dimanche 2 novembre 2008

JE HURLE A LA LUTTE

Découvrez Geoffrey Oryema!   Je hurle à la lutte ô mon pays ma terre-natale Saline-cicatrice bidonvilles-crucifiés de l'aube aux nuits fétides chiens efflan-qués affamés immondices désaffectées tôt ou tard dans l'obs-curité mensongère cogne ma mémoire sur les tôles- ondulées aux vibrations d'orage bave ma rage de gangrène infectée odeurs puantes de caniveaux de mort prématurée d'enfants vides aux regards- remords lancinantes accusations d'un monde qui s'accouple avec l'Absurde villes-fantômes aux... [Lire la suite]
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samedi 1 novembre 2008

MANU CHAO

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samedi 1 novembre 2008

LE GARDEUR DE TROUPEAUX...Extrait

"Plutôt le vol de l'oiseau qui passe sans laisser de traceQue le passage de l'animal dont le sol garde le souvenir.L'oiseau passe et disparaît, ainsi doit-il en être.Là où il n'est plus, et donc ne sert à rien, l'animalMontre qu'il a été, ce qui ne sert à rien. Le souvenir est une trahison envers la NatureParce que la Nature d'hier n'est pas la Nature.Ce qui fut n'est plus rien, et se souvenir est ne pas voir.Passe, oiseau, passe, et enseigne-moi à passer !". FERNANDO  PESSOA .
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samedi 1 novembre 2008

ODE A LA SOLITUDE

"Ah solitude, ma vieille, ma seule compagne,salut. Ecoute-moi maintenant quel’amourcomme par noire magie de la main gaucheest tombé de son ciel, chaque fois plus radieux, pareil à une pluied’oiseaux brûlés, battu jusqu’au brisement, et tous ses osà la fin furent brisés,pour une déesse adverse et jaune. Et toi, ô mon âme, prends en compte, médite le nombre de foisque nous avons péché en vain contre personneet une fois de plus nous fûmes ici jugés,une fois de plus, ô dieu, sur le bancde l’infidélité et de l’irrévérenceAinsi donc,... [Lire la suite]
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samedi 1 novembre 2008

LA DEMEURE

"Le feu comme une parolela mer comme un souvenirVague sur vague à reboursA l'écume enchevêtréeQuelques mots incandescentsUn labour d'algue et de selOù germent les coquillagesUne muraille de ventSable espace chair et sangBâtis de ciel et de briquesUn corps comme un paysageJe n'ai pas d'autre demeure". JEANNE  BESSIERE .
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samedi 1 novembre 2008

BLANC SUR BLANC...Extrait

"Il n'y a pas d'autre manière d'approcherde ta bouche : tant de soleils et de mersbrûlent pour que tu ne sois pas de neige :corps ancré dans l'été : les oiseaux de mercouronnent ton visagede leur vol : musique inachevéeque les doigts délivrent :lumière répandue sur le dos et les hanches,encore plus douce au creux des reins :pour te porter à ma bouche, tant de mersont brûlé, tant de navires." . EUGENIO DE ANDRADE .

samedi 1 novembre 2008

A L'ENFANT QUI DANSE DANS LE VENT...

"Danse là sur le rivageCar pourquoi te soucierais-tuDu vent ou de l'eau qui gronde?Et après secoue tes cheveuxQu'ont trempés les gouttes amères. Tu es jeune, tu ne sais pasQue l'imbécile triomphe,Ni qu'on perd l'amour aussitôt Qu'on l'a gagné, ni qu'est mort Celui qui œuvrait le mieux, mais laissa Défaite toute la gerbe.Ah, pourquoi aurais-tu la crainteDe l'horreur que clame le vent ?" . WIILIAM  BUTLER YEATS .
samedi 1 novembre 2008

CAPITAINE DES MYRTILLES...Extrait

"et moi aussij'ai été huissier des chantsappariteur des couleursberger d'enfantset instituteur des caprins et ovinsj'ai été ingénieur des bétons et bitumesmanœuvre des dossiers et paperassesj'ai eu une chaire associée de docteur du cœuret de pharmaciens des âmesmais c'est toujours jardinier de fourmis et scarabéesbrocanteur des mûres et chanterellestroisième classe des eaux et forêtsque j'ai été parfaitement à l'aisecomme le gardon dans son élémentcar il n'y a pas un paysage pas une vie végétalepas une plante au mondedont je ne... [Lire la suite]
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mercredi 29 octobre 2008

QUINZIEME POESIE VERTICALE...(Espagnol)

"La noche se cierra a vecescomo bloques de piedray nos dejan sin espacio.Mi mano ya no puede entonces tocartepara defendernos de la muertey ni siquiera puedo ya tocarmepara defendernos de la ausencia.Una veta que brota de esa misma piedrame separa además de mi propio pensamiento.La noche se convierte asíen la primera tumba.". ROBERTO  JUARROZ .
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mercredi 29 octobre 2008

QUINZIEME POESIE VERTICALE

"La nuit tombe parfoiscomme un bloc de pierreet nous laisse sans espace.Ma main ne peut plus alors te toucherpour nous défendre de la mortet je ne peux plus moi-même me toucherpour nous défendre de l'absence.Une veine jaillie sur cette même pierreme sépare aussi de ma propre pensée.La nuit devient ainsila première tombe.". ROBERTO  JUARROZ .
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