jeudi 18 février 2010

QUATRE QUATRAINS POUR OMAR KHAYÂM

Je lève à toi ma coupe Omar KhayâmPrécieuse poussière de NichapourFrère de Baudelaire, mon amourQui enivras de poésie mon âme Hélas! Si l’on m’avait prédit qu’un jourJ’irai zoner si loin de NichapourJ’aurais pris une poignée de sa terreLes os de Khayâm pour Apollinaire Point du jour à l’horizon du hasardBreton, je sais, tu aurais aimé OmarLibre-penseur, libre-rêveur de l’artD’aimer la vie avant qu’il soit trop tard Il était un grand poète autrefoisDébut et fin de la vie comme neigeKhayâm, je crois te lire en BonnefoyLa poésie... [Lire la suite]
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dimanche 14 février 2010

CUANDO ESTUVE EN EL MAR ERA MARINO...

Cuando estuve en el mar era marinoeste dolor sin prisas.Dame ahora tu boca:me la quiero comer con tu sonrisa.   Cuando estuve en el cielo era celesteeste dolor urgente.Dame ahora tu alma:quiero clavarle el diente.   No me des nada, amor, no me des nada:yo te tomo en el viento,te tomo del arroyo de la sombra,del giro de la luz y del silencio,   de la piel de las cosasy de la sangre con que subo al tiempo.Tú eres un surtidor aunque no quierasy  yo soy el sediento.   No me hables, si quieres, no me... [Lire la suite]
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dimanche 14 février 2010

MAURICE BLANCHOT

"Non pas une seule faille ou fissure, mais une suite indéfinie-la série- de crevasses, quelque chose qui s'ouvre et ne s'ouvre pas ou qui s'ouvre, toujours déjà refermé, et non pas la béance de l'abîme où il n'y aurait plus qu'à se glisser dans l'immense, insondable vide, plutôt ces fentes ou fissures dont l'étroite astreinte, le resserré de la défaillance, nous saisit, par un enfoncement impossible, sans nous permettre de tomber selon le mouvement d'une chute libre, fût-elle éternelle : voilà le mourir peut-être, la dure... [Lire la suite]
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dimanche 14 février 2010

POESIE PERDUE...Extrait

"O toi, je ne t'oublie jamais dans ma prière -- Tu reviens ramenée par la dernière heure des nuits, par la lampe qui précède mon jour quotidien, par toute séparation de mon âme et des choses, quand il lui semble qu'elle poursuit un mouvement qui se divise de tout objet et cherche à être soi-même ou à je ne sais quel amer recul, auprès duquel toutes choses sont étrangères.   Alors tu reviens comme l'eau rentre dans le creux du vaisseau troué quand les hommes n'en peuvent plus et cessent de pomper. Ma prière est sans parole ou... [Lire la suite]
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samedi 13 février 2010

A L'OMBRE DU FIGUIER

Toutes ces chambres,   ces rives,   que le sommeil a quittées   pour dépoussiérer la pluie.   Comment nous reconnaître   dans les méandres   de la nuit ?   Comment nous rejoindre   sous les dépouilles de la soif ?   Je serai près des traces,   proche du vertige   et de l'essor du vent.   Je recoudrai l'ombre à la lumière   pour libérer des glaces   ta présence muette.   Que ma bouche recueille   l'ambre déconcertante,   la violente... [Lire la suite]
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samedi 13 février 2010

FLB

L'eau cette glace non posée Cet immeuble cette mouvance                     Cette procédure mouillée Nous fait prisonnier sa cadence                     Nous dit de rester dans le clan A mâchonner les reverdures                     sous les neiges de ce printemps A faire au froid bonne mesure     ... [Lire la suite]
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vendredi 12 février 2010

QUELQUE CHOSE DU DEDANS

  Comment se peut-il que sans être incurable on ne veuille pas guérir ?. André Velter   Sortir de sa nuit après une croissance imparfaite se réveiller l’âme décolorée ébouriffée. Peut-on être nomade du temps ? Peut-on être d’une vie à une autre passant ? Silence des morts rebelles qui renforcent les nœuds. Silence de la vie au hasard fixée ou plantée telle une épine indurée en nos rêves irritant nos fougues. Qui peut nous retenir contre le vertige du dedans si large si vide ? Ceux à mi-chemin arrêtés fébriles... [Lire la suite]
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vendredi 12 février 2010

IL Y A UN MOIS....HAÏTI

Tandis que la foutue bienséance médiatique nous assène,     en attendant pire ailleurs, que c'est une malédiction vous dis-je, une fatalité, vous dis-je, un désastre vous dis-je, tandis qu'ils s'amusent à décortiquer les chiffres, 50000 ou 200000, les autres déclament que c'est l'oeuvre d'on ne sait quel créateur et exhument des décombres de savantes théories   mais on s'en fout car il y a l'enfant, l'enfant, l'enfant,   l'enfant qui pourrait être mon enfant ou ton enfant, il y a cet enfant, qui est... [Lire la suite]
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vendredi 12 février 2010

THALWEG

  Ce fleuve qui descend si profond qui me blesse                     Attentif et précis à mes douleurs d’averse                     Ce fleuve qui s’écrit pour m’emporter vers vous                     Si fragile et patient qui me tend me dénoue                     ... [Lire la suite]
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vendredi 12 février 2010

L'AMOUR EXTRÊME...Extrait

Sans retenue j'avoue tenir à mes aveuxà ce cri noir de sang, à ce feu sur les lèvresà ce qui porte en moi la marque de tes dentset à ce vertige où l'âme semble trouer la peau.ANDRE  VELTER. Oeuvre Jean-Christophe Schmitt
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