lundi 26 février 2018

NOUS AVONS PERDU NOTRE ACCASTILLAGE D'HUMANITÉ

Nous avons perdu notre accastillaged’humaniténotre âme cassée en morceauxpar nos propres poingsnous n’avons plus de mains tenduesvers les populations civiles ciblées par des barils de clouspar des déversements de chlore nous les abandonnons Syriens vos enfants dans des couveusesn’ont pas le temps de commencer à vivreque déjà la mort guerrière les décimeimpossible de sortir de l’hôpitalvisé par des bombes incendiaireset les médecins à l’humanité sans frontièresgisent sur le sol avec leurs bistouris leurs forcepsleurs peu... [Lire la suite]

dimanche 25 février 2018

BONJOUR VIEILLESSE

J'aurais pu dire: Vieillir, c'est désolant, c'est insupportable,C'est douloureux, c'est horrible,C'est déprimant, c'est mortel.Mais j'ai préféré «chiant»Parce que c'est un adjectif vigoureuxQui ne fait pas triste.Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance.On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable.La vie devant soi. Même à... [Lire la suite]
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dimanche 25 février 2018

BRUNO ODILE...Extrait

A mon tour, si je savais pleinement déverrouiller mes lèvres, il me faudrait plonger plus loin que mes cris condamnés à l’exil. Peut-être, arriverais-je ainsi à ciseler tous les sourires anciens qui remontent comme des rots chargés de rouille fiévreuse. Je sais à présent qu’il n’y a pas d’heure et qu’il n’est pas de temps exact pour que les mains déliées ne se replient sur la poitrine du jour. Chaque mot se recroqueville sur les commissures desséchées de l’espoir. Il n’existe pas de temps pour mourir ivre de nostalgie, il n’y a... [Lire la suite]
dimanche 25 février 2018

AU VENT DE LA PIROGUIERE...Extrait

Où est-il le chemin  Que chacun de nous suit ?Il me faut y passerY pousser ma pirogue.D’autres avant toiEn effet sont passésMais la merDerrière euxA effacé leurs traces.Je n’ai plus de repèresJe n’ai plus les AnciensPour me guider en mer.Je n’ai plus qu’à passerQu’à pousser ma pirogueEn faisant mon chemin. .  . . . . FLORA AURIMA DEVATINE . . . . . Oeuvre John Webber, Raiatea 1787
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dimanche 25 février 2018

FLORA AURIMA DEVATINE

 Nous gardons et emporterons dans nos bagages quelque essence qui est : Sur nos chemins de partage,L’apport par chacun de son brin de conscience,De réflexion, d’humanité,Pour commencer à dire ensemble,Avec nos mots, nos sonorités, nos musiques intérieures, La chose à transmettre,L’esprit de juste mémoire : Tailler, ajouter, renouer, rénover,Aplanir, étendre et retresser la natte humaine.      .   FLORA AURIMA DEVATINE   .         Oeuvre Giuseppe Sticchi   ... [Lire la suite]
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dimanche 25 février 2018

RENAUD GARCIA FONS

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dimanche 25 février 2018

HALLELUJAH PAR GIOVANNI SOLLIMA

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samedi 24 février 2018

ACCOINTANCES

La poussière des bombes m’étouffe, m’écrit une amie ce matin, et j’ai envie de lui répondre la poussière des bombes et celles sur ces langues sèches qui ne bougent plus, dans nos bouches brûlées de trop d’images, de trop de chiffres monstrueux derrière lesquels on ajoute Enfants Tués Enfants Cassés Humains Écrasés, la poussière de Paris, de Londres, de Berlin, de New York, je vous épargnerai Beijing où la poussière est noire, Moscou où elle est rouge de sang frais qui coule, la poussière qui est devenue notre... [Lire la suite]
vendredi 23 février 2018

LA TRAVERSÉE DES ILLUSIONS...Extrait

"Il était une source qui coulait de nuit. Beaucoup s'y abreuvèrent qui jamais ne la virent, mais entendirent son murmure. Peut-être que le murmure était en eux ; mais il était confirmé par la source.Source libre, pas plus ici que là : l'heure vient, et elle est déjà venue, encore qu'elle suscitât en divers lieux des arbres et des prairies qui fleurissaient en toute saison. Beaucoup venaient, repartaient avec la mémoire de la source. Qui cessait de l'entendre n'était plus qu'une ombre parmi les vivants et n'existait que pour la... [Lire la suite]
vendredi 23 février 2018

SAVE GHOUTA...!

Je vous écris des entrailles de la mort... Voilà vingt ans que mon scalpel et moi sommes les meilleurs amis. Il dansait entre mes doigts et moi je faisais mon travail avec un calme olympien. À la fin de chaque journée, je soufflais au creux de son oreille : « Tu as bien œuvré, bon travail, grâce à Dieu, nous avons sauvé beaucoup de vies »Mais les choses ont changé, et mon scalpel n’est plus ce qu’il était. Mes doigts n’ont plus la force de le porter. On dirait qu’une partie de mon âme s’est enracinée entre les plis de son tranchant,... [Lire la suite]