lundi 15 janvier 2018

AU MIRAGE

Murmure des mots de paille sèche sur ta nuque et Souffle à ton oreilleL’odeur de crayons de couleurs trouvéeSur la tête du chat, tissée dans le velours,Nous laissons, lui et moi, vieillir le monde de dehorsSe ternir les dorures des soldats enterrés les lames les médaillesCe qui fut et ce qui sera, que nous ne savons plusQue nous ne savons pas,Le bruit lourd des mâchoires d’avidité, les mécaniquesQui possèdent et mâchent, celles faites pour jeter,Les recyclages amoureux répartis dans des bacsUne poubelle pour Papa, une autre pour... [Lire la suite]
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lundi 15 janvier 2018

IL SUFFIT D'UN MOT

Nomme si tu peux ton ombre, ta peur et montre-lui le tour de sa tête,le tour de ton monde et si tu peuxprononce-le, le mot des catastrophes,si tu oses rompre ce silencetissé de rires muets, — si tu osessans complices casser la boule,déchirer la trame,tout seul, tout seul, et plante là tes yeuxet viens aveugle vers la nuit,viens vers ta mort qui ne te voit pas,seul si tu oses rompre la nuitpavée de prunelles mortes,sans complices si tu osesseul venir nu vers la mère des morts   dans le cœur de son cœur ta prunelle repose ... [Lire la suite]
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samedi 13 janvier 2018

NAGER A LA RECHERCHE DU COMMENCEMENT DES TEMPS ...Extrait

Quelles profondeurs nous atteignons parfois Dans une conversation banale, Dans une caresse ordinaire Quand on sonde des vérités logées plus profond qu’on ne sait Doucement, sans rien déranger Comme des gens qui se parlent depuis des siècles.   Si je ferme les yeux je peux sentir mon souffle Tandis que la douleur s’atténue, Les mots venant plus aisément, Hésitant, poissons nageant de nuit ; Doucement, sans rien déranger, Des phrases rejoignent le banc d’une pensée inattendue ;   Dans le lac Baïkal il y a des... [Lire la suite]
samedi 13 janvier 2018

BERNARD PERROY...Extrait

... Et si nos peines ont du mal à se taire, il me reste tout de même ce sang qui court dans tous les canaux de ma vie, cette pauvre démarche en moi qui ne suis qu'un homme de peu, si fragile,   mais qui sait combien toutes ses boiteries sont sa seule façon de danser vers la lumière,   vers cet immense cadeau qui se pelotonne dans le fond de son cœur,   ce halo, cette pointe, ce regard dont la tendresse n'a pas de fin…     .   BERNARD PERROY   .   Oeuvre Deedra... [Lire la suite]
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vendredi 12 janvier 2018

FRANCE GALL ET JOHNNY HALLYDAY...

   .   
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mercredi 10 janvier 2018

LA TRISTESSE DU FIGUIER...Extrait

 Il y a tout au fond de la fatigue Tout ce qu’un homme a de plus beau à donner : Son courage peut-être,Sa sueur perlée, sa respiration difficileEt ses blessures déjà anciennes. Et au sommet de la colline,Près des myrtilles, des bruyères et de la pluie, Il y a aussi ce secret bien gardé Que seuleLa Nature est prête à partager avec lui.   ...   Un silenceQui ne se mesure pas au nombre de mètres qu’il faut pour l’enjamberEt passer dans l’histoire d’un autre silence, Un silenceQui est parfois rempli de pétales de... [Lire la suite]
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mercredi 10 janvier 2018

POUR AINSI DIRE, POUR AINSI VIVRE...Extrait

À ceux à qui il ne manque rienIl manque l’essentiel :Le manque lui-même précisément N’ayant plus rien à désirer et tout venant à leur manquer Ceux-là déjà ressemblent à leur mort .   ANDRE SCHMITZ   .   Oeuvre Iléana Serban
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lundi 8 janvier 2018

NOMADE

Je traverse en nomade le grand corps du monde, de la fraîcheur des sources jusqu’au vent du désert, de la froideur de l’eau jusqu’aux habits de flammes, du rhume des objets jusqu’à la toux de l’âme, du sel de la mer jusqu’au fil de salive, des grottes de Lascaux jusqu’aux mots sur la page, de l’amibe encore chaud au cristal de Bohème, des hommes dans les mines aux femmes à ciel ouvert. Je traverse le monde comme un ruisseau perdu où viennent boire les bêtes. Je recueille une à une les larmes oubliées, les ailes des oiseaux pétrifiées... [Lire la suite]
lundi 8 janvier 2018

LES PRODIGES ORDINAIRES...Extrait

Si quelques mots voulaient venir à son secourspeut-être traverserait-il le joursans trop mourir celui quele poids des choses conduit dansles vergers sans fruits du silence Peut-être serait-il absousd’avoir été dans un même tempsl’ange et la bêtecelui qui traquait des langagesdans l’azur et dans la paille Et si quelque parole fût-elle pauvreaimait à le prendre en pitiépeut-être s’ouvrirait-il au périlde vivre encore une journéecelui qui défaille et espère     .     ANDRE SCHMITZ     .   ... [Lire la suite]
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dimanche 7 janvier 2018

NOËL...

J’en ai assez de votre bonne conscienceJ’en ai assez Messieurs-je-sais-toutJ’en ai assez de votre omniscienceJ’en ai assez de vos airs de toutouJ’en ai assez Voici Noël et ses marchands du templeVoici Noël et ses soldes à deux sousVoici Noël et ses feux qu’on contempleVoici Noël, la misère en dessousVoici Noël Qu’a-t-on gardé de la Nativité ?Qu’a-t-on gardé du mystère divin ?Qu’a-t-on gardé de la céleste cité ?Qu’a-t-on gardé du sang changé en vin ?Qu’a-t-on gardé ? On m’avait appris naguère le miracleOn m’avait appris le visage... [Lire la suite]