dimanche 21 avril 2013

PLAIDOYER POUR UNE ENFANCE

C'est toi. C'est moi, c'est nous peut-être ce plein, ce rond, ce sourire qui fond sur les joues et illumine l'instant. Ce corps sans réticence, moelleux.Je ferme les yeux et je nous parle. Nous dont le coeur vieillit à force de savoir et de vouloir, à force d'escalader un devenir. A force de spéculation. A force de détourner la subtile logique de l'univers.Nous qui tranchons des réponses. Nous qui administrons la vie. Nous tous enfin qu'on nomme adultes et qui depuis l'enfance n'en finissons pas de trébucher.Mais nous sommes sourds,... [Lire la suite]
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samedi 20 avril 2013

VERS LE HAUT

Le poème en avant de nous - toujours sedresse, oui, vers le haut. Intuition majeure, éclat de quelques subtile origine, présence incernable? Peut êtreseulement la liberté du sujet, échappant à ladéfinition, ouverte à l'infini des galaxies comme à l'infini de l'instant. Pourquoi sinon le poème parlerait-il à chacunintensément et secrètement - même dans le silence desorganes, même dans la surprise de l'écoute? Matière et voix, travail profond et surgissement nouveau, rêve et volonté, évènement etdurée. Le poème en avant de nous... [Lire la suite]
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samedi 20 avril 2013

ALAIN SUIED

Ne cherche pas à combler le manque:il te constitue. Ne cherche pas à ignorerle manque: tu le constitues.Etre au monde - voilà ce qui compte et voilà ce qui disparaîtra.Le monde existe quand tu le perds.Ne cherche pas à scruter le vide:il a tes yeux. Ne cherche pas à voilerle vide: tu le constitues.Aimer le monde - voilà ce qui survivra.Le monde répond quand tu l'oublies.   .   ALAIN SUIED   .        
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samedi 20 avril 2013

L'ICÔNE ESPERANCE

Il y a le bleu des brèches et des horizons pâlesIl y a que je pense à un figuier commeA la perfection du sommeilIl y a que le ciel penche au-dedans de nousEt se relève : il y a la jeunesse des eaux.Il y a une icône au fond d'un templeEt le temps qui s'inscrit tout entier en toiIl y a ce poème qui te ressembleUne rose à jamais pureRose noire la rose de ta voix.Il y a une arche au-dessus du froidQuelque chose qui respire tout près d'iciJe t'écoute est-ce toi est-ce moiIl y a une source qui ne finit pas.   .   LIONEL RAY ... [Lire la suite]
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vendredi 19 avril 2013

POUR LES POETES D'HAÏTI

A Port-au-Prince les poètes sont légionsIls ont les yeux crevés des voyantsLes mains percées de motsEt le visage tatoué par les griffes de la nuitJ’écoute le testament de leurs songesQuand leurs lèvres brûléesN’ont plus d’ombre pour panser la misèreA Port-au-PrinceLes poètes sont légionsIls inventent des cris de funambulesSur le fil des motsCe ne sont pas des araignéesMême s’ils cousent les jours clandestinsCe ne sont pas des chiens errantsMême si l’amour aboie pour ne pas pleurerIls ont la peau pelée de la montagneEt le rire large de... [Lire la suite]
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vendredi 19 avril 2013

JE SUIS LE FEU - SERGE VENTURINI

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vendredi 19 avril 2013

CHANT D'HERBE VIVE...Extrait

Exilés des champs de lumièreNous portons le messageLieu inversé de la couleurParole filée de blé En rumeur de merEt l’ampleur de la courbeNaguère ouverte à notre marcheGage de ces annéesVers lesquelles nous croisonsFurtifs passeurs de l’obscurAux prémices du sableL’onde a épeléLe signe du cielVertige d’une errance sans fondEt la phrase étrangeVersant obscurPalimpseste de notre passage   .   CECILE OUMHANI   .            
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vendredi 19 avril 2013

LA ROSE DETACHEE...Extrait

Aujourd'hui combien d'heures tombent, tombent dans le puits, dans la nasse, dans le temps: elles sont lentes mais ne prennent de repos, elles tombent, se rassemblantau début comme des poissons,puis comme des pierres lancées ou des bouteilles. En bas, les heuresavec les jours s'entendent,avec les mois,avec les souvenirs fumeux,avec des nuits désertes,des femmes, des habits, des trains et des provinces, le tempss'accumule, et chaque heurese dissout en silence,s'effrite et choitdans l'acide aux vestiges,dans les eaux noiresdans la nuit... [Lire la suite]
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vendredi 19 avril 2013

DANIEL LEDUC

Dès les premiers instants la vie se confronte à la vie,les pulsations du monde donnent le rythme au cœur,le jour et la nuit se succèdent dans un regardqui n’est pas encore limité par le contour des choses ;dès les premiers instants la sensation de vivrese fait par les cris les sommeils et les autres vertigeset l’air dans les poumons est une bulle de soleilqui réchauffe l’éternité néante d’où l’on vient.L’enfance est une emprise du réel sur l’instantnous disent le nuage qui éclate en pluieet le chat qui bondit sur le miroir qui le... [Lire la suite]
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vendredi 19 avril 2013

LE NOCEUR

La voiture avançait Dans la pénombre humide L'homme avait choisi son quartier Un carillon sonnait Pour dire que la nuit se termine Pour un fêtard Il est trop tôt pour rentrer La nuit a été chaude En alcools, en farines légères Ces gens-là ont tout ce qu'ils veulent Mais lui, il s'était inventé Un jeu supplémentaire Surtout, surtout Ne jamais rentrer seul C'est pas un jeu précis C'est plutôt une envie de plaire Quelque chose comme passer du bon temps C'est pour ça qu'il a choisi Ce quartier ordinaire Cette fin de nuit parmi les... [Lire la suite]
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