jeudi 6 octobre 2016

LA LONGUE CHAINE DE L'ANCRE...Extrait

 Le souvenir est une voix brisée, On l’entend mal, même si on se penche. Et pourtant on écoute, et si longtemps Que parfois la vie passe. Et que la mort Déjà dit non à toute métaphore.   .   YVES BONNEFOY   .  
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jeudi 6 octobre 2016

LA RETRAITE SENTIMENTALE....Extrait

« ... quelle amertume d’abord – mais quel apaisement ensuite ! – de découvrir – un jour où le printemps tremble encore de froid, de malaise et d’espoir – que rien n’a changé, ni l’odeur de la terre, ni le frisson du ruisseau, ni la forme, en boutons de roses, des bourgeons du marronnier... Se pencher, étonnée, sur la petite coupe filigranée des anémones sauvages, vers le tapis innombrables des violettes – sont-elles mauves, sont-elles bleues ? –, caresser du regard la forme inoubliée des montagnes, boire d’un soupir qui hésite le vin... [Lire la suite]
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jeudi 6 octobre 2016

PAR DELA LES MOTS...Extrait

" Les armes qui éventrent la terre Brisent l'enfant Dénaturent ses jeux Quelle refonte de nos rêves Quelles alluvions de paix Quelles brassées d'amour Écarteront les mâchoires d'épouvante ? Quelles paroles quels regards quelles mains Redonneront enfance À nos enfants en mal d'enfance ? "   .   ANDREE CHEDID   .   Enfant syrien et sa maman
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mercredi 5 octobre 2016

RÊVES BLEUS

                                                             Je vampirise le bleu de l'azur, il coule dans mes veines telle une drogue douce . Mes rêves de petite fille étaient bleus . Ma grand mère me les souhaitait de cette couleur juste... [Lire la suite]
mercredi 5 octobre 2016

HEATHER DOHOLLAU...Extrait

A ma Vince... Je te cherche Es-tu ma mère, ma fille ? Laquelle est la porte de l’autre La terre est là Au niveau de nos songes Faut-il descendre et monter Pour y être A portée de tes bras ?   .   HEATHER DOHOLLAU   .   Oeuvre Christian Arjonilla
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mercredi 5 octobre 2016

ELEGIE DU SILENCE

Silence, où mènes-tu Ton cristal imprégné De rires, de paroles Et des sanglots de l'arbre ? Comment effaces-tu La rosée des chansons Et les taches sonores Que les lointaines vagues Laissent sur la blancheur Sereine de ton voile ? Qui ferme tes blessures Lorsque dans les campagnes Une vieille noria Plante sa flèche lente Dans ton cristal immense ? Où vas-tu si, le soir, Te blesse l'angélus, Si troublent ton repos Des essaims de chansons Et la rumeur dorée Qui tombe sur les monts Bleutés en sanglotant ?   .   ... [Lire la suite]

dimanche 2 octobre 2016

JOE BOUSQUET

(...) Le vent pleurait les oiseaux de passage Berçant les mers sur ses ailes de sel Je prends l'étoile avec un beau nuage Quand la page blanche a bu tout le ciel   .   JOË BOUSQUET   .   Oeuvre Gilles Joseph Berger
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dimanche 2 octobre 2016

OSLO: LE JOUR D'APRES

Cet essai hautement critique et d’une lucidité très actuelle, a été écrit par Edward Saïd à l’automne 1993, dans la foulée des accords dits d’Oslo, et publié dans la London Review of Books datée d’octobre de la même année. . A présent que l’euphorie s’est un peu évaporée, nous pouvons réexaminer l’accord Israël-OLP avec tout le bon sens nécessaire. Il ressort de cet examen que l’accord est plus imparfait, et pour la plupart des Palestiniens, plus déséquilibré que ce que beaucoup supposaient au départ. Les vulgarités du défilé... [Lire la suite]
samedi 1 octobre 2016

LA CHAMBRE OBSTINEE...Extrait

Je serai peut-être vent de cendre dans la Guisane Cette rivière du pays de mon père qui va s'oublier Dans la Durance comme tout oublie toujours tout Et si je suis loin pensez à moi de temps en temps De la même façon Suffisamment Vivant Dans le vieil habit propre sincère de la tendresse Donnez-moi une postérité de proximité de baisers déplacés   .   PATRICK CHEMIN   . La Guisane au Lauzet    
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samedi 1 octobre 2016

CETTE FACON

Où va le monde lorsque son épine dorsale traficote la faim, tricote la famine, lorsque les minarets deviennent des miradors, quand la farine cache des fusils, les cendres encore chaudes la puanteur des bombes, les herbes odorantes du thym empoisonné et le ventre des femmes des fœtus déjà prêts pour la guerre, les bras ouverts comme des balles. Cette façon qu’ont les radicaux islamistes de vouloir la mort des autres ne peut conduire qu’à la guerre. Cette façon de croire à la science dénuée de morale, cette obsession pour le pétrole et... [Lire la suite]