vendredi 9 novembre 2007

LA SAETA

Dijo una voz popular: Quién me presta una escalera para subir al madero para quitarle los clavos a Jesús el Nazareno? Oh, la saeta, el cantar al Cristo de los gitanos siempre con sangre en las manos siempre por desenclavar. Cantar del pueblo andaluz que todas las primaveras anda pidiendo escaleras para subir a la cruz. Cantar de la tierra mía que echa flores al Jesús de la agonía y es la fe de mis mayores !Oh, no eres tú mi cantar no puedo cantar, ni quiero a este Jesús del madero sino al que anduvo en la mar!   .   ... [Lire la suite]
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vendredi 9 novembre 2007

NIETZSCHE....

La vague ignore le repos La nuit aime le jour radieux Il est beau de dire "je veux" Mais "j'aime" est encore plus beau. Friederich Nietzsche 
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vendredi 9 novembre 2007

ÊTRE POÈTES

Nous sommes deux amants d'une espèce qui n'est pas insouciante,Et notre amour n'est pas une curiositéComme des pousses de chèvrefeuille sur un chêneou un enfant muni de deux mains gauches) mais un fier appétitDe royale pensée et d'irréprochable agissement ;Ce que les autres écrivent sur nous a peu de sens,car ils vivent en un incertain entre-deux de négligence. Par le fait d'être poètes, la mort nous est décernée :Mort, ardente synthése paradisiaquePour ceux qui toujours se comportent en poètes,Qui ne peuvent tomber sous... [Lire la suite]
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vendredi 9 novembre 2007

CHAQUE FEMME

Chaque femme est pour un homme, d'ici ou d'ailleurs, vêtue d'or et de puissance ou de poussier de charbon et de colère, celle qui règne sur l'empire de ses songes, le seul, le grand amour, celui qui rend les autres amours dérisoires, presque ridicules, la femme, avec F comme fée, comme fête, comme féerie, comme fantastique, comme fenaison, comme fumée, comme fantaisie, comme fureur, comme fantôme, comme frontière, comme fontaine, comme folie Chaque femme est le point vivant, mobile, unique et précis, vers où convergent tous... [Lire la suite]
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vendredi 9 novembre 2007

ANTONIO MACHADO

Jamais je n'ai cherché la gloireNi voulu dans la mémoire des hommesLaisser mes chansonsMais j'aime les mondes subtilesAériens et délicatsComme des bulles de savon. J'aime les voir s'envoler, Se colorer de soleil et de pourpre, Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,Puis éclater. A demander ce que tu saisTu ne dois pas perdre ton tempsEt à des questions sans réponseQui donc pourrait te répondre? Chantez en coeur avec moi: Savoir? Nous ne savons rienVenus d'une mer de mystèreVers une mer inconnue nous allonsEt... [Lire la suite]
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vendredi 9 novembre 2007

ORDRE DU JOUR

Tenir l'âme en état de marche Tenir le contingent à distanceTenir l'âme au-dessus de la mêléeTenir Dieu pour une idée comme une autreun support, une éventualité,une contrée sauvage de l'univers poétiqueTenir les promesses de son enfanceTenir tête à l'adversitéNe pas épargner l'adversaireTenir parole ouverteTenir la dragée haute à ses faiblessesNe pas se laisser emporter par le courantTenir son rang dans le rang de ceux qui sont décidés à tenir l'homme en position estimableNe pas se laisser séduire par la facilitésous le... [Lire la suite]
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vendredi 9 novembre 2007

CA

Il n'y a qu'un homme et une femme assis sur un talus ou sur un tronc d'arbre     qui puissent comprendre ça parce que tout ce qui est essentiel ne peut se comprendre qu'à deux     on a mis nos chaussures chacun    sur un plateau de la balance     naturellement les siennes étaient plus légères     tout s'est passé comme prévu au terme de quelques secondes    les deux plateaux de la balance se sont stabilisés sur le même niveau    alors nous avons ri comme des... [Lire la suite]
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mardi 6 novembre 2007

AU PRESENT DU MONDE

Au commencement qui est dans toute fin à l’espoir en tout commencement aux longs quais sombres de l’absolu à toutes les choses évanouies à ton regard où s’est réfugié l’instant à la nuit qui est un acte, à la lumière à la vertu des lignes nues à l’étranger qui marche vers le fleuve à celle qui dort seule dans ses veines au glaive du temps qui te prête sa mort à ta seconde naissance au lieu longtemps cherché avant que de songer au seuil au poète qui crée son propre monde, à qui offre... [Lire la suite]
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mardi 6 novembre 2007

LE VENT

  Parce que l'horizon est l'échode ce qui vient et de son coeurle vent ne vieillit pas.Adonis
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mardi 6 novembre 2007

ABSENCE

Pendant longtemps j'ai cru que l'absence est manque.Et je déplorais, ignorant, ce manque.Aujourd'hui je ne le déplore plus.Il n'y a pas de manque dans l'absence.L'absence est une présence en moi.Et je la sens, blanche, si bien prise, blottie dans mes bras,que je ris et danse et invente des exclamations joyeuses,parce que l'absence, cette absence incorporée,personne ne peut plus me la dérober.Carlos Drummond de AndradeLa machine du monde
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