mercredi 3 août 2011

PROXIMITE DE L'OISEAU, DONNER A VOIR

        Le coquelicot météore baiser chiffon aux blés transis quand un vent chorégraphe appelle écume danseuse leur nudité de cuivre pâle coquelicot retenue sage fripe à merci des mains qui n'osent que paume ouverte à la blondeur de ton été coquelicot fléchi allégeance de soie souffle affamé au cou des blés chaude semonce des yeux rieurs graves de leur désir d'envol laissent ainsi comme un don rouge de l'oiseau monter au plain de leur silence leur chat muet pour la folie des... [Lire la suite]
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mercredi 3 août 2011

INSTANTS...Extrait

  Je suis qui je suis.Hasard inconcevablecomme tout hasard. D’autres ancêtresauraient pu être miens,je me serais envoléed’un tout autre nid,d’un tout autre tronc d’arbreserais-je sortie, en écaille. La garde-robe de la natureest riche en costumes divers.Araignée, goéland, souris.Ils vont à merveille, sans retouches,et seront portés docilementjusqu’à usure complète. De même, je n’avais rien choisi,mais je ne me plains pas.J’aurais pu devenir quelqu’unde bien moins particulier.Quelqu’un de la fourmilière, du banc,de l’essaim... [Lire la suite]
mercredi 3 août 2011

A LA TRAME DENTELLIERE

Où sommes-nous dans l’impatience ? Les visages emportent les peines de plaines et le geste dans les mouvements. Moucheté, la lumière rassurante, le soleil est l’autre tunnelAvant le sommeil qui ouvre pour découvrir.Les vertiges approchent l’imagination,Les mots les ailes d’oiseaux sur les lavandières comme des racines flottantes. La vie est une ressemblance qui bascule les miroirs.Le sang vide l’alcool pendant que les nuits prennent froids.Les délivrances voudraient se perdre au hasard,Se pendreLes coïncidences creuser... [Lire la suite]
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mercredi 3 août 2011

MILLENAIRE

  Notre vrai textec’est en déchiffrant une patte d’oiseau sur l’ornière.On sent vieillir des riens:la solitude entre miroir et chaise. La peau son histoire secrètelarmes et pain lieu de bêtes lieu d’eauvivant au familier de nous. La bouche imprime sur la paumede ces baisers qui laissentune trace de rouge. La route luit fugace à la fenêtre et dans la glace. Après le millénaire, viendra l’angequi enveloppera notre terredans un pétale aux douceurs de paupière,et donnera cet œil secretà la tendresse du prophète. . . . ... [Lire la suite]
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dimanche 24 juillet 2011

SUR LA ROUTE DES FESTIVALS

L'Île de Corse ceinte de Vagues, auréolée d'écume sur fonds de jaspe ou de béryl ... Oui, de ces vagues de roches qui vous emmènent vivre des pas de deux inoubliables, parfumés ou enivrants. C'est la glisse et ses ivresses absinthes aux milles étoiles pétillantes de vies et de lendemains qui chantent ! Des rivages, comme une invite, tant de bras tendus qui de la côte nous attirent pour nous combler de songes insulaires et azur... Un peu de poésie aussi pour raconter la mer, l'eau, la vague; ou bien l'élan vital qui nous habite et... [Lire la suite]
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mercredi 20 juillet 2011

DESERT

Ormeau, cormier, figuier abandonné qui jamais plus ne verrez revenir l'homme qui vous planta ici, sur la haie du grand champ du haut... Ici, enfant, je passais  votre ombre tout au long du sentier d'herbe et d'argile où jamais plus je ne repasserai.   Vous regardez, luisantes dans les herbes entre cades et genévriers les pierres remontées de la friche. Elles ont oublié le goût de fer de la charrue, et, derrière le mancheron l'ombre et l'homme.   Il vous reste le loriot de l'été et l'aigre flûte du vent. ... [Lire la suite]
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mardi 19 juillet 2011

L'ARGILE

Ils disaient : " l'argela " Vous disiez : " la arcilla " Nous étions frères dans la fange. L'argile ouvrait très largement les yeux de l'oc et de l'Espagne.   Vous disiez : " la arcilla ", de Madrid à Séville; et nous " l'argela " de Clermont à la mer des Alpes aux Pyrénées.   Nous la contemplions dans sa mollesse et dans sa dureté, l'argile des temps obscurs semblable à elle comme au temps où Dieu seul lui insufflait la vie.   Et nous la pétrissions et nous la caressions du doigt et le soleil de... [Lire la suite]
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lundi 18 juillet 2011

RENVERSE DU SOUFFLE...Extrait

Une fois,je l’ai entendu,il lavait le monde,non vu, à longueur de nuit,vraiment.Un et infini,anéantis,disaient Je.Lumière fut. Salut . PAUL CELAN . Oeuvre Odilon Redon
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lundi 18 juillet 2011

LA PIERRE

(...) Un corps me fut donné – pour quelles fins ? - Ce corps qui est un seul, tellement mien   Ce bonheur serein, vivre et respirer, Qui, dites-moi, dois-je en remercier ?   Je suis le jardinier, la fleur aussi, Au cachot du monde point seul ne suis   Mon souffle, ma chaleur ont embué Déjà la vitre de l’éternité .Si du dessin s’y incrustent les traits, L’instant d’après nul ne les reconnaît .Que de l’instant s’écoule la buée ! La chère esquisse n’en sera brouillée . . . . .   OSSIP MANDELSTAM ... [Lire la suite]
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lundi 18 juillet 2011

CANTOS TOSCANS

Suivre le poisson, suivre l'oiseau. Si tu envies leur erre, suis-les Jusqu'au bout. Suivre leur vol, suivre Leur nage, jusqu'à devenir Rien. Rien que le bleu d'où un jour A surgi l'ardente métamorphose, Le Désir même de nage, de vol   (...)   Mais l'oiseau point d'empreinte Ne laisse. Son empreinte est Son vol même. Nulle trace Autre que l'instant-lieu, Joie du pur avènement : Lieu deux ailes qui s'ouvrent   Instant un coeur qui bat (...)   Dans l'Ouvert, toutes choses se révèlent... [Lire la suite]
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