lundi 16 janvier 2012

INSOMNIA ET AUTRES POEMES...Extrait

Les femmes sont lasses : l’amour les habite ce tigre profanateur de forêts, qui tourmente. À travers les millénaires elles s’en sont allées. Leur sang elles ont distillé goutte après goutte, année après année leur ventre elles ont porté avec sagesse, la main tendre, le front soucieux. Repue d’humeurs, habitée par l’amour aussi beau qu’un monde nouveau tombé à tes pieds. . CLAUDIA AZZOLA . Oeuvre Alberto Rafols Culleres . Le donne sono stanche : sono abitate da amore tigre che insegue, che viola foreste. Le donne... [Lire la suite]

lundi 16 janvier 2012

ENGAGEMENT DE L'ECRITURE

Toute écriture sérieuse est engagée, le reste, n'est que papotage, assouvissements et gloussements de poules, agitations de galliformes qui caquètent. Mais attention, l'engagement est pluriel, aussi pluriel que la vie et ses champs. On peut être engagé dans l'expression de ses convictions spirituelle, amoureuse, érotique, esthétique et non seulement en politique, en société... Toutefois, un engagement est ubiquitaire en littérature comme en toute chose: c'est l'affirmation avouée ou non d'une morale par delà la logique de l'action.... [Lire la suite]
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dimanche 15 janvier 2012

LA POETE, LE PEINTRE ET LA VIE, « BRÛLANTE »...ANNAIG RENAULT ET YVES GRANDJEAN

  « Le temps est-il venude la flamme et du verbe ?au ventre du nuagese dessinel’oasisoù j’entendrai enfin mon nom… Alors je pourrai naître. » . ANNAIG RENAULT . . « Je sais la vie brûlante » Le titre vous emporte comme une énigme. À la chorégraphie des corps sculptés dans la douleur de l'appel et de l'attente du peintre Yves Grandjean, les poèmes d'Annaïg Renault répondent par les mots brûlants de la quête et de l'espoir. C'est beau et angoissant à la fois. Sans doute parce que les pages se tournent comme... [Lire la suite]
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dimanche 15 janvier 2012

ANNAIG RENAULT

« Des terres oubliées du passé, un chant monte et s’évanouit,Offrandes aux dieux qui nous ont enfantésL’œil du poète qui en sait lire la traceraconte l’odyssée de temps qui ne sont plusPassagers clandestins aujourd’huides objets pleurent notre mémoire enfuie… Serions-nous en exil de nous-mêmes ? ». ANNAIG RENAULT .
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dimanche 15 janvier 2012

LETTRE POUR TES YEUX

(...) peut-être faudrait-il encore un peu de ces minutes qui s'éternisent quand un seuil resplendit soudain, vif comme un midi surgissant ou alors contempler la lente agglomération des grains blonds quand ils se sculptent au gré des condensations, des Gestalts, pour que germe très doucement en l'abri calme de tes paupières le regard peut-être viendrais-tu au monde clairvoyant d'entre les clairvoyances peut-être viendrais-tu vraiment au monde pour la toute première fois nous naissons vagissants expulsés sur un claquement de laps... [Lire la suite]
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samedi 14 janvier 2012

UNE FLEUR

Une fleur ingénuement rendra l’espace fragile et impossible, aux lèvres d’une douleur de pétale et de tige, étranglera le mur, usera la réconciliation jusqu’à la présence, renversera la fatigue sous les lampes comme une femme offerte à la proie des flammes, et refera le chemin froissé de l’éclair sous la pierre qui rêve d’une patience de rose, d’une douceur de pluie arrondissant l’orage, volonté soudaine et indomptable. . . . DOMINIQUE  SAMPIERO . . .  
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samedi 14 janvier 2012

DERRIERE LE DOS DE DIEU...Extrait

"La pudeur de la peau dans les herbes clignotements de mots dedans et dehorsde mots qui sont nerfs, qui sont chair criéedésir sans bornes de creuser encore,de traverser à nouveau déserts et cielspour une eau de présence, une sourceplus claire en nous pour aimer_la peur, la joie d'aller à découvert-" . LORAND GASPAR .
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samedi 14 janvier 2012

CE JARDIN D'ENCRE....Extrait

(...) et maintenant pourquoi une fois de plus rechercher l’inconnu  comme si quelque révélation pouvait venir au bout de l’insistance  il doit s’agir encore de trouver le mot qui pourrait illuminer le corps  mais qu’y a-t-il de commun entre le corporel et le langage  un jour peut-être exista-t-il entre les deux une coïncidence  le temps tout au plus d’un cri de joie qui n’a pas su ce qu’il était  que peut ensuite un cri jeté dans l’ignorance de son sens   rien sinon se retourner contre la bouche... [Lire la suite]
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vendredi 13 janvier 2012

VIATIQUE

J’emporterai du pays des vivants le viatique des ombres qui s’allongent vers le soir, des aboiements de chiens dans le lointain, tout ce banal entraperçu qui leste les passagers du quotidien : des cabanes à lapins dans les jardins triangulaires des garde-barrières, un gosse penché sur une écluse, deux vélos emmêlés sur un talus. J’emporterai venus d’un temps de lenteur, de rareté des choses, des images pauvres comme lichen de vieux ciments, des roses trémières poussant au secret d’une arrière-cour de ville, les pavés disjoints d’une... [Lire la suite]
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vendredi 13 janvier 2012

LA PRISON EST-ELLE LA MAISON DES POETES ?

 Parfois les grands inquisiteurs bâtissent des rumeurs pour tuer les peuples Parfois l’intérêt supérieur des morales inférieures est de tuer la vérité Parfois les petits accusent leurs chiens de la rage pour pouvoir les tuer Parfois les puissants accusent les poètes pour tuer les consciences Souvent l’oiseau de la conscience est au bout d’un fusil Souvent le chancre de l’ambition enfante des serpents Souvent par crime la morale efface sa culpabilité Souvent détruire est plus facile qu’avouer Il est des pays où cisailler le... [Lire la suite]