dimanche 24 février 2008

¿POR QUÉ TOCAS MI PECHO NUEVAMENTE?

¿Por qué tocas mi pecho nuevamente? Llegas, silenciosa, secreta, armada, tal los guerreros a una ciudad dormida; quemas mi lengua con tus labios, pulpo, y despiertas los furores, los goces, y esta angustia sin fin que enciende lo que toca y engendra en cada cosa una avidez sombría. El mundo cede y se desploma como metal al fuego. Entre mis ruinas me levanto, solo, desnudo, despojado, sobre la roca inmensa del silencio, como un solitario combatiente contra invisibles huestes. Verdad abrasadora, ¿a qué me empujas? No... [Lire la suite]
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dimanche 24 février 2008

VIENTO

Cantan las hojas,bailan las peras en el peral;gira la rosa,rosa del viento, no del rosal.Nubes y nubesflotan dormidas, algas del aire;todo el espaciogira con ellas, fuerza de nadie.Todo es espacio;vibra la vara de la amapolay una desnudavuela en el viento lomo de ola.Nada soy yo,cuerpo que flota, luz, oleaje;todo es del vientoy el viento es aire siempre de viaje. . OCTAVIO  PAZ .
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dimanche 24 février 2008

PARTIR

On part pour s'éloigner du lieu qui nous a vu naître et voir l'autre versant du matin. On part à la recherche de nos naissances improbables. Pour compléter nos alphabets. Pour charger l'adieu de promesses. Pour aller aussi loin que l'horizon, déchirant nos destins, éparpillant leurs pages avant de tomber - quelquefois - sur notre propre histoire dans d'autres livres.On part vers des destinées inconnues. Pour dire à ceux que nous avons croisés que nous reviendrons vers eux et que referons connaissance. On... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

LA PETITE MER - TITI ROBIN

LA PETITE MER extrait de l'album  "Alezane " TITI  ROBIN...FLAMENCO GITAN
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samedi 23 février 2008

MER, OEUVRE, AIR

Oeuvre, vague légère et infinie, conscience divisée - et une - de tous les moments de mon être ! Ferme délicatesse d'instants permanents, qui devras supporter avec ton cristal humain - brisé et intégral comme le diamant -, les secousses et le sifflement, la vocifération et les coups, l'écho et la poussée de ce monde des hommes laids ! Rien ne saurait abattre ni écraser tes roses gigantesques et menues, oiseau prodigieux; vaste coeur contenant des coeurs innombrables, - un... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

JUAN RAMON JIMENEZ...Extraits

LE COURANT INFINI . Mon âme coule, telle une eau pure, entre une rive d'or de souvenir et une autre dorée d'espérance, reflétant, sur un point,les deux passions... .... OEUVRE ET SOLEIL . Refermé mon livre ciel étoilé de la siste! Mon livre entrouvert, ciel étoilé du soir! Ouvert mon livre, ciel étoilé de la nuit! Où est le mot, mon coeur, qui embellira d'amour le monde laid; qui lui donnera pour toujours - et seulement alors- une force d'enfant et une défense de... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

MIEUX VAUT LA CHASTETE, FLEUR INVISIBLE

Mieux vaut la chasteté, fleur invisibleQui se balance dans les tiges du silence,Ce difficile diamant des saintsQui filtre les désirs, rassasie le temps,Noces de la quiétude et du mouvement,La solitude chante dans sa corolle,Chaque heure est un pétale de cristal,Le monde se dépouille de ses massacresEt en son centre, vibrante transparence,Celui qu'on nomme Dieu, l'être sans nom,Se contemple dans le rien, l'être sans visageEmerge de lui-même, soleil d'entre les soleils,Plénitude d'entre les présences et les noms;OCTAVIO ... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

LA VIE , QUAND FUT-ELLE REELLEMENT NÔTRE

-la vie, quand fut-elle réellement notre?quand sommes-nous réellement ce que nous sommes?nous ne sommes jamais bien regardés, jamais nous ne sommesen tête à tête sinon vertige et vide,grimaces dans le miroir, horreur et vomissure,jamais la vie est nôtre, elle est aux autres,la vie n'est à personne, nous sommes tousla vie -pain de soleil pour les autres,je suis autre quand je suis, mes actessont davantage miens s'ils sont aussi à tous,pour que je puisse être il me faut être autre,sortir de moi, me chercher parmi les autres,les... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

A TOI VIVANTE

Quand je contemple ton corps étenduComme un fleuve qui jamais n'en finit de couler,comme un clair miroir où chantent les oiseaux,où c'est jouissance de sentir le jour lorsqu'il se lève.Quand je regarde dans tes yeux, profonde mort ou vie quim'appelle,chanson de profondeurs a peine imaginée,quand je vois ton corps, ton front serein,pierre éclatante où mes baisers scintillent,comme ces roches reflétant un soleil qui jamais ne s'enfonce.Quand j'approche mes lèvres de cette musique imprécise,de cette rumeur d'éternelle jeunesse,de... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

VÉRITÉ TOUJOURS

Oui, oui, c'est la vérité, la seule;yeux entrouverts, lumière éclose,pensée ou sanglot, clef ou âme,cette veillée, cette science du bonheur,savoir que le jour n'est pas épine,mais vérité, ô douceur. Je t'aime.Écoute-moi. Quand n'existait pas le silence,quand déjà tu étais corps et moi la mort,alors, quand le jourNuit, bonté, ô lutte, nuit, nuitSous la clameur ou les seins, sous le sucre,dans la douleur ou la salive seulement,là dans le mensonge, oui, tant attendu,nuit, nuit, l'ardent ou le désert.VICENTE ALEIXANDRE Des... [Lire la suite]
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