mercredi 15 décembre 2010

UN GRAIN DE BLE DANS L'EAU PROFONDE

Sans feu ni lieu j'arrive  au bout de ce voyage  Ne me demandez rien  je n'ai pas de bagages  Simplement je regarde  tout seul obstinément  du côté de la mer  où s'est close l'étoile  Ni barque ni rivage  Les feux sont presque éteints  Quelques lueurs encore  d'enfance ici et là  Mais plus de fiançailles  Le point se fait petit  La porte se referme  L'oiseau du dernier vol  dans l'espace d'automne  s'éloigne sans un cri .GEORGES... [Lire la suite]
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mercredi 15 décembre 2010

VIVRE ET MOURIR

Vivre ne ressemble à rien ni personne Mourir ne ressemble à rien ressemble à quelqu’un Vivre et mourir vont en bateau Vivre tombe à l’eau Il ne me reste plus qu’à mourir mon amour Le doute est une arme blanche La blessure de mourir saigne à blanc Vivre est inquiétude Plus vivre s’inquiète plus il vit À la longue vivre est une habitude Un geste irréfléchi   Vivre est à tous les étages Au dernier étage de vivre Il y a un vieux qui s’accroche Mourir s’approche les mains derrière le dos L’air détaché du contexte De... [Lire la suite]
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mercredi 15 décembre 2010

GASTON MIRON

O ton visage comme un nénuphar flottant et le temps c'est le chœur des aulnes à regretter continu sur des rives insensées ton âme est quelque part sur les collines de chair oubliée et le temps c'est mon soulier à creuser contre le ciel à vivre mon angoisse poudrait éclairait l'obscure arête de ma transparence le temps c'est ton visage à aimer blanc dans cette ville qui m'a jeté ses mauvais sorts ton passage dure encore creuset de feu le temps c'est une ligne droite et mourante de mon œil à l'inespéré..GASTON  MIRON. ... [Lire la suite]
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mardi 14 décembre 2010

UN ENFANT

Un enfant ça vous décroche un rêveÇa le porte à ses lèvres et ça part en chantantUn enfant avec un peu de chanceÇa entend le silence et ça pleure des diamantsEt ça rit à n'en savoir que faireEt ça pleure en nous voyant pleurerÇa s'endort de l'or sous les paupièresEt ça dort pour mieux nous faire rêverUn enfant ça écoute le merleQui dépose ses perles sur la portée du ventUn enfant c'est le dernier poèteD'un monde qui s'entête à vouloir devenir grandEt ça demande si les nuages ont des ailesEt ça s'inquiète d'une neige tombéeEt ça croit... [Lire la suite]
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mardi 14 décembre 2010

GRAZIELLA...Extrait

Telles étaient aussi les attitudes, les musiques et les voix sur la terrasse du toit d'Andréa. Graziella jouait de la guitare, et Beppino, faisait rebondir ses doigts d'enfant sur le petit tambour qui avait servi autrefois à l'endormir dans son berceau, accompagnait sa sœur. Bien que les instruments fussent gais et que les attitudes fussent celles de la joie, les airs étaient tristes, les notes lentes et rares allaient profondément pincer les fibres endormies du cœur. Il en est ainsi de la musique partout où elle n'est pas un... [Lire la suite]
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samedi 11 décembre 2010

AME NI MO MAKEZU...Extrait

 Ne te laisse pas vaincre par la pluie. Ne laisse pas le vent gagner. Ne succombe pas aux neiges de l'hiver. Ne laisse pas la chaleur de l'été te vaincre. Que ton corps sois fort! Que le désir ne l'entrave pas! Que la colère ne le séduise pas! Cultive la joie tranquille. Considère-toi comme la moindre des créatures. Place les autres devant toi. Observe avec soin, écoute au plus près. Conserve les leçons chèrement apprises. Une maison au toit de chaume, dans un pré, à l'ombre d'un bois de pins. Une poignée de riz, une... [Lire la suite]

samedi 11 décembre 2010

JENNINE

Et la nuit, quand il s’est arrêté de pleuvoir des tigres et des paravents, alors que les voleurs à main armée se sont satisfaits de pourboires, après la fermeture des cafés amers et à l’heure où les bordels devaient recevoir leurs clients, quand les lampes ont brûlé leurs mèches, et que les curés sont revenus à leur pédophilie coutumière, quand la pluie a pris peur car les bombes la devançaient à une vitesse que la lumière leur enviait, il descendit une fumée épaisse, car les os avaient brûlé à feu doux et on avait cru qu’ils... [Lire la suite]
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samedi 11 décembre 2010

A VICTOR JARA

Nus pieds le vieux paysan, dos courbé, travaillait déjà la terre était grise comme un sang séché   Nus pieds comme le sont les travailleurs sans terre un enfant regardait   Chante chante paysan le sel de tes yeux n’abreuvera pas le champ Chante chante l’été encore voûtera ton dos Chante chante paysan la terre grise déjà t’attend     Dansait dansait l’enfant qui ne savait pourquoi le soleil brûlait l’enfant qui ne savait pourquoi le maïs mourait Dansait dansait le fils qui demandait   Père, qui veux-tu... [Lire la suite]
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samedi 11 décembre 2010

LAISSEZ LES OISEAUX CHANTER

En fait j’écris pour fuir explorer ce mystère que je suis…Rivière désert caravane Mirage des siècles et des larmes des enfants des regards des horizons des troubadours…Le poème La lumière Ce vent Mémoire des filles avec l’onde des nuagesIzlan (chants)Ce parfumDe tiwirga (rêves)Des izuran (racines)Asghurd n tiwtmin (youyou des femmes) en pleine lune avec des étoiles complices et des astres silencieux… L’oralitéLa mémoire de l’océan L’irrigation frayeurLa brise cet âge absence puissance blanche rituel ivre angoisse de... [Lire la suite]
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samedi 11 décembre 2010

LETTRES DE TEMPS SUR LES ROSES

Dans les branches touffues des cèdres majestueux aux dernières lueurs du jour des papillons multicolores se chuchotent avec affectuosité les poèmes des troubadours amazighes et les échos des ancêtres…Les odeurs de résine et de thym mêlées se souviennent d’une enfance qui passa par là comme une étoile filante le temps d’un enchantement … dont le cœur palpite encore aux premiers rayons du soleil Ah ! le bord du ravin intérieur où les souvenirs nous mettent en danger où nos secrets idiots sont inscrits en lettres de temps sur des... [Lire la suite]
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