dimanche 7 novembre 2010

MAURICE CARÊME

Ah ! que de merveilles scintillentLorsque danse une goutte d’eau !Un ange parfois joue aux billes,Une étoile tombe au ruisseau.On ne sait jamais quel manteauDe fée courant dans les jonquillesOn peut coudre avec une aiguilleEn rêvant derrière un carreau..MAURICE  CARÊME. Oeuvre Joseph De Camp  
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dimanche 7 novembre 2010

PAPILLON DE NEIGE...Extrait

La figure humaine n’est pas faite pour être vue. Un visage est la vie intérieure d’un autre visage. Le visage... est, dans les regards comme un oiseau entre les serres d’un oiseau.   Le visage... La figure est la lumière du corps humain, elle est la rose où se transforment en regards, tous les secrets d’un corps, sa vie profonde, l’action de la vie sur lui.   La figure : le visage est un firmament, azur de toutes les profondeurs accumulées.   Toute la lumière noire de la vie physique d’un corps est dans le... [Lire la suite]
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samedi 6 novembre 2010

LA PETITE HERBE DES MOTS

"On peut croire qu'un souvenirCreuse la couleur du mot bleu, à forceIl en reste plus rien, du bleu ;Et du souvenir pas plus.Qu'est-ce qu'on raconte ?""Une ancienne cour que l'enfance a ferméeSi t'ouvres le portailQuelques mots reviendront, pas grand-chose.La couleur d'autrefois c'est pareil qu'aujourd'hui, presque :De la tôle toute neuve, mais quand mêmeEncore du vieux bois qui pourrit.""Un mur s'est ébouléC'est comme des mots (mais tombés d'où ?)La douceur du ciel continue son bleuOn dirait qu'on peut rêverA... [Lire la suite]
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samedi 6 novembre 2010

LORAND GASPAR

"A l'eau sombre qui là-bas recueille les griffures d'une aube sur terre à l'eau qui s'en va en riant dissiper la ferveur des images à la goutte de feu dans mon œil quand l'âme vérifie le désert. A ce qui me dit fluide et indivis entre mille voix levées au matin de la voix essaim de gerçures muettes dont saignent encore mes lèvres.LORAND GASPAR . Oeuvre Miquel Barcelo
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jeudi 4 novembre 2010

LA DOULEUR DU MONDE

"C'est toute la douleur du monde     qui est venu s'asseoir à ma table     et pouvais-je lui dire :non ?         Je m'étais fait si petit     une petite chenille et j'ai éteint la lampe.     -mais pouvais-je savoir qu'elle mûrissait dedans     et pouvais-je m'empêcher qu'elle sortit un jour,     une chanson entre ses ailes?         J'ai dit à la douleur du monde     qui s'est couchée sous mon ventre:  ... [Lire la suite]
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jeudi 4 novembre 2010

POESIE...

Toute poésie est avant tout une voix, et celle-ci plus particulièrement.Elle est un appel qui retentit longuement dans la nuit,et qui entraîne peu à peu l’esprit vers une source cachée, en ce point du désert de l’âme où,ayant tout perdu, du même coup on a tout retrouvé.Poésie intérieure, qui tend au silence, mais silence peuplé de mille voix sans timbre,les voix des devenirs qui s'achèvent dans l'être vivant que nous sommes, en l'instant précis où nous nous éprouvons comme un être unique et prédestiné dans la chaine des êtres.Mais... [Lire la suite]

jeudi 4 novembre 2010

LA PAROLE

Rien n’est éphémère, ni la douleur ni le plaisir.Nous courrons d’une porte à un arbre solitaire,d’un pont à une grotte gardienne du temps.Chaque regard est une découverte achevée.La pluie est le soleil que dissimulent certains nuages.Notre parole est un cri irrévocable dans le néant.Nous écrivons un nom, celui de quelqu’un que nous ne connaissons pas.Nous prions dans le temple déserté de l’oubli,et rêvons de Dieu enchaîné à sa douleur.Nous sommes des pèlerins sans foi au milieu du désertet nous nous endormons sur le sable blanc en... [Lire la suite]
jeudi 4 novembre 2010

LES FOUS

Ça ne nous va pas, nous les fous, d’avoir un nom.Les autres êtresportent leurs noms comme des habits neufs,les balbutient pour fonder des amitiéset les font imprimer sur des petits cartons blancsqui passent ensuite de main en mainavec cette gaieté des chose simples.Ah ! la gaieté qui montrent les Alfred, les Antoine,les pauvres Jean et les Serges sombres,les Alexandre au parfum de mer !Tous ils déploient du fond de leur gorge qui chanteleurs nom enviables comme de bannières de guerre,leurs noms qui restent, qui résonneront sur la... [Lire la suite]
jeudi 4 novembre 2010

L'ESQUIF D'OR...Extrait

Cet après-midi là me vient à l'esprit. La pluie tombante s'épuisait detemps en temps, puis une brusque rafale la ranimait à nouveau. Ilfaisait sombre dans la chambre et ce temps ne donnait pas envie detravailler. Je pris mon instrument et commençais à jouer un air en râgaMallâr - un chant de la saison des pluies. De la pièce d'à côté ellevint jusqu'à ma porte puis repartit. Peu après elle revint et restadevant la chambre. Enfin elle entra lentement et s'assit. Elle avaitentre les mains un ouvrage de couture - la tête penchée, elle se... [Lire la suite]
jeudi 4 novembre 2010

RIEN N'AVAIT CHANGE MAIS RIEN N'ETAIT PLUS COMME AVANT...Extrait

Où il y a l’attente, longtemps, et sans retour, où il y a dire, et puis ne plus pouvoir dire, où il y a écouter et puis ne plus pouvoir écouter, où il y a regard et puis tenter de regarder encore, et sans retour. C’est un chant, et malgré la douleur, il n’y a rien d’orphique, c’est un chant sans retour. Chaque mot creuse, là où il est pour un instant, là où il est, même dans l’absence. .JACQUES  ANCET.
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