samedi 9 juin 2018

LE FOU DE BAB CHÂBA

Soliloque du fou assis sur le trottoir Journal où il découpe de ses doigts minutieux comme un théâtre d'ombres   silhouettes de quel chaos quelle intime dramaturgie descendance de quel secret   confidences d'épouvantail que n'écoutent plus les oiseaux     .     RAYMOND FARINA Extrait de Détails in Anecdotes, Rougerie, 1988     .  Oeuvre Gaston Chaissac  

samedi 9 juin 2018

CINQ MÉDITATIONS SUR LA BEAUTÉ...Extrait

Merci à Cristina Castello .   En estos tiempos de miserias omnipresentes, de violencias ciegas, de catástrofes naturales o ecológicas, hablar de la belleza puede parecer incongruente, inconveniente, incluso provocador. Casi un escándalo. Pero por esta misma razón, vemos que, en lo opuesto al mal, la belleza se sitúa efectivamente en la otra punta de una realidad a la cual debemos enfrentarnos. Estoy convencido de que tenemos el deber urgente, y permanente, de examinar los dos misterios que constituyen los extremos del universo... [Lire la suite]
samedi 9 juin 2018

ROSTRO DE VOS

J’ai une solitudesi pleine de genssi pleine de nostalgieset de visages de toid’adieux passéset de baisers bienvenusà la première occasionet en dernier recours j’ai une solitudesi pleine de gensque je peux l’organisercomme si c’était un défilépar couleurstailleset promessespar époquespar toucherpar saveur sans hésiterje m’enlace à tes absencesqui viennent et m’assistentavec mon visage de toi je suis plein d’ombresde nuits et de désirsde nombreux rireset de quelquesregrets mes hôtes accourentarrivent comme des rêvesavec leurs... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 7 juin 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

À l'heure blanche d'heuresles nuages s'abolissentdans un ciel démâtéS'endérivent échevelés aux doigts du vent fileursans limitesTon coeur gîte en pleine meroù l'horizon s'égare dans l'oeil fixe des mauves --Seul amerce regardpeuplé d'ailes.   .     ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .          
jeudi 7 juin 2018

LA FEMME SOLITUDE...Extrait

La peau grêlée des pierres tremble de l'intérieur --cette peau qui n'est plus frissonmais lave éteinte parmi les villes mortes.Le tonnerre gronde et mord la chair verte de la merà déchiqueter le deuil du ciel,à broyer les braises des étoiles.Toute une couvée d'oragehabite les yeux des chats errants, aimante la peur au ventretoujours bleu. Petite fleur du soir que le matin chiffonne,petite soeur des mots aimantsque les grands froids fustigent,Il existe un sol plus noir, plus fertile,une forêt d'arbres frères où les... [Lire la suite]

mardi 5 juin 2018

PARTAGE DES EAUX

Pas encore née, déjà forméePassager d'un monde liquidePetit poisson, juste un frissonAnimée de gestes languidesOù est le haut, ma mère l'eau?Où est le bas dans ton silence?Dans la douceur de ton enclosJe suis un presque-rien qui danseEt tu me tiens au plus serréTon anneau d'or est bien ferméMon océan particulierMa chèreGeôlière C'est le doux partage des eauxQu'on garde au plus creux de ses osOù viennent boire les oiseauxDu rêveOn ne sait pas sur son îlotQu'on sera jeté par le flotBonheur qui d'un coup de ciseauS'achèvePartage des... [Lire la suite]
mardi 5 juin 2018

UN FIL ROUGE DANS LE LABYRINTHE...Extrait

Mais ce n'est rienCela fait partie de l'illusion Racines plongées loindans le songequi tient l'éveillé Où fuitl'échaudéOù criel'écorché Sur la routeDans la traverséeEn chemin( tout perdresauf la peine ) Pas de raison Nous coulons dans le hasard profond   .     CHRISTIAN ARJONILLA     . .   Oeuvre Christian Arjonilla
Posté par emmila à 13:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 5 juin 2018

ZOHRA MRIMI...Extrait

Car la distance te plaît Le froid a soumis ton oeil pour dérober ton orgueilTrop visible Il parle même de briser la chaîne de flamme Serai-tu encor fier à traîner tes torts ?Des clous sur le solElle les ramasse, soumise et folleFolle d' Amour Elle ne sait pas haïr   .     ZOHRA MRIMI03/06/2018     .      
Posté par emmila à 12:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 5 juin 2018

CONGO

Oho ! Congo oho ! Pour rythmer ton nom grand sur les eaux sur les fleuves sur toute mémoireQue j'émeuve la voix des kôras Koyaté ! L'encre du scribe est sans mémoire. Oho ! Congo couchée dans ton lit de forêts, reine sur l'Afrique domptéeQue les phallus des monts portent haut ton pavillonCar tu es femme par ma tête par ma langue, car tu es femme par mon ventreMère de toutes choses qui ont narines, des crocodiles des hippopotamesLamantins iguanes poissons oiseaux, mère des crues nourrice des moissons.Femme grande ! Eau tant ouverte à... [Lire la suite]