dimanche 24 mars 2013

LE DIEULOGUE

D’abord Ne vous donnez pas la peine Aucune peine de chercher Ni dans le Larousse Et encore moins sur le Web Le sens du mot Dieulogue Vous ne le trouverez pas Nulle part Sauf si vous tombez sur ce même texte Ce qui ne vous éclaire en rien finalement Néanmoins il n'est point besoin de sortir d'El-Azhar Ni encore moins de Harvard Pour deviner sa signification Selon l’ouverture de l’esprit Pour ne pas dire le Qi de chacun Un Dieulogue, vous l'avez donc compris Sinon à titre indicatif, il s’agit d’un Jour Je vois certains qui ont cru... [Lire la suite]
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dimanche 24 mars 2013

SEUL UN CALICE

Seul un calice rempli de larmes a l’éloquence du discours quand il parle de la grandeur humaine. Qui donc encore a conscience de l'opulence indécente quand des enfants meurent de faim ? Je sais que "beauté" est un mot païen qui se décline en cris de cœur. Je viens de la lumière intérieure du verbe et des choses. Je viens d’une lumière originelle que la matière cache à l’insignifiance de l’œil humain. Je viens de la lumière matrice qui articule l’atome pour donner la vie. Je viens d’un seigneur de sang lointain. ... [Lire la suite]
samedi 23 mars 2013

AGNES SCHNELL

  On cherchait un temps à pétrir avec des motsun temps lumineuxqui éclairerait l’enfanceet les abeillesun temps à odeur de lavandeet de linge frais.On désirait un tempsbousculé penchécomme un arbreun temps qui effaceraitrouilles et ornièresqui déclinerait en arpègestous les mots perdus.   .   AGNES SCHNELL   .              
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samedi 23 mars 2013

FAIS FRONT

Aux regards inquisiteurs, qui cherchant à forcer ta pudeur légitime, voudrait pouvoir t’enfermer dans une caricature de psychologie – toujours plus simpliste, toujours plus liberticide. Fais front ! Aux gardiens de troupeau qui, soit par les yeux doux, soit par les crocs, s’efforcent de te ramener vers leur « droit chemin », ignorant que ce chemin n’existe que dans leurs esprits médiocres. Fais front ! Aux chantres de la morale, laïques ou religieux, qui masquent leur frayeur puérile derrière des conceptions aussi... [Lire la suite]
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samedi 23 mars 2013

FRAGMENTS...Extrait

"Je me sens attiré avant tout par les gestes inconscients de l’être, qui passent leurs mains lumineuses à travers les créneaux de cette enceinte d’artifice où nous sommes enfermés. Je voudrais étudier tout ce qui est informulé dans une existence, tout ce qui n’a pas d’expression dans la mort et dans la vie, tout ce qui cherche une voix dans un cœur. Je voudrais me pencher sur l’instinct, en son sens de lumière, sur les pressentiments, sur les facultés et les notions inexpliquées, négligées ou éteintes, sur les mobiles irraisonnés, sur... [Lire la suite]
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samedi 23 mars 2013

UN IMMENSE OUBLI...

Je me suis étendu dans cette Immensité qui creuse sous notre poids Le Bouclier nu de la tombe et du berceau Celui qui est resté seul dans la Vie Veut rester seul dans la Mort. Qu'on m'ensevelisse dans l'infini du désert A qui meurt d'amour immense Il faut un immense oubli Oui j'espère mourir ainsi Dans un amour immense Et dans un immense oubli . - Poème Targui Traduction Charles de Foucault -   .    
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vendredi 22 mars 2013

L'HOMME QUI FIT TOUS LES TOURS

 Quand j’aurai rendu visite aux hommes du monde             entier, Quand à travers leurs mots, leurs chants, leurs plaintes             j’aurai partout passé, ayant comme laissez-passer Auprès d’eux tous ma fatigue et mon effort de nuit             et de jour,   Quand pour comprendre un mot de plus d’un frère ... [Lire la suite]
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jeudi 21 mars 2013

L'INACHEVEMENT....

  Il n’y aurait donc que cela. L’instant du dernier souffle      Et, face à cette unique étincelle d’agonie, un territoire d’inexprimable solitude où l’errance de mon écrit contre en de vains suspens l’incompétence et l’abattement de mon penser.      Alors, d’exorcismes en manifestes, le verbe ne peut que subir dans l’accablement l’attirance que le secret du double veut nous faire pressentir, l’extase du passage où se perd en moi l’énigme de ma différence.... [Lire la suite]
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jeudi 21 mars 2013

THEOPHANIES....Extrait

D'un vers à l'autre il y a un vide, un puits à sec, un coeur sans battements, un astre sans orbite et sans lumière que les mots n'atteignent jamais. Il y a un silence où la voix ne mord pas, le retour, le tournant, encore et à nouveau, le parcours sinueux. Ce n'est pas un silence : c'est une échelle dont tu ne sais pas si elle monte ou bien descend  – comment parcourir ses degrés sans que l'âme ne s'affaiblisse ? –, ni si tu l'as déjà gravie bien qu'elle ne soit pas un chemin. Non, ce n'est pas ainsi. Tu dirais que... [Lire la suite]
jeudi 21 mars 2013

DEHORS....Extrait

 (...)  Voyais-je cet espace quand j’étais enfant ? Ou bien n’était-il qu’un été perpétuel ? «Quand nous cessons d’être des enfants, nous sommes déjà morts». Le sommes-nous ? Le langage façonnant la réalité avec ses racines dans la magie : n’est-ce pas une part de cette enfance mais filtrée à travers le tamis de l’expérience ? Nous parlons d’«enfants de la nature». Nous sommes nous-mêmes des gosses de la nature, rapetissés dans le futur, appauvris dans le langage. Le contact naturel avec les choses de chaque jour, pleines... [Lire la suite]
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