jeudi 1 septembre 2011

ARZ EL-RAB

Arz el-Rab, Cèdre de Dieu, Me connais-tu encore sous ce nom ? Toi qui quêtes la sagesse de mon ombre Au terme de ton âpre chemin, pèlerin de la Croix, Toi qui ôtas tes sandales au seuil du Monastère Blanc où déjà l’on te faisait place en versant l’huile Sur le pain ; toi qui gravis lentement, Comme vient aux aïeux le souffle, Les raides pentes de Qadisha, Te laissant guider par la parole de l’Exilé qui naquit là, Au lieu des Ecritures, Celui qui revint à la terre aimée de Dieu, A Mar Sarkis,  « Dans le battement... [Lire la suite]
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jeudi 1 septembre 2011

LA VIE A FOISON...Extrait

Liban terre et sang sans pitié cendres sur nous entre montagnes et mer la plaine Méditerranée coulée du Lîtâni vasques-miroirs sous la nue les yeux des femmes leurs voix humides alentours convoitises insensées démences Années de feu et d’outrages les hordes du ciel fer mitraille éclats noirs furie fauve assauts sièges soutenus carnages sans âge explosions oreilles sourdes débâcles invasions capture aucune rémission massacres tueries incandescences les déflagrations affolent les rues embrasées crevées poignardées expéditions punitives... [Lire la suite]
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jeudi 1 septembre 2011

DE TOUTES LES COULEURS

Enfonçant dans le ciel Mes ciseaux d'or J'en découpe un morceau Pour y cacher mes jours de rêve (Mes beaux jours lumineux De toutes les couleurs). Emballés de la sorte Je les garde à l'abri Du vent des doigts de l'ombre De l'oeil astral comme de tout regard. Lorsque la nuit viendra Dans mes eaux jeter l'ancre J'ouvrirai mon trésor Je viderai le contenu De ce lambeau céleste Et de la proie de mes ciseaux Un arc-en-ciel s'échappera Pour s'engloutir dans mes eaux troubles . HILDA KALFAYAN .
mardi 30 août 2011

ELEGIE POUR UNE MARTYRE

 Elles sont plusieurs milliers chaque année de par le monde à mourir par décret paternel fraternel marital ou religieux    Ils m'ont tuée. Mon corps repose en travers du chemin par où souvent je suis passée, un panier à la main. A coups de pierre, ils m'ont tuée. Je n'avais pas trente ans, mais j'avais l'âme fière et le regard fertile de la femme qui veut. Je n'avais pas leur âge, leur esprit corrodé, leurs mots verrouillés, leurs phrases guillotines. J'avais en moi le chant comme une source, une joie pure, une... [Lire la suite]
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mardi 30 août 2011

AVRIL DANS LE GERS

Des parfums de soleil dans l’air mélangés, Qui enchantent l’odorat, sans se laisser nommer De terre, de fleurs sauvages, d’herbes sèches, d’aromates Au-delà… rien n’est sûr. Et le nez hésitant se perd en conjectures Lavande et... Romarin et… Marjolaine et laurier Une touche de giroflées ? Du thym, du laurier et Comme en filigrane, quelque chose de poivré…   Le multiple est dans l’un, envoûtant de senteurs, D’essences capiteuses, de fragrances délicates Légères, appuyées, volatiles, tenaces ... [Lire la suite]
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mardi 30 août 2011

LORSQU'AUX SOIRS DE SABBAT...

Lorsqu'aux soirs de Sabbat monte ta lune noire et que mon vent se lève à l'appel de tes mers, tes cantiques de feu chassent mes chants amers:   Tes parfums transparents flottent dans ma mémoire, je capte tes pollens, et tes mille chemins résument ton miracle au vol blanc de tes mains... Mon rêve prend naissance au berceau de tes hanches: nos corps sont amoureux car nos cœurs sont amants, ma sève se confond en tes ruissellements, ton cri nous redessine en mauves avalanches... La blessure du temps d'où ton sang... [Lire la suite]
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mardi 30 août 2011

ENIGMA...Extrait

Ce n'est ni les fissures de la pierre calcaire où les lézards gardent leur secret empire et grimpent, toujours vibrants, à l'écorce du caroubier ce n'est ni cette terre fatiguée, de champs abandonnés où le genévrier embrasse le lourd figuier où les amandiers éthérés posent leur vert acide sur celui, plus immuable et paisible, de l'olivier, mais c'est seulement ce cœur ombrageux, ces entrailles fertiles qui gardent tous les pleurs de l'hiver et les transforment en vie latente. C'est par elle que l'été, angoissé de cigales ... [Lire la suite]
lundi 29 août 2011

LA PANTHERE CACHEE A LA NAISSANCE DES EPAULES...Extrait

 Elle a la chevelure plus lointaine qu’un plaisir qui vient de passer, et dans le sourire mille promesses n’empêchant pas la pluie. Ses couleurs sont une palette de tremblements: tantôt cicatrice d’ombres et tantôt clair de couteau. Aucun facteur ne sonne à sa porte parce qu’on ne lui connaît pas de demeure. On ne lui connaît pas de fin non plus, car elle est libre comme un arbre. Et comme l’arbre, elle monte. Viens Recueille-la à flots dans tes yeux Son jardin, forteresse qui exhale l’intrigue et douce mort que flaire le... [Lire la suite]
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lundi 29 août 2011

ELEGIE POUR UN AMI...Extrait

Toujours, encore, demain, ces mots de peu de rien, jetés en passant, nous débordent. Ils amassent dans les marges de nos vies un sable lisse et sans usage auquel nul ne prête attention jusqu’à ce que le cœur soudain batte de l’aile et commence à compter ses pas quand tout est dit, tout et qu’il n’y a plus qu’à tirer la porte, mais la porte résiste et grince comme la mémoire devant une montagne d’oublis, ce tas de sable, de silence qui prend toute la place et qui crie. . GUY GOFFETTE . Photographie Ernst Haas
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dimanche 28 août 2011

IN CASA A ME

In casa à me nascì un bellu amore In casa à me cantava lu rusignolu Mà so dighjà culori di dolu U rusignolu nun po campà In core à me canta una malacella In core à me speranza un ci n'hè più Addiu la mè bella ghjuventù Paese caru addiu à tè, addiu Comu lascià sti lochi tanti amati Muntagni cari è machjoni fiuriti Duva so l'acelli è li banditi Cumpagni arditi persi par mè Comu lascià stu mare luminosu In a to sciuma amara vogliu andà Per batta i scoglii senza mai chità A tè lu me amori si ne va O….. . ? . ... [Lire la suite]
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