lundi 1 avril 2013

CHEMINS DU DOUTE...Extrait

Écrire ce n’est pas espérerune quelconque réponsemais une bouteille à la mersans le moindre messageÉcrire pour se justifierd’être au monde : cela suffit* Entre l’orgueil des métaphoreset l’eau vive de l’humilitéchoisir où le poème ira boireCette soif d’infinin’est jamais que prescienceintuition paradoxale *L’écriture n’est jamaisque timide questionnementsur notre humaine destinéeL’on interroge les motset les mots vous interrogentCe dialogue sans issueni la plus petite chancede jamais se conclureporte sa raison d’êtreen ce vain... [Lire la suite]
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lundi 1 avril 2013

MAX POL FOUCHET

 Merci Francis....   Il passe toujours un nuage Pour nous distraire à nous-même Il vole toujours un oiseau Pour nous enlever à la terre Il passe toujours une étoile Pour nous ôter au troupeau Il naît toujours une fleur Pour nous enlever aux oiseaux Il vient toujours une insecte Qui nous ravit à la fleur Il accourt toujours une vague Pour nous ôter à ce qui meurt   .   MAX-POL FOUCHET   .  
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lundi 1 avril 2013

REAPPRENDRE A APPRENDRE ET REAPPRENDRE A VIVRE

Le savoir n’est pas la connaissance. Il est même douteux que le savoir y conduise ; et s’il peut y mener, il n’est pas suffisant. Confondre le cumul des connaissances avec la connaissance est un péché contre l’esprit, une faute d’intelligence et une erreur de langage, presque une faute d’orthographe. Poussant sa recherche dans une discipline quelconque, la paléontologie, par exemple, le savant qui prétend enrichir la connaissance (comme je l’ai entendu dire hier) en augmentant le bagage scientifique de ses nouveaux apports, est... [Lire la suite]
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dimanche 31 mars 2013

JE DIS TON NOM

O mon amour, tu existes en moi depuis toujours. Il y eut un temps où je t’aimais et où tu ne m’aimais pas encore, mais ce temps est mort depuis tant d’années que je ne m’en souviens plus. Il y eut un temps où je n’étais que moi-même, mais ce temps est oublié. Il y eut un temps où rien n’existait de ce que nous sommes. Et aujourd’hui, ce temps est effacé où je t’aimais et où tu ne m’aimais pas encore. Je dis ton nom et le monde connaît la beauté du matin. Et pâlissent les aurores qui baignent le front des statues de l’ennui. Je dis ton... [Lire la suite]
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dimanche 31 mars 2013

DANS LES CAGES DU VENT...Extrait

Ne retourne pas la feuille du temps ne ferme ce ciel ni dans la cendre ce fruit qui se fend N’aborde la mer avant l’âge le champ de sel Ô amère joie et l’océan la stridence des berceaux Ne danse devant le feu que dévêtu comme lui et sans robe prétexte car le temps n’est pas venu.   .   JOSE ENSCH     .      
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dimanche 31 mars 2013

LE PROFIL ET LES OMBRES...Extrait

   Il faut t’asseoir au nord de toi-même et puis au sud établir ensuite un axe pour tenir debout le temps du désamour La mer tiendra dans ton poing si tu arrêtes tes larmes et ta maison sera dans la clé Empoigne le bois le soleil se lèvera dans sa sciure près du cirque vide d’où auront fui les fauves et ton cheval blond enchaîné Elles auraient pu durer encore les roses mais tu ne l’as pas voulu vraiment… Sens la fraîcheur de la nouvelle croix La liberté s’inaugure lourde mais si légère aussi dans son humilité Axe fumant... [Lire la suite]
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samedi 30 mars 2013

LE CARRE DU RÊVE...

Le carré du rêve à chaque côté montre la même femme c'est une petite place de marché traversée par des courants mobiles, diagonales de bon sens.   Il te reste Sénèque, le noir, la pyramide.   Chaque nombre divisé par lui-même vomit son âme sur toi. La table de Pythagore dans son schéma austère enferme rêves et larmes. Héraclite, son fleuve : tout dans la table, le carré d'un destin déjà prévu, et Hypoténuse n'est pas le nom d'une femme.   La somme des côtés et de tes jours ... [Lire la suite]
samedi 30 mars 2013

SE SOUVENIR

La lampe à huile Faisait danser sur le repas du soir Les nuages chassés par le vent chaud Et l'odeur des tubéreuses se mêlait À celle des pommes alignées sur la fenêtre...   En ce temps l'histoire était faite D'un bonheur indicible et sans fin. Les jours tombaient comme des oiseaux blessés Dans les clairières d'ancolies Que discernent seuls les yeux des enfants...   .   JEAN-GEORGES LOSSIER   .    
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jeudi 28 mars 2013

DANS LES SOULEVEMENTS...Extrait

La fugacité disparaît Toujours la même déflagration je t’aime La hâte obstinément éclaire Ton souffle où je tombe encore une fois Quel dénuement n’ai-je pas dit Un souvenir sans souvenir aucun ciel N’a l’étendue de l’abandon Un cri l’impudeur pensive Le sens et l’effacement bougent Le désir avec les oiseaux qui respirent Tellement le jour était vaste Comme quand l’aveu n’a plus d’ombre et roule Quand la ressemblance sans cesse Si ensevelie se sépare de moi L’enfance changée en pitié Dans les rochers que l’apaisement forme . ... [Lire la suite]
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jeudi 28 mars 2013

NATHAN KATZ

  On pourrait comprendre l’éternité.      Nous jetons la graine dans les champs ;      Mais qu’elle pousse,      Cela dépasse nos forces.      C’est cela qui pour nous est si incompréhensible :      La puissante vie,      Dans laquelle tout pénètre,      Tout meurt,      Dans laquelle un jour pour de bon nous retournons,... [Lire la suite]