vendredi 11 février 2011

SALVO EL CREPUSCULO...Extracto

Extraño la Cruz del Sur cuando la sed me hace alzar la cabeza para beber tu vino negro medianoche. Y extraño las esquinas con almacenes      dormilones donde el perfume de la yerba tiembla      en la piel del aire. Comprender que eso está siempre allá como un bolsillo donde a cada rato la mano busca una moneda el cortapluma      el peine la mano infatigable de una oscura memoria que recuenta sus muertos. La Cruz del Sur el mate amargo. Y las voces de amigos usándose con otros. . ... [Lire la suite]

vendredi 11 février 2011

SINGULIERS...Extrait

" C'est l'heure de l'insomnie, maîtresse de la Terrela torture est l'odeur de ce tempsoù lentement, lentement se figele sang du vivant. Laisse les arbres s’échanger les oiseauxLaisse les fenêtres faire accueil à une aube qui soit autre.Regardons la durée se rompre entre nos mainsEn direction d’un lieu ceint de sa ruptureRupture d’où vont surgir des temps secondsCeux de la houle des massesQuand la toux se mêle au ParadisEt qu’au pain se mêleL’auréole des anges. " . ADONIS . Oeuvre Christophe Hohler ... [Lire la suite]
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jeudi 10 février 2011

AUBE...Extrait

  Cendre et texte d’avantle fait que tu en sois ivreses ancrages ses errementsnuance lunaire à modulertoute relation connaissanteta nomadité chronique l’effaçantne subsistera ni objetni en deçà ni au-delà sauf l’aubeface aux yeux morts du récitant   (...)   la seule rémanencela séance à reprendre à son débutet toute sa généalogie dévoyéesans énumérer les rues sansles relier à la nuit attendueet avant que n’arrive la Ponctuelleferme les yeux avantpour le jaillissement du miraclede mots lunairesdans ces... [Lire la suite]
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jeudi 10 février 2011

L'ETERNITE, BELLE COMME LE VISAGE DES ENFANTS...Extrait

La première transcendance est celle du ruisseau qui abandonne un peu de lui-même pour devenir ciel. Le ciel qui s’introduit dans le ruisseau, fait un léger bruit dont jusqu'à présent aucun savant ne s’est préoccupé. Parfois, le ruisseau s’arrête pour laisser le mouvement à ses galets et surtout pour planer sur sa transparence. La transparence du ruisseau est une représentation supérieure, une spiritualité, car elle s’approprie le ciel. Par la transparence, le ciel ne supprime-t-il pas le ruisseau, et vice-versa ? Et comment ... [Lire la suite]
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jeudi 10 février 2011

PRESQUE NUIT...Extrait

  Et de grands papillons sont tombés dans la mort Dans les défroissements de l'origine Ils ont des yeux pour regarder la mort Pour regarder le feu et les sommeils Cela qui fait de la violence de leurs ailesSoleil et nuit dans le multiple songe De ces jardins incendiés d'oubli . Un homme est traversé par des couleurs Et je le vois dormir dans sa paix retenue Au-dessus de sa vie est le plus sobre ciel Avec l'enfant de l'araignée pour tout recoudre Musique et dispersion de ces pollens sonores Qui ... [Lire la suite]
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jeudi 10 février 2011

POEMES A SAMUEL WOOD

Une ombre peut-être, rien qu’une ombre inventée Et nommée pour les besoins de la cause Tout lien rompu avec sa propre figure. Si faire entendre une voix venue d’ailleurs Inaccessible au temps et à l’usure Se révèle non moins illusoire qu’un rêve Il y a pourtant en elle quelque chose qui dure Même après que s’en est perdu le sens Son timbre vibre encore au loin comme un orage Dont on ne sait s’il se rapproche ou s’en va. . RENÉ-LOUIS DES FORÊTS .
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mercredi 9 février 2011

LES MOTS RECOUSUS

coudre le silence le fil de la parole s’en va dans le vent et croit qu’il va repriser des plis des lèvres tout ce qui fait un visage   on ne corrige rien on continue et le temps parfois pose là ses dents pour mâcher lentement nos ombres   on pense qu’une petite main tout à coup organise nos sensations alors qu’une image enfonce à présent son écharde qui plus tard fera du pus   à moins que l’oubli ait pourri... [Lire la suite]
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mercredi 9 février 2011

REQUIEM...Extrait

C’est ici que j’attends la venue du silence. En face de l’arsenal putride je ne distingue qu’une étincelle dernier reste des feux. Comme tous les restes, il a la marque des choses cachées pour toujours, des êtres ensevelis au sommet des dunes ; comme les lettres marquées au fer rouge sur la croupe d’un cheval volé par un gitan, ou une tache  de naissance sur la hanche bien-aimée. Maintenant la nuit descend pour toujours. Mon regard fatigué suit la pirogue qui s’éloigne des mangroves. Une lumière sur le banc de sable. Un crabe... [Lire la suite]
mercredi 9 février 2011

PAYS RÊVE, PAYS REEL

J'ai cette terre pour dictame au matin d'un village Où un enfant tenait forêt et déhalait rivage Ne soyez pas les mendiants de l'Univers L'anse du morne ici recomposée nous donne L'émail et l'ocre des savanes d'avant temps . EDOUARD GLISSANT .
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lundi 7 février 2011

CHEVAL FOU....Extrait

 Je n’étais rien    Et ils m’ont appelé "oiseau"  J’ai été moineau  Et ils m’ont apprivoisé  Autour de mes rêves  ils ont mis leurs idées.      Avec les morceaux de ma liberté cassée,   une cage,   ils ont dressé.    Et toi ?  Toi, petite,    tu n’étais rien,   Ils t’ont appelée "fille",   Ils t’ont donné une couleur... [Lire la suite]