vendredi 4 avril 2008

QAWWALI - FLAMENCO

qawwali - flamenco une rencontre entre deux genres musicaux, le qawwali et le flamenco, rencontre entre deux cultures, indo-pakistanaise et andalouse, surtout une rencontre où les voix de ses grands chanteurs recherchent le même but : faire naitre une émotion intense dans le coeur de leurs auditeurs! qawwali - flamenco paru chez accords croisés http://www.accords-croises.com 
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vendredi 4 avril 2008

FINAL (PELLEAS ET MELISANDE )

C'est moi qui ai créé ces mots là avec mon sang, avec mes souffrances ils furent ainsi créés! Je le comprends amis, je comprends tout. A mes mots se mélèrent des voix venues d'ailleurs, je le comprends, amis! Comme si voulant prendre mon vol, venaient à moi, pour m'y aider, les ailes des oiseaux, toutes les ailes, ainsi vinrent ces mots étrangers pour délier l'obscure ivresse de mon âme. . Voici l'aube, et il semble que les angoisses cessent de resserrer leurs si terribles noeuds autour de ma... [Lire la suite]
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jeudi 3 avril 2008

LE SILENCE

"La parole est du temps, le silence de l'éternité. Il ne faut pas croire que la parole serve jamais aux communications véritables entre les êtres. Les lèvres ou la langue peuvent représenter l'âme de la même manière qu'un chiffre ou un numéro d'ordre représente une peinture de Memlinck, par exemple, mais dès que nous avons vraiment quelque chose à nous dire, nous sommes obligés de nous taire ; et si, dans ces moments, nous résistons aux ordres invisibles et pressants du silence, nous avons fait une perte éternelle que les... [Lire la suite]
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jeudi 3 avril 2008

PELLEAS Y MELISANDA ( FINAL )

Fueron creadas por mí estas palabrascon sangre mía, con dolores míos,fueron creadas!Yo lo comprendo, amigos, yo lo comprendo todo.Se mezclaron voces ajenas a las mías,yo lo comprendo, amigos!Como si yo quisiera volar y amí llegaranen ayuda las alas de las aves,todas las alas,así vinieron estas palabras extranjerasa desatar la oscura ebriedad de mi almaEs el alba, y pareceque no se apretaran las angustiasen tan terribles nudos en torno a la garganta.Y sin embargo,fueron creadas,con sangre mía, con dolores míos,fueron creadas por mí... [Lire la suite]
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jeudi 3 avril 2008

DES VUES EN PLONGEE

… N’aies aucune crainte amieJe ne suis pas au bord du chaosNi sur une lame de fondNi sur une falaise qui surplombe l’océanEt où les récifs aiguisés Attendent la fatale chute des mots…Ma mémoire n’est point stérileElle survit toujours à toutes les peinesEt tout chagrin ne fait que l’effleurerAvant de s’éteindre sans bruitPeut-être je vis sous une autre conjurationEt que le dialogue des astresBifurque de l’axe de mes séjoursJe crois et puis que faireDe la volonté d’une destinéeEn l’absence de tout testament…L’onde que les autres... [Lire la suite]
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jeudi 3 avril 2008

SOUS LA PEAU DE MA MÈRE

    Je vis dans le parfum des feuilles qui fermentent, au croisement de la mémoire et de l’imaginaire. Depuis qu’elle n’est plus là, je dors sous la peau de ma mère. Elle est partie sans pleurs rejoindre l’infini. Toute sa bonté déborde aux rives de mes lèvres. Jamais les arbres n’ont cessé de fleurir, les enfants de sourire. La terre n’en finit pas d’aimer. Je m’éveille dans le bruit d’un caillou. J’entends sa voix mêlée aux nuages qui passent, aux fines corbeilles d’herbes qui retroussent l’oreille. Pour la première fois... [Lire la suite]
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mardi 1 avril 2008

UN VOL D’OISEAU

Pour certains, la vie est un nœud coulant qui se resserre sans cesse. Pour d’autres, c’est le vol d’un oiseau. Quand on arrose une plante, nous échangeons de l’eau contre un peu de lumière. L’infini réside dans les plus petits gestes. L’âme s’échappe de la main jusqu’à toucher le ciel. À chaque instant un insecte, un arbre, une pierre nous aiment, même une fleur qu’on coupe. Quand il y a trop de murs, je me sers des mots pour ouvrir des brèches. On voudrait que je fasse de ma vie quelque chose. Je ne cherche pourtant que le courage... [Lire la suite]
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mardi 1 avril 2008

LA TERRE DANS MES BRAS

Quand une montagne accouche d’un caillou, le temps est sage-femme. J’écris avec des mains d’accoucheur. Le marchand de sable attire les fourmis du sommeil. Les rêves sont creusés de tunnels. Les morts y croisent les vivants, les feuilles redeviennent racines et le chant des oiseaux se confond à leurs œufs. Le soleil y perce des fenêtres ouvertes sur la vie. Je transporte mes phrases sur le dos, mot à mot, pour en faire des dunes sémantiques que, trop souvent, le pas des soldats piétine jusqu’au sang. J’écris avec des... [Lire la suite]
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mardi 1 avril 2008

À LA PORTE DES YEUX

Lorsque l’eau devient le ciel, c’est l’air qui devient l’eau. La soif est l’alternance du désir au plaisir. On respire, on regarde, on vit. Ni les mots ni les photos ni les chiffres ne retiennent l’air qui passe. Qu’est-ce qui vient briser l’harmonie, l’inexplicable rayonnement ? Il a suffi d’un feu pour provoquer la guerre, la chamaille et l’invention des dieux. Il a suffi qu’un seul s’approprie la chaleur pour exploiter les autres.La somme des mots est moins émouvante que le son de la voix. Ils servent trop souvent à la domination.... [Lire la suite]
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mardi 1 avril 2008

SUR LE BORD D'UNE PAGE

J’ai trop joué j’ai perdu piedavec des larmes de stylodes armes de papierles bras d’une poupéeles fils des marionnettesj’ai perdu les pédalesj’ai perdu mes pétalessur les fleurs du tapismes vers qui riment à rienmes mots de porcelainemes pieds d’argilemes pas de dansej’ai perdu piedje marche sur les mainsavec des petits doigts de pluieet des pas d’herbe verteje fouille la poussièreavec les chiens loqueteuxqui lapent les ornièresje tricote la vieavec des bouts de ficelle arrachésà la pelote de hainele blé en herbefauché par les... [Lire la suite]
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