samedi 18 août 2007

CHRISTIAN BOBIN

      Aimer quelqu'un, c'est le lire. C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l'autre, et en lisant le délivrer.C'est déplier son coeur comme un parchemin et le lire à haute voix, comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère.Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléiade, et quand je regarde un visage, j'essaie de tout lire, même les notes en bas de page.Je pénètre dans les visages comme on s'enfonce dans le brouillard, jusqu'à ce que le... [Lire la suite]
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jeudi 16 août 2007

FRANSKA

  Franska est morte !          La nouvelle attristera certains, réjouira d’autres. Une voiture, mon Dieu que c’est bête, l’a percutée à vive allure sur la nationale 21, juste après Lourdes. Pas de miracle, la bête n’en a pas réchappée. Gageons que l’animal n’a pas souffert. Il était 6h30. Du coup, le débat de la réintroduction de l’ours est relancé. Déjà l’an dernier, souvenez-vous, une femelle, qui répondait au doux prénom de Palouma, s’était tuée en glissant d’un rocher, jamais elle ne fut... [Lire la suite]
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jeudi 16 août 2007

PIERRE CLAVILIER

Tendras que quitarte, una a una,  las escamas de la costra,   zambullirte en el estuario donde el  río se transforma en oceano, evitar los roqueríos, desaparecer en  la locura diáfana de un torbellino hasta los fondos donde nadie vuelve jamás. Desnuda, sentirás a las algas envolverte la cintura, tomarte el vientre en venta, los senos, los párpados, las manos. Un pez te guiará por el gran  camino trasperente orientándote puntual a la luz perpetua. Entonces tú serás esencia y conocerás... [Lire la suite]
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mercredi 15 août 2007

PAROLES AMERINDIENNES

  Il parait qu'autrefois, nous étions civilisés et instruits...Nous, savions parler aux arbres et à toutes les plantes, au peuple aile, aux quadrupèdes, aux êtres rampants, aux mammifères et au peuple des poissons.De plus, nous êtions tous capables de communiquer entre nous [ ... ] nous formions un seul et même esprit. C'est ce qu'on appelle être civilisé, ou instruit. Et puis, nous nous sommes en quelque sorte éloignés de cette connaissance pour devenir ce que nous sommes...   J'ai vu plus que je n'en puis dire,... [Lire la suite]
mercredi 15 août 2007

L'EVEIL

Le présent et le passé tissés avec Des fils colorés empruntés à l'avenir. C'est ce que tu enseignes, ô lune, Hamac accroché à deux astres, Montre où sonnent les heures de Lucifer Loupe brillante du savant !C'est aussi ce que rugissent les cymbales d'or du Soleil Quand elles se heurtent dans l'espace azuré de mon crâne. Mon âme s'éveille à la berceuse que murmure la Mère Eternité.J'ai pris la lumière dans ma mainLa clarté m'a pris dans ses cheveuxEt nous sommes allés tous les deuxDans les bleus espaces sans cheminJusqu'au centre où... [Lire la suite]
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mercredi 15 août 2007

L'OFFRANDE LYRIQUE.... Extraits

L'offrande Lyrique  Laisse subsister ce peu de moi par quoi, je puisse te nommer mon tout. Laisse subister ce peu de ma volonté par quoi je puisse te sentir de tous cotés, et venir à toi en toutes choses, et t'offrir mon amour à tout moment. Laisse seulement subsister ce peu de moi par quoi je puisse jamais te cacher. Laisse seulement cette petite attache subsister par quoi je suis relié à ta volonté, et par où ton dessein se transmet dans ma vie : c'est l'attache de ton amour. R . TAGORE
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mercredi 15 août 2007

ALBERT CAMUS ...Extraits ETE

'...A midi, sur les pentes à demi sableuses et couvertes d’héliotropes comme d’une écume qu’auraient laissée en se retirant les vagues furieuses des derniers jours, je regardais la mer qui, à cette heure, se soulevait à peine d’un mouvement épuisé et je rassasiais les deux soifs qu’on ne peut tromper longtemps sans que l’être se dessèche, je veux dire aimer et admirer. Car il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur. C’est que le sang, les... [Lire la suite]
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mardi 14 août 2007

DASSINE OULT YEMMA

 "L'eau elle-même sait nous dire 'je t'aime' en posant sur nos lèvres le meilleur des baisersSi tu demandes où est Allah, l'eau, le ciel, le sable te répondent: c'est moi, c'est moi, c'est moi. Parce qu'il les a crées tous les trois et qu'il demeure avec eux, toujours.Qu'importe tous les voiles sous lesquels tu te caches, j'en ris comme le soleil rit des nuages; "Ta vraie pensée sort toujours de ton cœur dans ton souffle." . DASSINE OULT YEMMA ( Poétesse Targuie ) . Elle "était messagère de paix " entre les Touareg... [Lire la suite]
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mardi 14 août 2007

SOUFFLES...Extraits

SOUFFLES (extrait)Ecoute plus souventLes Choses que les Etres,La Voix du Feu s'entend,Entends la Voix de l'EauEcoute le VentLe Buisson en sanglots,C'est le Souffle des Ancêtres.Il redit chaque jour le Pacte,Le grand Pacte qui lie,Qui lie à la Loi notre Sort,Aux Actes des Souffles plus fortLe lourd Pacte qui nous lie à la Vie.La lourde Loi qui nous lie aux ActesDes Souffles qui se meurentDans le lit et sur les rives du Fleuve,Des Souffles qui se meuventDans le Rocher qui geint et dans l'Herbe qui pleure.Des Souffles qui... [Lire la suite]
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mardi 14 août 2007

LE CANTIQUE DES CANTIQUES....Extraits

Reviens, reviens, Sulamite; reviens, reviens, que nous te regardions! Ah! Vous la regardez, la Sulamite, comme une danse en deux chœurs! Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince!La courbe de tes flancs est comme un collier, œuvre des mains d'un artiste. Ton giron, une coupe arrondie, que les vins n'y manquent pas!Ton ventre, un monceau de froment, de lis environné. Tes deux seins ressemblent à deux faons, jumeaux d'une gazelle. Ton cou, une tour d'ivoire.Tes yeux, les piscines de Heshbôn, près de la porte de... [Lire la suite]
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