mercredi 3 mai 2017

A CEUX QUI VIENDRONT APRES NOUS

Vraiment, je vis en de sombre temps ! Un langage sans malice est signe De sottise, un front lisse D’insensibilité. Celui qui rit N’a pas encore reçu la terrible nouvelle. Que sont donc ces temps, où Parler des arbres est presque un crime Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits ! Celui qui là-bas traverse tranquillement la rue N’est-il donc plus accessible à ses amis Qui sont dans la détresse ? C’est vrai : je gagne encore de quoi vivre. Mais croyez-moi : c’est pur hasard. Manger à ma faim, Rien de ce que je fais ne m’en... [Lire la suite]

mercredi 3 mai 2017

DE L'EGO OU DU SAIN CREDO ?

D'aucuns avancent aisément ou d'un commun accord                   Egoconfinant alors au devant de la scèneau con-sensus    de circonstanceMais je leur oppose                        Credol'envers sibyllin des sensl'immémoriale allégeancedu nomade   du passeur  sans paraître Un oiseau    un voilier    au loinunitivement lient les horizons extasiés de la mer et du ciel Ils fondent l'espoir... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

OEUVRE POETIQUE...Extrait

"Je suis la rage, la rage universelle contre les limites La fleur, la Fleur d'acier La Fleur parmi les ruines La fin se lève ? Qui a parlé. Moi , un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les "droits de l'homme" sont au mieux notre misérable butin. Dans la nuit , j'entends tourner les roues maléfiques qui broient victimes et bourreaux, pêle-mêle. Le flanc perçé d'une lance longue et fourbe, l'homme saigne. La lumière a rétréci dans nos regards jusqu'à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d'argent. La... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

OEUVRE POETIQUE...Extrait

" Il se pourrait que le chant Soit plus fort que la nuit Il se pourrait que le sang Sculpte une terre de vie Il se pourrait que le vent Conduise vraiment au pays Et que les mots faisant la chaîne Arrachent à la roche la gorgée d'eau Où tremble la femelle du renne Ce peu de clarté pure qu'il faut Pour croire que ca valait la peine Les faims les soifs et les couteaux Quand tu seras devenue très belle À force de souffrir Quand tu seras devenue très belle Je m'approcherai sur la pointe des ailes Je toucherai tes paupières Ton... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 3 mai 2017

IDENTITE CULTURELLE

Mon identité culturelle n'est pas légitimée par un terroir ancestral, une pureté originelle, ni par une langue ou une culture dominantes, mais par le fait d'assumer les dépossessions originelles et le partage des altérités réunies, quelles qu'en soient les contraintes imposées ou choisies. Un métissage d'humanités, offrant fraternellement au monde toutes ses re-créations, échappées aux frontières des couleurs, des papiers et des langues d'identité. Ainsi, pour toi, lecteur : les mots que je te donne imaginent que tu rêves le mot que... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

CONTRE-COURANT

Je ne me coucherai jamais dans un lit de sang, je nagerai jusqu’à l’exténuement, remontant vers la source, là où un jour tout s’est joué sous l’arc-en-ciel des hommes. Et mes muscles, usés d’écarter les branches dérivantes, reposeront sur les brûlures de l’onde. Alors d’autres que moi franchiront d’autres cascades, d’autres reliefs, et jamais, jamais cela ne s’arrêtera. Car nous appartenons à la force des contre-courants, nageurs infatigables de l’histoire et nous ne nous résignerons jamais. Jour après jour, nous dessinons le nouvel... [Lire la suite]

mercredi 3 mai 2017

OLVIDO

Cierra los ojos y a oscuras piérdete bajo el follaje rojo de tus párpados. Húndete en esas espirales del sonido que zumba y cae y suena allá, remoto, hacia el sitio del tímpano, como una catarata ensordecida. Hunde tu ser a oscuras, anégate en tu piel, y más, en tus entrañas; que te deslumbre y ciegue el hueso, lívida centella, y entre simas y golfos de tiniebla abra su azul penacho el fuego fatuo. En esa sombra líquida del sueño moja tu desnudez; abandona tu forma, espuma que no se sabe quién dejó en la orilla; ... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

OUBLI

Ferme les yeux et perds toi dans l'obscurité sous le feuillage rouge de tes paupières. Enfonce toi dans ces spirales du son qui bourdonne et tombe, et rêve là bas, lointaine, jusqu'au site du tympan, comme une cataracte assourdie. Plonge ton être dans les ténèbres, noie toi dans ta peau, et plus profondément, dans tes entrailles; que l'os, livide éclair, t'éblouisse et t'aveugle, et entre des cimes et des golfes sombres qu'ouvre son panache bleu le feu follet; Dans les ténèbres liquides du sommeil trempe ta nudité; abandonne ta... [Lire la suite]
dimanche 30 avril 2017

KAREL LOGIST...Extrait

J'écris des poèmes nains. Mes poèmes mélangent sous le manteau de l'ange le miel et le venin. J'écris des poèmes faits main. Mes poèmes étranges troublent parfois dérangent l'ordre d'hier avec demain. J'écris des poèmes en forme d'orange et votre bouche qui les mange c'est encore moi qui la peins.   .   KAREL LOGIST   .    
Posté par emmila à 22:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 30 avril 2017

UNE COLOMBE EN CAGE

Élevée derrière des pierres et des murs très imposantsMes pas comptabilisés sous des regards menaçantsDes montagnes en dentelle à me donner des frissonsEt des portes verrouillées , étaient mes seuls horizonsMon royaume de songes et de rêve pointé des doigtsTout était là pour me priver de mes propres droitsJ'ai alors chanté, dansé , feintant une immense joiePour que mes geôliers aient enfin confiance en moiJ'ai tissé des ailes de soie avec résilience et passionJ'ai cassé les boulets que je traîne depuis longtempsJ'ai chanté ma... [Lire la suite]