et d'inespérés Célébrer l'au-delà du désir, l'au-delà de soi Seule voie en vérité où nous pourrions encore tenir l'initiale promesse Célébrer le fruit, plus que le fruit même mais la saveur infinie Célébrer le mot, plus que le mot même mais l'infinie résonance Célébrer l'aube des noms réinventés Célébrer le soir des regards croisés Célébrer la nuit au visage émacié Des mourants qui n'espèrent plus rien mais qui attendent tout de nous En nous... [Lire la suite]
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jeudi 6 juin 2013

MA VIE SANS MOI...Extrait

Je connais des mots doux, des mots d’écoliers Des veillées qui tardent à mourir à s’éteindre dans le carreau des feux, la cheminée pâlit de ses charbons manquants La soirée traîne de ses voiles en crépon noir Si la nuit noire dehors tombe et éteint tout par son effet domino Où fuit-elle en si peu de vacarme ? Je distingue à peine l’ombre de la lune qui veut vivre   Il se peut que le jour s’achève alors qu’il avait peine à débuter Dans les pluies grasses et larges de nos oublis Ce sera ce jour où... [Lire la suite]
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mercredi 5 juin 2013

UN ESSAIM AMOUREUX...Extrait

Rien n'est plus beau qu'un amour qui ne se croit pas immortel qui a la souple respiration du voilier endormant la vague prodige oui mais qui se sait tributaire d'un vent si incertain qu'il voudrait d'un seul déploiement de son erre boire toute une nuit d'étoiles et de lune pleine un amour comme une joie d'enfance grandie de sa fin trop proche et qui se tient timide au faîte de l'instant nid d'hirondelle dans le noir ah ce n'est pas cela un amour de légende qui se targue des mélancolies et geint à genoux sous la couronne des roses ... [Lire la suite]
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mercredi 5 juin 2013

LEURS YEUX TOUJOURS PURS

Jours de lenteur, jours de pluie, Jours de miroirs brisés et d’aiguilles perdues Jours de paupières closes à l’horizon des mers, D’heures toutes semblables, jours de captivité. Mon esprit qui brillait encore sur les feuilles Et les fleurs, mon esprit est nu comme l’amour, L’aurore qu’il oublie lui fait baisser la tête Et contempler son corps obéissant et vain. Pourtant, j’ai vu les plus beaux yeux du monde, Dieux d’argent qui tenaient des saphirs dans leurs mains, De véritables dieux, des oiseaux dans la terre Et dans l’eau, je les... [Lire la suite]
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mercredi 5 juin 2013

GERALD BLONCOURT

23 Heures - La pluie... La pluie toutes ces larmes de pluie milliers de gouttes qui claquent éclatent sur les pierres chantent sur les feuilles tapent sur les tôles et par moment changent de cadence chante cette multiplication effrénée obstinée rageuse ample ces coups d’archets profonds de violoncelle ces voix fantômes qui s’entrecroisent et qui semblent livrer la sourde plainte des bidonvilles ruissellements obstinés laborieux infatigables ces cordes de guitares fluides de sons désaccordés la pluie de mon enfance rêveuse de mes yeux... [Lire la suite]
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lundi 3 juin 2013

L'ANGE DEBOUT...Extrait

Mur de neige. Téméraire avance l’Ange Aux pieds pourpres Phalange de feu Gorge claire Cheveux de foudre. La langue en sang je parle Des cristaux scintillants De l’amour de la terre Des bois de citronniers Et des doigts emmêlés. Je parle Des eaux et de la tourbe Des feuilles que l’on brûle Des fleuves qui ondulent De la vie qui s’efface. Et le silence s’ouvre Pour que j’invente un mot Qui dure À travers l’étendue Sans désir ni mémoire.   .   FRANCINE SEGESTE   .    
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lundi 3 juin 2013

VIE D'UN HOMME...Extrait

Pour un Dieu qui rirait comme un enfant, Tant de cris de moineaux, Tant de danses dans les branches, Une âme se délivre de son poids, Les près gagnent une telle tendresse, une telle pudeur parmi les yeux revit, Les mains, comme des feuilles Dans l'air, qui s'enchantent... Qui tremble encore, qui juge ?   .   GIUSEPPE UNGARETTI   .                
lundi 3 juin 2013

MONSIEUR FRANCOIS

...Couvert d'une indétronable casquette en tweed d'où s'échappaient quelques bouquets de cheveux, un mégot enfoui  dans l'importante moustache grise, il  était  vêtu d'un gilet noir  sur une  chemise chaude , d'un pantalon confortable en grosse toile bleu, cassant sur des chaussures montantes en vieux cuir entretenu. Il semblait avoir été posé là, dans son fauteuil depuis toujours , et pour toujours.  Cet homme ne quittait jamais un couteau "0pinel" avec lequel il sculptait de petits objets en bois, tout... [Lire la suite]
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lundi 3 juin 2013

LE BATTEMENT DU MONDE...Extrait

Tout est là. Tout commence avec la Nuit étoilée. Ce que tu cherches au plus obscur, ce que tu cherches sans chercher. Ce qui te traverse. Un abandon au monde. Et peut-être même un abandon de l'abandon. Tout est là. La nébuleuse spirale, les onze étoiles centrifuges et le croissant de soleil-lune, vestige d'éclipse, bouche de blessure-joie. Tout est là. Avec cette formidable force de réenchantement. Ecoute. C'est la vie même, qui veut la nuit comme le jour. C'est la vie comme une naissance continue. Combien de naissances dans une vie?... [Lire la suite]
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lundi 3 juin 2013

POEMES INDIENS - TEMPS ET MORT A COPAN

Il fut autre, couleurs extraites de la terre, cet acte de peindre des parois, des tatouages, par horreur du vain, temps et mort; cet acte d'enfermer l'espace entre des murs, par horreur du vide, temps et mort; cet acte de frapper sur la pierre et le bois, par horreur du silence, temps et mort. Il fut autre, calendrier du feu des astres, cet acte de remonter dans d'Histoire, par horreur de l'avenir, temps et mort; cet acte d'abriter sa face sous des masques, par horreur du présent, temps et mort; cet acte d'effacer l'abstrait avec des... [Lire la suite]