mardi 1 décembre 2009

POEMES INEDITS...Extrait

Il est l'heure enfin de rassembler l'écume de lier les coïncidences .. l'heure de l'astre égorgé près de la porte fermée par la pluie .. l'heure transparente du silex et de la poussière .. l'heure de la quête sur le chemin d'épine non loin du double et de la frontière .. il est l'heure enfin de rassembler l'écume de lier les coïncidences. . MICHEL  COSEM .
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mardi 1 décembre 2009

EN DEPIT DE MES CHEVEUX BLONDS

Mes frèresEn dépit de mes cheveux blondsJe suis Asiatique.En dépit de mes yeux bleusJe suis Africain.Chez moi, là-bas, les arbres n’ont pas d’ombre à leur piedTout comme les vôtres, là-bas.Chez moi, là-bas, le pain quotidien est dans la gueule du lion.Et les dragons sont couchés devant les fontainesEt l’on meurt chez moi avant la cinquantaineTout comme chez vous là-bas. En dépit de mes cheveux blondsJe suis Asiatique.En dépit de mes yeux bleusJe suis Africain.Quatre-vingts pour cent des miens ne savent ni lire ni écrireEt cheminant... [Lire la suite]
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mardi 1 décembre 2009

L'ENFANCE AU BORD DES MOTS, LA RUMEUR DES ÂGES...Extrait

Ses mains sont feuilles persistantesd’un arbre venu de si loinque l’écriture aux cent cheminslui doit d’être forêt d’enfance. Elle sait déchiffrer les sources,calculer le poids des saisons,lire les traces des prénomsdes sept petits de la Grande Ourse. Son cœur est un coquelicotapprenant, dans le blé qui lève,à trier le grain des poètespour l’héritage des oiseaux. et le pollen de sa paroletransforme en ruche son école. . DANIEL  REYNAUD .
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mardi 1 décembre 2009

CHEMIN DE PLAIN CHANT

Longtemps il a marché pour rencontrer l'automne. Souvenir de parfums. Entrailles bouillonnantes. Violines anciennes craquant de miel baveux. Rondeurs provocantes. Le figuier salue. Souffrance. Les figues se dessèchent. Tombent. Oubliées. Où sont vos ventres larges craquant de miel ? Seuls crissent quelques grains de mémoire au croisement des jours. Une mouette s'est posée sur le magnolia du jardin. Elle venait de là-bas où tout est vérité. Les hommes ont dit, il faut choisir. Ses doigts glissent. Ils dessinent des toiles d'araignée.... [Lire la suite]
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lundi 30 novembre 2009

ICI, IL N'Y A PLUS RIEN...Extrait

Je ne devrais pas rompre la nuit Me souvenir de ces jours Qui ne laissaient rien dans leur marge. C'était trop comme "Il était une fois" Dans ces contes qui jamais ne finissent Je ne devrais pas respirer de ton souffle T'entendre marcher, dire ces mots Que sans aimer On ne sait s'ils existent Je devrais fuir la chaleur   Qui s'emparait de la ville Lorsque je te serrais dans mes bras Je ne devrais pas voir tes yeux rire Ton corps faire bouger le soleil M'emporter en ces ailleurs Où les marelles n'ont... [Lire la suite]
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lundi 30 novembre 2009

ALBERT EINSTEIN

“La plus belle et profonde expérience accessible à l’homme est le sens du mystère. C’est le principe fondateur de toute religion, de toute approche sérieuse du monde de l’art ou de la science. Celui qui n’a jamais eu cette expérience m’apparaît sinon mort, pour le moins aveugle. Percevoir derrière chaque expérience une réalité à laquelle notre intelligence n’a pas accès, dont la beauté et le sublime ne nous touche qu’indirectement : c’est l’essence du religieux. Selon cette vision je suis religieux. Il me suffit de m’émerveiller de... [Lire la suite]
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dimanche 29 novembre 2009

L'UNE OU L'AUTRE...Extrait

La lampe de la chambre à travers les vitres de la porte avait regardé tout le soir, la triste lampe de tous les vents.Une voix voulait atteindre on ne sait quoi en elle-même et soudain hors de toutes les parolesDomine son amour comme s'il n'y avait autour d'elle qu'un ciel vivant où le moindre geste tirerait des larmes de tout.Mais où donc est l'espace qui lirait l'exil dans les larmes.Une eau chuchote. La dernière parole raisonnable est pour dire qu'on a fait mourir la raison.S'ouvrant à travers toi un regard pénètre tes yeux,... [Lire la suite]
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dimanche 29 novembre 2009

QUÊTE...Extrait

Ce corps? Est-ce moi,Ou suis-je lui?Je regarde ma mainpresque transparentesous la lumière cruede la lampe.- Ces doigts inégaux et obtus!Je regarde ma main;Elle me demeure étrangère.Ce visage dans ce miroir,- Ce front trop hautCes yeux trop fixes,À qui sont-ils?Je marche, je mange et je bois,Je fais l'amour et je dorsJe jouis de la vieEt je jongle avec la mort.À tout ceci mon corpsDemeure étranger.Ne se teinte-t-il jamaisde ma pensée?Est-il trop moiOu suis-je trop lui?Ainsi que ces objets familiersQu'on ne remarque plusTant on les a... [Lire la suite]
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dimanche 29 novembre 2009

L'ENVERS ET L'ENDROIT...Extrait de la PREFACE

« Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre », ai-je écrit, non sans emphase, dans ces pages. Je ne savais pas à l’époque à quel points je disais vrai; je n’avais pas encore traversé les temps du vrai désespoir. Ces temps sont venus et ils ont pu tout détruire en moi, sauf justement l’appétit désordonné de vivre. Je souffre encore de cette passion à la fois féconde et destructrice qui éclate jusque dans les pages les plus sombres de -  L’Envers et L’Endroit - . Nous ne vivons vraiment que quelques... [Lire la suite]
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dimanche 29 novembre 2009

LA VIE IMMEDIATE...Extrait

La hache la façon de tenir un verre brisé La négation d’une fausse note les clous les fards Le sens commun des algues les ravins l’éloge tout ou rien La pourriture astrale et le reflet de son délire La lune de rosée et beaucoup d’animaux gaillards Dans cette ville disparue dans cette ville camarade L’orage vagabond ses prunelles éclatées son feu virtuel Le brassage des graines des germes et des cendres Coin des Acacias masqué d’odeurs le sable fait la moue Lune la feuille fleur le sein et les paupières lourdes Les... [Lire la suite]
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