jeudi 7 février 2019

VOUS AVEZ FAIM ET MOI JE CHANTE

Merci Adélita mia...     Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du pain, les gueux montrent leurs loques,les hommes floués cherchent la vérité.Et la terre couverte d’ivraie, la terre belle et fière,défend sa dignitépar une souffrance obstinée. O hommes affamés, loqueteux, floués!Je sais bien qu’un jour Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du... [Lire la suite]

mardi 5 février 2019

LES RACINES DU CIEL...Extrait

Il faut absolument que les hommes parviennent à préserver autre chose que ce qui leur sert à faire des semelles, ou des machines à coudre, qu’ils laissent de la marge, une réserve, où il leur serait possible de se réfugier de temps en temps. C’est alors seulement que l’on pourra commencer à parler d’une civilisation. Une civilisation uniquement utilitaire ira toujours jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’aux camps de travail forcé. Il nous faut laisser de la marge. Et puis je vais vous dire… il n’y a pas de quoi être tellement fier,... [Lire la suite]
dimanche 3 février 2019

L'ETRANGER

Un jour tu frapperas à ma porte et ton ombre sera ma lumière Saurai-je alors être digne lorsque ce jour viendra Saurai-je être digne de toi Saurai-je tendre le cœur et sans frémir accepter ton miroir Saisir entre tes cils le sel de ma mémoire Et d’un simple regard reconnaître mon frère Nous aurions dû recevoir à parts égales notre ration de soleil J’ai reçu plus que toi Et le si peu que j’ai déjà Je te le dois Le jour où tu viendras tu m’offriras le parfum de ta terre Je serai l’exilé L’assoiffé L’éphémère ... [Lire la suite]
dimanche 3 février 2019

LE KEPI...Extrait

De là, je retombai dans l’enfance, car une créature féminine s’y reprend à plusieurs fois pour éclore. Je fus laideronne avec délices, la chevelure cordée et des mèches plates sur les joues. A toutes parures, je préférai mes vieilles chaussures lacées, mes anciens tabliers d’école et leurs poches pleines de noisettes, de ficelles et de chocolat. Les sentiers bordés de ronces, les massettes de roseaux, les lacets de souliers en pâte de réglisse, les chats, brefs tout ce que j’aime encore aujourd’hui me redevint cher. Il n’est pas... [Lire la suite]
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mardi 29 janvier 2019

NOS JEUNES HIVERS...

Tu ne m’as jamais rien refusé Pas même l’écorce échancrée de ton regard  Pas même les premiers grains de l’aurore quand nous divaguons enlacés à la rencontre de notre amour Pas même, offrande suprême, les papillonnements exaltés du soir quand nous nous emparons l’un de l’autre sous les lanternes d’un nouveau monde J’ai su en te croisant que le lieu de ton corps serait mon ultime héritage Que tes lèvres ourleraient dans la nuit la plus infime de mes défaillances Que je n’aurais plus jamais peur dans les ravines du... [Lire la suite]
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samedi 26 janvier 2019

LE PASSE...Extrait

« Une mémoire infaillible ne guide mon souvenir qu’à travers le jardin embrouillé de mon enfance. Demandez-moi de vous dire la forme et la couleur d’une seule feuille de ces giroflées marron, que la gelée et la neige confisaient, chaque hiver, dans le jardin, et qui ressemblaient, cuites de froid sur la terre blanche, à de pauvres salades ébouillantées… Demandez-moi si la glycine, vieille de deux siècles, fleurissait deux fois chaque année, et si le parfum de sa seconde floraison, exhalé de maigres grappes, semblait le souvenir... [Lire la suite]
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vendredi 25 janvier 2019

UN PEU D'ETYMOLOGIE

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jeudi 24 janvier 2019

EDWIN MUIR...Extrait

C'est moi qui éprouve du remords pour tout ce que le Temps  T'a fait, mon amour, comme si je t'avais  Imposé l'usure du soleil sans-repos Et tous ces jours mortels pour accomplir ce crime-là.   Pour ne pas conserver ce qui nous fut donné  Par pure grâce et l'abandonner  A l'oisiveté des heures, laissant l'automne enterrer  Notre été paradisiaque: A une telle accusatîon, que puis-je répondre   Sinon le vieux dicton surgi du cœur : « Le Temps épargne l’amour » Mais nous, l’aimée et l’amant,... [Lire la suite]
mardi 22 janvier 2019

LA VAGABONDE...Extrait

" Il y a des jours où la solitude, pour un être de mon âge, est un vin grisant qui vous saoule de liberté, et d'autres jours où c'est un tonique amer, et d'autres jours où c'est un poison qui vous jette la tête aux murs. Ce soir, je voudrais bien ne pas choisir. Je voudrais me contenter d'hésiter, et ne pas pouvoir dire si le frisson qui me prendra, en glissant entre mes draps froids, sera de peur ou d'aise."     .   COLETTE   .   Oeuvre Bato Dugarzhapov
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