vendredi 26 octobre 2007

SIN QUE ME VEAN TUS OJOS

SIN QUE ME VEAN TUS OJOS No me han visto tus ojos.Tan virgencomo el agua creadora de la linfa.No me han visto.Lentamenteviniendo,desde allá.En medio del cortejo de holocaustos.Con el rayo y la hiedra entre los pies. Y mañana...Mañana...En el fuego y la dulce primavera,sabrás que voy matando a la manada,que transporto en mis brazos la semilla.Y en mí creerán tus ojos.Mañana.Sí,mañana. De "Canciones de Mihyar el de Damasco" 1961Versión de Pedro Martínez Montávez ADONIS
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vendredi 26 octobre 2007

POESIE VERTICALE...Extrait

Aujourd’hui je n’ai rien fait.Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.Des oiseaux qui n’existent pasont trouvé leur nid.Des ombres qui peut-être existentont rencontré leurs corps.Des paroles qui existent ont recouvré leur silence.Ne rien fairesauve parfois l’équilibre du monde,en obtenant que quelque chose aussi pèsesur le plateau vide de la balance. RODERTO JUARROZ
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vendredi 26 octobre 2007

LA MER

          Nulle cosmogonie encor n’était tissée ; Rêve et terreur manquaient, donc point de Dieu ; Les jours N’avaient pas monnayé le temps - mais la toujours Mer était là, la mer, la jamais commencée. Qu’est la mer, qui ? Que veut ce principe mouvant, Ce vieux rat forcené des piliers de la terre, Cette eau toutes les eaux, cette eau dol et mystère, Et hasard et splendeur et précipice et vent ? Chaque fois que nous la voyons, c’est la première. Nous la voyons... [Lire la suite]
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vendredi 26 octobre 2007

JE NE CONNAIS PAS TON NOM

-    Je ne connais pas ton nom. * Nomme-moi comme tu l’entends. -    Tu n’es pas une gazelle. * Ni une jument. -    Tu n’es pas la colombe de l’exil. * Ni une ondine. -   Qui es-tu ? Quel est ton nom ? * Nomme-moi que je sois ce que tu m’as nommée. -   Je ne peux car je suis vent, que tu es étrangère comme moi, que les noms ont une terre. * Je suis donc « personne ». * Je ne connais pas ton nom, quel est ton nom ? - ... [Lire la suite]
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vendredi 26 octobre 2007

L'AMANTE

Je cherche un visage qui me ressembleMon miroir est trop plein Mille femmes m'y contemplentToutes me ressemblentToutes me disent leur véritéCe silencieux mensongeDans tes yeux, il y avait un lacJ'y ai vu le reflets des hauts tant espérésMais si lointainsDans tes yeux, j'ai vu l'espoir d'un seul visageMais vivantMultipleOù se résorberaient toutes les dérobadesN'est-ce pas moi dans ton regard?Y serai-je jamais...Je voudrais tant voir ce que taisent mes yeuxSoulever le voile de mon sourireDis-moi ce que tu voisDis-moi la femme au visage... [Lire la suite]
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vendredi 26 octobre 2007

L'ARBRE, LA LAMPE

              L’arbre, la lampe L’arbre vieillit dans l’arbre, c’est l’été.L’oiseau franchit le chant de l’oiseau et s’évade.Le rouge de la robe illumine et disperseLoin, au ciel, le charroi de l’antique douleur. O fragile pays,Comme la flamme d’une lampe que l’on porte,Proche étant le sommeil dans la sève du monde,Simple le battement de l’âme partagée. Toi aussi tu aimes l’instant où la lumière des lampesSe décolore et rêve dans le jour.Tu sais que c’est l’obscur... [Lire la suite]
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vendredi 26 octobre 2007

LA BLESSURE...

Les feuilles qui dorment sous le ventsont navire pour la blessureLe temps périssable est gloire de la blessureet les arbres qui grimpent sous nos cilssont lac pour la blessure La blessure est dans les passerellesquand la tombe s'allongequand la patience se prolongeentre les rives de notre amour, de notre mortEt la blessure est signe -elle est dans les traversées                          A une langue de sonneries juguléesje livre la voix de la... [Lire la suite]
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vendredi 26 octobre 2007

IL VOYAGE EN SOLITAIRE

                   Il voyage en solitaireEt nul ne l'oblige à se taireIl chante la terreIl chante la terreEt c'est une vie sans mystèreQui se passe de commentairePendant des journées entièresIl chante la terreMais il est seulUn jourL'amourL'a quitté, s'en est alléFaire un tourD'l'autr' côtéD'une ville où y avait pas de places pour se garer.Il voyage en solitaireEt nul ne l'oblige à se taireIl sait ce qu'il a à faireIl chante la terreIl reste le seul volontaireEt puisqu'il... [Lire la suite]
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vendredi 26 octobre 2007

EXTRAIT...

« Je m’en vais rêvant par les cheminsDu soir. Les collinesDorées, les pins verts, Les chênes poussiéreux !...Où peut-il aller, ce chemin ?Je m’en vais chantant, voyageurLe long du sentier…? Le jour s’incline lentement.“Dans mon cœur était plantéeL’épine d’une passion ;Un jour j’ai pu me l’arracher :Je ne sens plus mon cœur.”Et toute la campagne un instantDemeure, muette et sombre,Pour méditer. Le vent retentitDans les peupliers de la rivière.Mais le soir s’obscurcit encore ;Et le chemin qui tourne, tourne,Et blanchit doucement,Se... [Lire la suite]
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vendredi 26 octobre 2007

MACHADO...Extrait

« Yo voy soñado caminosde la tarde. ¡ Las colinas doradas, los verdes pinos,las polvorientas encinas !...¿ Adónde el camino irá ?Yo voy cantando, viajeroa lo largo del sendero…¿ La tarde cayendo está ?.“En el corazón tenía la espina de una pasión ; logré arrancármela un día : ya no siento el corazón.” Y todo el campo un momentoSe queda, mudo y sombríomeditando. Suena el vientoen los álamos del río.La tarde más se oscurece ;y el camino que serpeay débilemente blanquea,se enturbia y desaparece.Mi cantar vuelve a plañir :“Aguda... [Lire la suite]
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