vendredi 24 février 2017

JUSQU'OU MEURT UN POINT D'ORGUE ? ...Extrait

Il suffit qu'un matin un brin d'herbe se mette à frémir qu'une rose s'émeuve de ses plis qu'un tournesol de nuit rayonne pour personne pour qu'on ne sache plus si le temps est un arc-en-ciel entre deux rives ou une harpe entre nos doigts   .   GILLES BAUDRY   .      
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vendredi 24 février 2017

PENDANT QU'IL EST ENCORE TEMPS, MA ROSE / HENÜZ VAKIT VARKEN, GÜLÜM

Pendant qu’il est encore temps, avant que Paris ne soit brûlé et détruit, pendant qu’il est encore temps ma rose, Pendant que mon coeur est encore sur sa branche. Me voici, par une de ces nuits de mai, t’appuyant contre un mur du quai Voltaire, il me faut t’embrasser sur la bouche. Et puis, tournant vers Notre-Dame nos visages, il nous faut contempler la rosace. Soudain tu devras te serrer contre moi ma rose, de peur, de surprise, de joie, et tu devras pleurer silencieusement. Les étoiles bruineront, très fines, se mêlant aux lignes... [Lire la suite]
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jeudi 23 février 2017

UTOPIE

Juste un instant se prendre Pour la France écouter ce que racontent mes prétendants L’un dit Au pain sec, je vais Te remettre au pas, ma jolie, au pas des bottes et pas question De tricher sur le montant des commissions, Le deuxième, bien pommadé, réunit ses copains Pour qu’ils me prennent à trois, quel courage, La troisième déclare qu’elle chassera tous mes amis Et qu’on restera seules à la maison à haïr le reste du monde Le quatrième, envoyé par mon ex-mari, me promet comme lui De belles choses qu’il n’a pas l’intention de faire, Et... [Lire la suite]
mercredi 22 février 2017

L'EMERAUDE PROMISE

On naît à chaque seconde de l’enfant que nous avons été, du miracle du temps qui ne nous efface, du chant qui s’ouvre comme une écluse délivrée, des eaux descendues d’une vieille mémoire, des mots enfin possible pour nommer le sens de ce que nous croyions dérives et qui n’avait en somme que la forme du chemin. Car il y a une parole pour chaque chose de ce monde, pour chaque acte de nos corps au milieu des fleurs qui poussent et des arbres qui tombent. On naît à chaque heure parce que la mort ne sera jamais que l’affaire des vivants... [Lire la suite]
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mardi 21 février 2017

ELGAR CELLO CONCERTO, JACQUELINE DU PRE

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mardi 21 février 2017

JORGE LUIS BORGES...Extrait

"Après quelque temps, Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme. Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité. Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses… Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant. Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la... [Lire la suite]

mardi 21 février 2017

UGARITICA

Au bout de mes doigts je détiens ces blancs oiseaux cunéiformes mon souffle mon amour mon désir voyageur ces oiseaux effilant le loin fortuits & brefs dans l'incessant combat du feu & de la mer ces moments d'ailes donnant ciel à mes mots insoucieux de moi lointains déjà comme les vagues & le vent & miens oh rythmiquement miens   Dans la cendre & le sable à ce delta du temps Alasia Samara appelant de leur nuit la source que nous serons peut-être   Creusant ameublissant le sens trembler de ne sauver... [Lire la suite]
mardi 21 février 2017

LA SORGUE - CHANSON POUR YVONNE

Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison. Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété. Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson. Rivière souvent punie, rivière à l'abandon. Rivière des apprentis à la calleuse condition Il n'est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons. Rivière de l'âme vide, de la guenille et du soupçon Du... [Lire la suite]
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mardi 21 février 2017

COMPLAINTE DU LEZARD AMOUREUX

N'égraine pas le tournesol. Tes cyprès auraient de la peine. Chardonneret reprends ton vol Et reviens à ton nid de laine. Tu n'es pas un caillou du ciel Pour que le vent te tienne quitte. Oiseau rural ; I'arc-en-ciel S'unifie dans la marguerite. L'homme fusille cache toi ; Le tournesol est son complice Seules les herbes sont pour toi Les herbes des champs qui se plissent. Le serpent ne te connaît pas Et la sauterelle est bougonne : La taupe, elle, n'y voit pas ; Le papillon ne hait personne Il est midi chardonneret. ... [Lire la suite]
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mardi 21 février 2017

LE VISAGE NUPTIAL

À présent disparais, mon escorte, debout dans la distance; La douceur du nombre vient de se détruire. Congé à vous, mes alliés, mes violents, mes indices. Tout vous entraîne, tristesse obséquieuse. J’aime. L’eau est lourde à un jour de la source. La parcelle vermeille franchit ses lentes branches à ton front, dimension rassurée. Et moi semblable à toi, Avec la paille en fleur au bord du ciel criant ton nom, J’abats les vestiges, Atteint, sain de clarté. Tu rends fraîche la servitude qui se dévore le dos; Risée de la nuit, arrête... [Lire la suite]