mardi 15 janvier 2008

FRAGMENT D'UN LIVRE FUTUR...

Tu dors englouti dans ta nuit. Tu es en paix. Moi je griffe les murs glacés de ton absence, les murs non fissurés par le temps qui ne peut durer sous tes paupières. Toi la cendre. Moi le sang. Feuille légère, ta voix. Pétrifié ce chant. Toi tu n'es même plus toi. Moi, ton vide. Moi, mémoire de toi, léger, lointain, qui ne pourras plus jamais te souvenir de moi. .JOSE ANGEL VALENTE
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mardi 15 janvier 2008

JOSE ANGEL VALENTE...

PEUT-ÊTRE dans l'assoiffé, l'obscur, le rapidedéchirement du jourt'es-tu peu à peu changé en autre choselimitrophe de toi,pas toi.Tu ne teretrouves pas si tu reviens à tâtonsau corps qui fut le tien,au lieu ou avait brûléjusqu'au blanc du rêvele métal de l'amour.Dépose ton visagequ'à présent tu ne connais plus.Laisse fuir tes paroles,libère-les de toiet passe lentementsans mémoire et aveugle,sous l'arc doréqu'étend là-haut le vaste automnecomme un hommage posthume aux ombres . JOSE ANGEL VALENTE .
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mardi 15 janvier 2008

L'ECLAT...Extrait

"Le poème ne se mesure pasà sa longueur, mais àsa capacité à engendrer,hors de toute mesure, la durée. Dialogue avec le corpsdans le corps, dans la matièrecorporelle (âme-corps) comme totalité.Écrire depuis l'attente,non à partir du dire,mais de l'écoute de ceque les mots vont dire." . JOSE ANGEL VALENTE L'éclat (1984) Weboscope mesure d'audience, statistiques, ROI Classement des meilleurs sites et positionnement
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mardi 15 janvier 2008

MISSAK MANOUCHIAN...

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée, Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps. Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la... [Lire la suite]
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mardi 15 janvier 2008

A NOUVEAU..

Fais à nouveaueau de moicouler comme un fleuvedans le fleuveje veux dans la merdevenir confluent . ENSEMBLE Amin'oublie pasque nous avons voyagé ensemble gravis des montagnescueillis les framboisesnous nous sommes laissés porterpar les quatre vents N'oublie pasque c'est ensemble notremondele non-partagécomme le partagé qui nous laisse fleurirqui nous anéantitce monde déchiréet non partagédans lequel ensemble nous allons . ROSE AUSLÄNDER
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mardi 15 janvier 2008

POSE TA TETE SUR MON EPAULE

Pose ta tête sur mon épaule Car mon épauleSait des chosesQue ta tête n’ose imaginerEt que ta bouche ne peut direLe destin le ditQue l’un de nous doit être le ventL’autre un arbre dans le ventOu un arbre dans un jour sans ventLe destin le ditTa naissance pendant la guerreAnnonce ma fin.     Ma fin sera tienne ce jourCombien de temps vont-ils poserSur nous des pactes d’angoisse,Des traités de désespoir ?Laisse-moi l’exprimer ainsi :Le temps ne se suffit pas pour êtreDeux ensemble deux foisPour une seule durée de... [Lire la suite]
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mardi 15 janvier 2008

MEMOIRE DU VENT...Extrait

Je sais, l'invisible est cette rose, l'invisible est cette femme, et le visage est l'envers du cielje sais, nuage par nuage mes ciels remontent des paradis terrestres, bienvenue alors à l'histoireet à ses atomes de poussière, l'éphémère, comment peut-il désespérer alors que le vent est son chemin . ADONIS Mémoire du vent Poèmes 1957-1990 Poésie
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lundi 14 janvier 2008

A LA MUSIQUE

Musique: haleine des statues. Sans doute: sérénité des imagesTu parles là où les paroles finissent.Toi temps, planté à la verticale des cœurs qui s’effacentPour qui ce sentiment ? O toi sentiment changé en quoi ?- : en paysage que l’on peut entendre.Toi l’étrangère:Musique.Toi poussée en notre espace du cœur.Toi le plus intime de nous, en nous dépassant tu jaillis au dehors-adieu sacré :là l’intérieur nous assiègecomme lointain le plus balisé,comme l’autre versant de l’air ,purimmenseinhabitable désormais . RAINER MARIA... [Lire la suite]
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lundi 14 janvier 2008

CLARTE SANS REPOS...

Je sens le crépuscule sur mes mains. Il arrive à travers le laurier malade. Je ne veux ni penser ni être aimé ni heureux ni me souvenir. Je ne veux que sentir cette lumière sur mes mains et ignorer tous les visages, et ne plus sentir le poids des c sons sur mon cœur, voir passer les oiseaux devant mes yeux et ne pas remarquer qu'ils s'en sont allés. Il y a des fissures et des ombres sur des murs blancs, il y bientôt plus de fissures et plus d'ombres et finalement il n’y aura plus de murs blancs. C'est la... [Lire la suite]
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lundi 14 janvier 2008

TOLERANCE DES MAUX...Extrait

Il m’est difficile de maintenir en moi l’indifférence des maux et de défaire la rigueur du souffle qu’on réduit au simple fredonnement et de l’éclat basané du chemin qu’on remonte à contre courant des calomnies et des mortifications quotidiennes témoigne l’asphalte qui retient ma chair comme diffamation délit contre les bienséances de la majesté du mensonge et des serments paradoxaux j’atteste la charité que j’exerce dans le tollé insupportable des hostilités car ma raison fait tonner un chant... [Lire la suite]
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