samedi 20 septembre 2008

LES ENFANTS DE LA GUERRE

LES ENFANTS ET LA GUERRE
Posté par emmila à 20:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 20 septembre 2008

C'EST UN JARDIN

C’est un jardin de cotonnade blanche, un amandier à l’autel de l’hiver. Miette de mésange aux nappes des nuages, elle écrit tout, dit tout, en rangées de phrases qui font des vagues sur sa mer. C’est une fille d’eau, de graines d’arbres, de gestes en liberté. Une maison de chemin qui place le portail au beau milieu d’ailleurs. La chaleur de ses mains apaise les douleurs. Sur la rouille des fils, dans les points de clarté, elle touche la joie et ramène la braise. Elle a des yeux de louve qui profondent la nuit. Et le crépitement qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:33 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
samedi 20 septembre 2008

VENT DEBOUT

Elle navigue au près. Loin des voisinages, des remous verbeux. Elle évite les ports de jolies coques, les régates et les routes à trophées. Elle va vent debout sur la puissance d'eau, gîte vers le soleil sans tirer de bords. La lumière pour sextant elle se méfie des fausses traces de sel. Elle ne bat jamais pavillon. On la croise parfois dans une crique calme. On la reconnaît à son silence d'observance. On dit qu'elle connaît la baleine blanche, le vertu des algues, la force des vents. Qu'elle dort dans les bras d'un sauvage. Mais on... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 19 septembre 2008

LA GOUTTE D'EAU

La goutte d'eau était en pleurs, elle était loin de l'Océan. Et l'Océan s'est mis à rire ! « C'est nous qui sommes tout, ensemble. Qu'y a-t-il, en dehors de nous? Nous sommes les parties d'un tout. Lorsque nous sommes séparés, c'est par un point presque invisible.» Les êtres ne sont séparés de la Divinité que comme la goutte d'eau est séparée de l'Océan, auquel elle appartient, duquel elle sort, dans lequel elle rentre. . . . OMAR KHAYYAM . . .  
Posté par emmila à 19:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 19 septembre 2008

CONTE SOUFI

Un roi rendit un jour visite au grand mystique soufi Farid. S’inclinant devant lui, il lui offrit un présent d’une grande valeur, un objet d’une rare beauté, une paire de ciseaux en or incrustés de diamants. Farid prit les ciseaux en main, les admira et les rendit à son visiteur en disant : - Merci Sire, pour ce cadeau précieux. L’objet est magnifique, mais je n’en ai pas l’usage. Donnez-moi plutôt une aiguille. Je n’ai que faire d’une paire de ciseaux. - Je ne comprends pas, fit le roi, si vous avez besoin d’une aiguille, il vous... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
vendredi 19 septembre 2008

JUARROZ...

Tôt ou tard il faut mettre la main au feu. Peut-être la main pourrait-elle apprendre d'abord à être flamme ou bien persuader la flamme de prendre la forme d'une main. Et si les deux échouaient peut-être la flamme et la main pourraient-elles se muer en atomes libres d'une autre clarté. Ou peut-être simplement réchauffer un peu plus l'univers. ROBERTO JUARROZ .
Posté par emmila à 19:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 18 septembre 2008

UNE GOUTTE D' EAU DE MER

Considère combien une goutte issue de cette mer A revêtu de noms et de formes! Brume, nuage, pluie, rosée, argile, plante, animal, homme parfait. Une seule goutte à l'origine a tout façonné. Cet univers de la raison, de l'âme, des cieux et des corps, est comme une goutte d'eau en son commencement et sa fin. Quand le temps fixé arrive pour le ciel et les étoiles, leur existence se perd dans le néant. Quand une vague le frappe, le monde s'évanouit... SHABESTARÎ,la roseraie du mystère  
Posté par emmila à 22:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mercredi 17 septembre 2008

RESIDENCE PRINCIPALE

J’habite au plus fissuré des lézardes, au lamento du violoncelle. En Antigone l'emmurée, en la vierge folie d’Ophélie, en toute âme désespérée. J’habite à l'œil paniqué du cheval, au ventre enflé de la famine. En écorchés, en sinistrés, en corridas, en diaspora, en toute souffrance infligée. J’habite à la main glacée du mendiant, aux gerçures de l’exclusion. En tous calvaires, en rouges guerres, en miradors, en camps de morts, en toute existence arrachée. J’habite au plus sanglant des cauchemars, au vif tranché de l'animal. En... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 17 septembre 2008

SUR LE PAPIER GLACE...Extrait

Je retourne dans les bois, creusés d’âge et de mousse. Je préfère être pauvre à mon compte que riche aux dépens des autres, ceux qui se graissent la patte et se remplissent la panse en détruisant la vie. J’ai tout appris par la force des choses. J’ai tout appris du feu, du verger, du lichen. Selon le cours du papier, même les bûcherons finissent par mourir de froid. Par le cantouque et la chouenne, des racines à la cime, je remonte la sève jusqu’à la tête des eaux. Que pourraient le bouleau sans le cèdre, l’érable sans le pin, le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 17 septembre 2008

LE LAMENTO DE LA VIEILLE ETOILE

Je me souviens du monde d’avant le silence des cœurs, d’avant le large silence. Je me souviens du temps où seuls existaient les continents de la pensée. Quand le magma des énergies immobiles contemplait les nuances et les frissons irisés du néant, quand le rêve inventait le bleu. Quand le Tout méditait, ciselait le prisme de la conscience. Quand n’existait que la musique du Cœur, bien avant que l’on écartèle le vide, bien avant que l’on en extirpe l’eau, le vent et les premiers songes, bien avant que les plus mauvais ne fussent nommés... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,