mercredi 6 décembre 2017

JOXE ARREGI...Extrait

Qu’est-ce donc la foi si ce n’est l’assurance qui te permet de fouler le sol comme terre sacrée et de faire un pas vers ton frère? Je parle de la foi, non des croyances. Je parle de la foi, non des religions.Lorsque je dis foi, je me réfère à cette petite flamme qui scintille sans cesse dans tous les cœurs, dans le tien également, bien que parfois tu sentes qu’elle est éteinte. C’est le même feu qui brûle dans le cœur de la Terre et des étoiles, des atomes et des galaxies. C’est la flamme de la Vie, et la flamme de la Vie est le Cœur... [Lire la suite]

mercredi 6 décembre 2017

JEAN-PHILIPPE SMET...HOMMAGE

« My feet took a walk in heavenly grassall day while the sky shone clear as glassMy feet took a walk in heavenly grassall night while the lonesome stars rolled pastThen my feet came down to walk on earthand my mother cried when she give me birthNow my feet walk far and my feet walk fastbut they still got an itch for heavenly grass »   . « Mes pieds ont marché sur une herbe célesteToute la journée tandis que brillait le ciel clair comme du verre.Mes pieds ont marché sur une herbe célesteToute la nuit pendant que... [Lire la suite]
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samedi 2 décembre 2017

LETTRE DE SALAH HAMOURI

Depuis la prison du Néguev, Salah Hamouri, avocat français vivant en Palestine arrêté le 23 août dernier, nous adresse ces quelques mots. Hamouri nous adresse ces quelques mots. "J’ai ressenti une étrange sensation, lorsque, le 23 août, aux alentours de 4h30, si je me souviens bien, j’étais tiré de mon sommeil par des bruits sourds. Quelqu’un s’acharnait sur la porte de mon appartement et appuyait nerveusement sur la sonnette à répétition. Je me suis dit que je connaissais ce type de vandalisme mais dans les toutes premières... [Lire la suite]
samedi 2 décembre 2017

NOCTURNE

La nuit vient, un ange est là qui mesure le temps des étoiles, les vents sont immobiles, immobiles les heures. La paix serait d’être étendu immobile à travers les heures immobiles, aux pieds de l’ange, sur une étoile en suspens dans le ciel étoilé mais le cœur bat à un autre rythme. Chaque corps étendu, même dépourvu d’ailes, fait naître et s’envoler un papillon de nuit aux ailes délicates, aux yeux de pierrerie. Certains sont jetés sur les rives du jour et d’autres se perdent dans l’obscurité, sous les vagues,... [Lire la suite]
samedi 2 décembre 2017

PENSEES FLOTTEES

Paupières closes , les pensées s'entrechoquent en quête d'un point de fuite .  Moins que l'absence et plus que le silence : la pensée invasive tue . Sans résistance, la vague gourmande devient houle dévoreuse. C'est le chaos dans la boite. La nuit sanglote sur les herbes folles. Le vent lève la mer et dénude la terre . La nature s'affale , presque tout est horizontal , tel une ligne de battements de coeur à l'arrêt. La vie hoquète sans bruit. Il est minuit, le regard noir ne cherche plus,... [Lire la suite]
samedi 2 décembre 2017

LORAND GASPAR...Extrait

... comprendre vraiment ce qu’est être icinuage, martinet, homme ou caillou —c’est ainsi dans les moments les plus simplesque le dire s’enracine en son vivre —puisse la saveur du jour dans la gorgeportée par l’ouverture trouvée,pour d’autres parmi les herbes renaître -   .   LORAND GASPAR   .     Oeuvre Serge Fiorio http://www.sergefiorio.canalblog.com  
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mercredi 29 novembre 2017

JEAN-MICHEL MAULPOIX...Extrait

La promenade n'est pas aussi éloquente que le voyage. Un murmure lui suffit, c'est pourquoi elle aime tant longer les ruisseaux. Attentive, elle écoute et ne parle guère. Son allure est légère, son souffle est régulier, rien n'affole son haleine. Si parfois son cœur bat plus vite, ce n'est pas qu'elle se précipite, mais qu'elle s'immobilise. Tout près, le monde a sursauté : l'envol d'un oiseau tressaillant dans les feuilles, un rayon de soleil ou quelque coup de vent, coup d'amour, coup de grâce...La promenade aime les surprises, ces... [Lire la suite]
mardi 28 novembre 2017

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

Ecarte cette pierrede mon chemin, car ma fatigueest devenue trop vieille, j’ai perdu le sommeilje ne sais où, j’hésiteentre une chose et son contraire, jeje veux l’espaceet quelqu’un me repousse contre un mur,y a-t-il du bruitdans le dehors, du feu, des fruits très lourdssur les arbrestoutest si loin, tout me blesse, et cette pierreque je porte au ventre,arrache-là.     . CLAUDE ESTEBAN   .     Photographie Raoul Ubac      
mardi 28 novembre 2017

A LA RENCONTRE D'UN PIN

La parole chargée de guérir a dressé cette ruinede quelques chardons bleus, de poussière et de vent ;ce chemin où la mort, empoignée par tant de mots,comme un figuier portant ses fruits dans un vieux muret l’embellie de lierre sur la porte fanée,se referme sur le devenir joyeux,le lointain, très lointain murmured’un pin amoureux. .   PIERRE-ALBERT JOURDAN   .    
mardi 28 novembre 2017

UN ENFANT

Où attend celle qui t’a mis au monde,Comment sourit celle qui t’a bercée,Qui a enroulé flottante une feuilleAutour de ton bourgeon,Qui t’a jeté dans la douleur et la terreHors de replis de son sein,Qui a eu le droit de te boire avec ses lèvresEt de tenir avec ses yeux ?Pour toi le jardin, des fruits le plus chéri, est suspenduAux arbres de son matin.Ô suavité ! Ô jalousie !Ô écume des ruisseaux blondsAutour du vallon herbeux et du foyer radiculaireVers la lointaine fosse ténébreuse !Ô filet à billes et dadaDans un habitacle de cloches... [Lire la suite]