mercredi 6 février 2008

SAISON DE FIEVRE

Maintenant que l'amourest une coutume étrange,une espèce éteinteévoquéedans des livres anciens,et que rendre les armesnous est désormais interdit;maintenant que le ventrea oublié d'engendrer des fils,la cheville sa grâce,le mamelon sa promesse heureusede miel et d'essence;maintenant que la chair se noueet se dénude,marche et tournoiesur la bonne chairsans laisser ni parfum ni grainesni batailles victorieuseset ne moissonne plusque des récoltes vides;maintenant que la tendresse est interdite,sentiment obsolète du temps de nos... [Lire la suite]
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mercredi 6 février 2008

GEOFFREY ORYEMA - LAND OF ANAKA

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mercredi 6 février 2008

DE L’AUTRE CÔTÉ DU RITUEL

« Inlassable je traque l’origine qui se blottitdans les souffles du vent que je n’attrape pasImpossible de déchiffrer le sens de l’énigmeTout serait-il une mise en scène démesuréeIci l’église et ces cierges qui s’attardent fatalsLà les ruines des temples réduits en cendresIl fallait alors passer de l’autre côtétraverser les mers qui à l’origine étaient miroirset au centre la pierreMe (nous) voici parcourant le labyrinthe     du rêvequ’est la vieDe ce côté du rituel se trouvent les décombres ... [Lire la suite]
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mercredi 6 février 2008

LES CANTOS...Extrait

« […] elle, comme un grand coquillage incurvédans la suavité de la roche,falaise gris-vert au loin,Mais près, l’ambre des falaises-portes,et la vague claire verte, et claire bleue,et la grotte blanc-sel, et pourpre ébloui,fraîche, lisse porphyre,roc par la mer usé.Aucun cri de la mouette, aucun souffle de phoque,sable comme de la malachite, et dedans aucun froid,cette lumière n’est point solaire. »EZRA POUND, Les Cantos, Ébauche de Cantos, .
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mercredi 6 février 2008

VENTS

C’étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde,  De très grands vents en liesse par le monde, qui n’avaient d’aire ni de gîte,  Qui n’avaient garde ni mesure, et nous laissaient, hommes de paille,  En l’an de paille sur leur erre… Ah ! oui, de très grands vents sur toutes faces de vivants ! » Saint-John Perse,Vents .
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mardi 5 février 2008

LA CONFIDENCE DE L'ABIME

Dans ses promenades nocturnes au bord de la mer, l'écrivain portugais écoute «la confidence de l'abîme» ... J'ai duré des heures ignorées, des moments successifs sans lien entre eux, au cours de la promenade que j'ai faite une nuit, au bord de la mer, sur un rivage solitaire. Toutes les pensées qui ont fait vivre des hommes, toutes les émotions que les hommes ont cessé de vivre, sont passées par mon esprit, tel un résumé obscur de l'histoire, au cours de cette méditation cheminant au bord de la mer. J'ai souffert en moi-même,... [Lire la suite]
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mardi 5 février 2008

CHAMPS DE CASTILLE

Un jour tu la verras, dit l'espérance, si tu sais espérer. Et la désespérance : elle n'est rien que ta souffrance. Et le cœur bat… La terre n'a pas tout emporté... . ANTONIO MACHADO .
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mardi 5 février 2008

PROVERBES ET CHANSONS

Tout passe et tout demeure Mais notre affaire est de passer De passer en traçant Des chemins Des chemins sur la mer Voyageur, le chemin sont les traces de tes pas c'est tout ; voyageur il n'y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant. Le chemin se fait en marchant et quand on tourne les yeux en arrière on voit le sentier que jamais on ne doit à nouveau fouler. Voyageur, il n'est pas de chemin, rien que des sillages sur la mer. Conseils Il faut... [Lire la suite]
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mardi 5 février 2008

MACHADO.... Extrait

Et quand viendra le jour du dernier voyage, quand partira la nef qui jamais ne revient, vous me verrez à bord, et mon maigre bagage, quasiment nu, comme les enfants de la mer. . ANTONIO MACHADO .
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mardi 5 février 2008

MACHADO..Extrait

Y cuando llegue el dia del ultimo viajey esté al partir la nave que nunca ha de tornarme encontraréis a bordo ligero de equipajecasi desnudo como los hijos de la mar. . ANTONIO MACHADO .
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