mardi 22 août 2017

DANS LA RUE COURTE

Mon frère, ne reste pas trop longtemps dans les creux et les ronciers. Je peux t’imaginer vivant dans ces résines que sont les images vives de la mémoire. Je me fais à ton absence. Je n’ai pas le choix. Sous les étoiles traversières les vivants sont l’exception et les disparus forment la coque du monde. Je suis dans la rue courte.   .     © PATRICK CHEMIN     .          
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mardi 22 août 2017

VENIR A TOI

Nos enfances communes coulent dans cette fosse creusée par le temps, dans ce tiroir de poussières où demeure une vie entassée, étouffée par tout ce qu'elle retient. Dans la saignée trempent les images coloriées de la souche affectée par nos sangs et nos candeurs.   Le souvenir ressemble parfois à un délabrement, à un paysage immobile dans lequel sont restées prisonnières nos candides évolutions et nos naïves révolutions. Tu avais construit dans tes rêves l’imaginaire de ma réalité. Ou le contraire, peut-être. Et, je... [Lire la suite]
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lundi 21 août 2017

MARCHEMOS POR LA PAZ/ MARCHONS POUR LA PAIX

Que nada te engañe Para embarcarte en una guerra No te armes ni de fusiles ni de lanzas No desperdicies ni tu fuerza ni tu tiempo, hermano Marchemos por la paz que eso es mucho mejor No existe guerra buena Ni guerra pequeña No existe guerra propia Ni sobrio Ni guerra santa Ni hay guerra relámpago Se sabe cuando comienza Pero jamás cuándo va a terminar Marchemos por la paz que eso es mucho mejor Toda cosa combatida Se nutre de la energía del combatiente Y puede también destruirlo Confundir guerra y paz en una sola medalla No puede... [Lire la suite]
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lundi 21 août 2017

HEURE D'EXIL

Je te dédie cet espace librement consenti je te dédie ce retour ce vol contre vents et nuages contre la montre vers cette terre naufragée dans mon âme Je te dédie cette lumière cette musique et les mille frôlements de nos corps Je te dédie ce voyage recommencé à tes côtés cet éternel retour où je t'ai retrouvée Je te dédie ta silhouette par mes yeux envoûtée l'unique mémoire de quarante ans d'attente Je te dédie cette inoubliable volonté de lutte cet espoir regreffé à ta voix à ta tendresse à notre angoisse Je te dédie la... [Lire la suite]
lundi 21 août 2017

DES HEURES FROIDES...Extrait

Pays bleu qu’on lisait à la chaleur du poêle À bûches cassées par les cantonniers. On savait lire en vrai. Le bleu N’avait pas un nuage. Si bleu si nôtre qu’on n’avait pas d’âge. Pas encore piétiné la sciure des doutes. Les années étaient nues Sans robe noire. Maintenant Où sont les mots inséparables Pays bleu ? Déjà perdus ?     .     MARCEL MIGOZZI     .   Oeuvre Raoul Dufy
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lundi 21 août 2017

LES INTUITIONS DE LA MAIN...Extrait

je dis ce que je voisla porteuse de peau au buisson des ardentsmême si dans le rosier le rouge-gorge est en haillons peindre n’a pas de limitescar le peintre a un prochainles formes sont encore nues dans les intuitions de la mainpour en surprendre les limites le corps sera le seul voyageon s’approche ainsi d’un jardin où la nuque se détache d’un oiseau par une pincée d’intuitionsans repères qu’une bouche attelée à une autre boucheet la langue pour faire un vœu. .     MARCEL MIGOZZI     . Oeuvre Fatat... [Lire la suite]
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lundi 21 août 2017

MARCEL MIGOZZI

Restons visibles sous les draps même peurEt même désir entre disparaître etVieillir où les mots se déforment si viteNous sommes si même désir attachésÀ la même chair où les mots même peurNous portent au dénuement à l’invisibleDans les blancs entre les mots restons visiblesEntre fête et blessure visibles fuiteEt perpétuité mais qui sait ce qu’un êtreDésire de l’autre quand t’aimer est plusIncompréhensible que je vais mourir   .   MARCEL MIGOZZI   .
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lundi 21 août 2017

ECRIT SUR UN TRONC D'OLIVIER

 Parce que je ne file pas de laine Parce que je suis chaque jourAux mandats d’arrêtsEt ma maison exposéeAux descentes de policeAux perquisitionsAux « opérations de nettoyage »Parce que je suis dans l’impossibilitéD’acheter du papierJe graverai tout ce qui m’arriveJe graverai tous mes secretsSur un olivierDans la cour de ma maisonJe graverai mon histoireEt les volets de mon drameEt mes soupirsSur mon jardinEt les tombes de mes mortsEt je graveraiToutes les amertumesQu’effacerai le dixième des douceurs futuresJe graverai le... [Lire la suite]
dimanche 20 août 2017

REMINISCENCE

Merci à Marie-Paule et Raymond Farina . Revenant des piétés discrètes de la petite humanité d’une Malte absolue, quelque chose comme un appel, une prière vers Dieu sait qui :   Que nos pères soient moins célestes & nos mères plus maternelles. Que toute larme soit de joie, que soit de mai toute pensée, que tout enfin coule de source. Que paissent l’éternité verte les bêtes qui nous ont sauvés de tant de déluges d’acier & qu’on cesse de dispenser des noms de nymphettes & de fées aux typhons & aux... [Lire la suite]
dimanche 20 août 2017

JOE DASSIN - 05/11/1938 - 20/08/1980

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