jeudi 24 janvier 2008

IL N'Y A PAS D'OUBLI

Si vous me demandez où j'étaisje dois dire : « Il arrive que ».Je dois parler du sol que les pierres obscurcissent,du fleuve qui en se prolongeant se détruit :je ne connais que les choses perdues par les oiseaux,la mer laissée en arrière, ou ma soeur qui pleure.Pourquoi tant de régions. pourquoi un jourse joint-il à un jour ? Pourquoi une nuit noires'accumule-t-elle dans la bouche ? Pourquoi des morts ?Si vous me demandez d'où je viens, je dois parleravec les choses brisées,avec des ustensiles trop amers,avec de grandes bêtes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 01:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 24 janvier 2008

ODE ET GERMINATIONS...Extrait

nous avons dû, ma sauvageonne,nous ressaisir du temps perduet revenir sur nos pas pour, de baiser en baiser,abolir la distance de nos vies,récupérant ici ce que sans joienous avions donné, découvrantlà le chemin secretqui rapprochait tes pas des miens,et ainsi, sous ma bouche,voici que tu revois la plante insatisfaitede ta vie qui allonge ses racinesvers mon coeur et vers son attente.une à une, les nuits,entre nos villes séparées,s'ajoutent à la nuit qui nous unit.le jour de chaque jour,sa flamme ou son repossoustraits au temps,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 24 janvier 2008

SIEMPRE

Siempre Antes de míno tengo celos. Ven con un hombre a la espalda, ven con cien hombres en tu cabellera, ven con mil hombres entre tu pecho y tus pies, ven como un río lleno de ahogados que encuentra el mar furioso, la espuma eterna, el tiempo! Tráelos todos adonde yo te espero:siempre estaremos solos, siempre estaremos tú y yo solos sobre la tierra, para comenzar la vida! Pablo Neruda .
Posté par emmila à 00:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 24 janvier 2008

SONETO C

En medio de la tierra apartaré las esmeraldas para divisarte y tú estarás copiando las espigas con una pluma de agua mensajera. Qué mundo! Qué profundo perejil! Qué nave navegando en la dulzura! Y tú tal vez y yo tal vez topacio! Ya no habrá división en las campanas. Ya no habrá sino todo el aire libre, las manzanas llevadas por el viento, el suculento libro en la enramada, y allí donde respiran los claveles fundaremos un traje que resista la eternidad de un beso victorioso. Pablo Neruda, 1959 .
Posté par emmila à 00:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 23 janvier 2008

FEUILLES D'HERBE...Extrait

...J'ai dit que l'âme n'est point davantage que le corps,Et j'ai dit que le corps n'est point davantage que l'âme,Et que rien, ni Dieu, n'est d'aucun plus grand qu'il ne l'est à soi-même,Et que tel qui marche cent toises sans sympathie se rend à son propre enterrement, revêtu de son linceul,Et que toi ou moi avec nos poches percées de leur sou vaillant avons loisir de faire achat de la fine fleur de la terre,Et que le coup jeté d'un œil ou la présentation d'un haricot dans sa cosse confond le savoir de tous les siècles,Et n'est... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 23 janvier 2008

FEUILLES D'HERBE...Extrait

...Je suis le poète du corps,Et je suis le poète de l'âme. Les plaisirs du ciel sont avec moi, et les peines de l'enfer sont avec moi. . . .Ceux-là, je les greffe et les accrois sur moi-même . . . . ceux-ci je les traduis en une langue neuve. Je suis le poète de la femme mêmement que de l'homme,Et je dis qu'il est aussi grand d'être une femme que d'être un homme,Et je dis qu'il n'est rien de plus grand que la mère des hommes. Je chante un nouveau chant de dilatation ou fierté,Nous avons eu l'esquive et la dépréciation... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 23 janvier 2008

ROSA MÍA

Rosa mía, tu alma es un ríoque corre entre altas montañas,y desde las montañas hacia el valle,hacia el valle, sin conseguir llegar hasta él,sin conseguir llegar hasta el sueño de los sauces,hasta el remanso bajo los grandes ojos del puente,hasta los cañaverales y los patos de verde cabeza,sin conseguir llegar hasta la blanda tristeza de la llanurani hasta los campos de trigo al claro de luna,                               ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 23 janvier 2008

UN POEMA DE AMOR

No sé. Lo ignoro.Desconozco todo el tiempo que anduvesin encontrarla nuevamente.¿Tal vez un siglo? Acaso.Acaso un poco menos: noventa y nueve años.¿O un mes? Pudiera ser. En cualquier formaun tiempo enorme, enorme, enorme.Al fin como una rosa súbita,repentina campánula temblando,la noticia.Saber de prontoque iba a verla otra vez, que la tendríacerca, tangible, real, como en los sueños.¡Qué trueno sordorodándome en las venas,estallando allá arribabajo mi sangre, en unanocturna tempestad!¿Y el hallazgo, en seguida? ¿Y la maneraque nadie... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 23 janvier 2008

SIEMPRE

Bien pueden su hojarasca y polvo y hieloacumular los años sobre ti.Mi corazón sacude el turbio velo,y siempre te hallo, ¡oh dádiva del cielo!fresca y radiante en mí.Porque a mí te envió El, y yo he guardadotu mejor luz en ánfora inmortal,porque a cosas de Dios morir no es dadoy eres tú claro espíritu encarnadoen diáfano cristal.No hay flor cuyo matiz no degenereal pasajero sol que la esmaltó.Tan sólo propia luz firmeza espere:la perla de la mar se opaca y muere;las de los cielos no.Nuestra querida estrella leve gasao negro... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 23 janvier 2008

CONFIESO QUE HE VIVIDO...EXTRAIT

ALTURAS DE MACCHU PICCHUXIISube a nacer conmigo, hermano.Dame la mano desde la profundazona de tu dolor diseminado.No volverás del fondo de las rocas.No volverás del tiempo subterráneo.No volverá tu voz endurecida.No volverán tus ojos taladrados.Mírame desde el fondo de la tierra,labrador, tejedor, pastor callado:domador de guanacos tutelares:albañil del andamio desafiado:aguador de las lágrimas andinas:joyero de los dedos machacados:agricultor temblando en la semilla:alfarero en tu greda derramado:traed a la copa de esta nueva... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]