mercredi 11 mai 2011

LE POEME CONTINU...Extrait

J' embrasse le degré et l'espace. Mon désir porte le parfum de la nuit. Je murmure tes cheveux et ton ventre, ô la plus nue et la plus blanche des femmes. En moi coule la cire d'Espagne et le camphre, je découvre tes mains, ta bouche s'élève jusqu'au cercle de ma pensée ardente. Où trouver la mer? Des oiseaux ivres et purs volant sur ton sourire immense. En chaque spasme je mourrai avec toi.   Je demande au vent : rapporte de l'espace la lumière innocente des bruyères, un silence, une mot; rapporte de a montagne un... [Lire la suite]

mercredi 11 mai 2011

JEAN AMROUCHE

“J’ai longtemps cherché la perte de mon âme Livré aux démons sourds qui perdent toute vie, O mon Dieu, Que je ne sais plus bien les chemins au cours calme Qui mènent aux Saints Lieux. Oubli, plongée du corps au plus triste du gouffre Dans la joie sans nom, où tous les souffles brûlent ! O dans des bras durs qu’enlacent les bras souples, Possédés un instant du délire sacré. Cris et heurts de ma chair contre une chair qui souffre Dans l’univers crispé de nos corps enivrés ! J’ai trop souvent pleuré sur le corps d’une femme Je me suis... [Lire la suite]
mercredi 11 mai 2011

L'USAGE DU MONDE...Extrait

« Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre,et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr. » . NICOLAS BOUVIER .   Oeuvre Ghislaine Séré
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mercredi 11 mai 2011

CE MAROC...Extrait

 Sudique que je crée par la pluie et les éboulisque je transforme en lait nuptial pour des noces de torrentsabrupte et seule face à la parole bouclée nouée Sudiquem' émiettant en visages de pisédans tes circuits d'oiseaux parents des nostalgies . Sudiquelourde et transie sous ton fardeau de lauracéesous mon absence que l'on me fourre dans les yeuxtoujours dans les trombescomme jamais terre ne fut plus belle.   Sudique attelée louve enragée à tes mamelles que je boive au goulot ta solitude il y a cette... [Lire la suite]
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mercredi 11 mai 2011

ETOILE SECRETE...Extrait

« J'ai respiré la chair du monde et le monde dansait en moi, j'étais à l'unisson de la sève, à l'unisson des eaux courantes, de la respiration de la mer. J'étais plein du rêve des plantes, des collines ensommeillées comme des femmes après l'amour.Mais j'ai perdu l'esprit d'enfance, l'accord parfait aux Rythmes Saints. Ma bouche s'est emplie de l'âcre saveur de la connaissance et la musique du monde qui ruisselait au printemps de l'enfance peu à peu s'est évanouie dans le pas solitaire du sang.Entre les Choses solitaires où flotte un... [Lire la suite]
mardi 10 mai 2011

EMAUX ET CAMEES...Extrait

Que tu me plais dans cette robeQui te déshabille si bien,Faisant jaillir ta gorge en globe,Montrant tout nu ton bras païen !Frêle comme une aile d’abeille,Frais comme un cœur de rose-thé,Son tissu, caresse vermeille,Voltige autour de ta beauté.De l’épiderme sur la soieGlissent des frissons argentés,Et l’étoffe à la chair renvoieSes éclairs roses reflétés.D’où te vient cette robe étrangeQui semble faite de ta chair,Trame vivante qui mélangeAvec ta peau son rose clair ?Est-ce à la rougeur de l’aurore,À la coquille de Vénus,Au bouton de... [Lire la suite]
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mardi 10 mai 2011

INMUTABLE...

El mundo de los otros va fluyendo La nada de la vida les anega. No hay un tiempo que ancho les acoja para gozar sin acosos del afuera. Todo va sin reposo, que es la prisa el orden cardinal de su existencia. Tu estás entre ellos, los que corren de sus propias criaturas, desgajando la sublime verdad de lo sereno. Vas corriendo también ante tu paso por no desentonar de la vorágine. No te veo llegar aunque estas yendo con otros, con aquellos; con ninguno que devuelva cuanto derramas. Es tu vida, la misma que repartes ; La vida que de ti... [Lire la suite]
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mardi 10 mai 2011

CARMEN CONDE...

Le monde des autres s'écoule ( Le néant de la vie les noie.) Nul temps, si ample soit-il, ne les accueille pour jouir sans heurts de l'ailleurs. Tout va sans répit, l'impatience est l'ordre cardinal de leur existence. Tu es l'un d'eux, de ceux qui courent après leurs propres chimères, morcelant la sublime vérité de la quiétude. Tu vas courant, devançant ton pas pour ne point troubler le tourbillon. Je ne te vois pas venir même si tu es avec eux, avec ceux-là, et aucun d'eux ne rend ce que tu répands ; C'est ta vie, celle que tu... [Lire la suite]
lundi 9 mai 2011

ELOGE D'UNE SOUPCONNEE...Extrait

Soupçonnons que la poésie soit une situation entre les alliages de la vie, l'approche de la douleur, l'élection exhortée, et le baisement en ce moment même. Elle ne se séparerait de son vrai coeur que si le plein découvrait sa fatalité, le combat commencerait alors entre le vide et la communion. Dans ce monde transposé, il nous resterait à faire le court éloge d'une soupçonnée, la seule qui garde force de mots jusqu'aux bords des larmes . RENE CHAR .
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lundi 9 mai 2011

LE LIVRE DES RESSEMBLANCES ...Extrait

Aucune clôture n'a de sens dans le désert, dans le vide aucune pensée, aucun livre qui est clôture de toute pensée. Parler du livre du désert est aussi ridicule que de parler du livre du rien. Et pourtant, c'est sur ce rien que j'ai édifié mes livres. Du sable, du sable, du sable à l'infini. S'il y a un livre de la mort, il ne peut s'agir que de la mort mise en mots - comme on met à sac, ô deux fois sacrifiée du livre. C'est à ces limites infixées de l'esprit, à cette frontière dévastée, mais infranchissable, que la ressemblance... [Lire la suite]
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