mardi 4 décembre 2007

MOITESSIER...Extrait

BERNARD MOITESSIER   J'entends des sifflements familiers. Je sors vite, comme toujours lorsque les dauphins sont là. Mais cette fois, je ne crois pas en avoir jamais vu autant. L'eau est blanche de leurs éclaboussements, sillonnée en tout sens par le couteau de leur dorsale. Ils ne sont pas loin d'une centaine. (...)          Une ligne serrée de vingt-cinq dauphins nageant de front passe de l'arrière à l'avant du bateau, sur tribord, en trois respirations, puis tout le groupe vire... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

SAN JUAN DE LA CRUZ

Oubli de ce qui est crééet mémoire du créateurfaire attention à l'intérieurl'ami ne cesser de l'aimer... SAN JUAN DE LA CRUZ
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mardi 4 décembre 2007

BLANC SUR BLANC IX

Traverser le matin jusqu'à la feuilledes peupliersêtre frère d'une étoile, ou son fils,ou peut-être père un jour d'une autre lumière de soie,ignorer les eaux de mon nom,les secrètes noces du regard,les chardons et les lèvres de la soif,ne pas savoir commenton finit par mourir d'être une telle hésitation,un si grand désird'être flamme, de brûler ainsi d'étoileen étoile,jusqu'à la fin. EUGENIO DE ANDRADE
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mardi 4 décembre 2007

BLANC SUR BLANC XVII

J'ignore ce que la fleur de l'eau peut êtremais je connais déjà son parfum : après les premières pluiesil monte à la terrasse,entre nu par le balcon,le corps encore mouillérecherche notre corps et se met à trembler : c'est alors comme si dans sa boucheun fond d'immortaliténous étais donné à boireet que toute la musique de la terre,toute la musique du ciel était nôtre,jusqu'à la fin du monde,jusqu'au point du jour. EUGENIO DE ANDRADE
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mardi 4 décembre 2007

R. TAGORE....Extrait

Tes yeux m'interrogent, tristes, cherchant à pénétrer ma pensée; de même la lune voudrait connaître l'intérieur de l'océan.J'ai mis à nu devant toi ma vie tout entière, sans en rien omettre ou dissimuler. C'est pourquoi tu ne me connais pas.Si ma vie était une simple pierre colorée, je pourrais la briser en cent morceaux et t'en faireun collier que tu porterais autour du cou.Si elle était simple fleur, ronde, et petite, et parfumée, je pourrais l'arracher de sa tige et la mettre sur tes cheveux.Mais ce n'est qu'un cœur, bien-aimée. Où... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

PREFACIO

Plegó la luz del día, yo mi sonrisa pliegoHan sembrado en mi España los estambres de fuegoYo beso los trigales, las Auroras yo besoYo quisiera sembrar estambres del progresoMe duele el crepúsculo, me hiere la luz quebradaLos nidales vacíos y la risa tronchadaYo amo el amanecer y la clara mañanaCon la nueva esperanza del niño en la ventanaMe angustia la miseria en el brusco sollozoEn que agoniza España hundida en su destrozoYo quiero la abundancia y los cantos del aguaY el martillo en la paz cantando con la fraguaOigo una voz de madre,... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

MADRID 1936

    Madrid seule et solennelle, Juillet t'avait surprise avec ta joie  De rayon de miel pauvre ; claire était ta rue,  Clairs étaient tes songes.      Un hoquet noir  De généraux, une vagueDe soutanes rageuses  Rompit entre tes genoux  Ses eaux boueuses et leurs ruisseaux de fange.  Les yeux encore tout meurtris de sommeil,  Avec un vieux fusil et des pierres, Madrid,  Récemment blessée,  Tu te défendis. Tu courais  Dans les rues  Laissant les traces... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

LA VIDA

  ¿ La vida ?Decidme cómo es un árbol.Decidme el canto de un río,cuando se cubre de pájaros.Habladme del mar. Habladmedel olor ancho del campo.De las estrellas. Del aire.Recitadme un horizontesin cerradura y sin llavescomo la choza de un pobre.Decidme cómo es el besode una mujer. Dadme el nombredel amor: no lo recuerdo.¿Aún las noches se perfumande enamorados con tiemblosde pasión bajo la luna?¿O sólo queda esta fosa,la luz de una sepulturay la canción de mis losas?Veintidós años... ya olvidola dimensión de las cosas,su color,... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

MI CASA Y MI CORAZON

  Si salgo un día a la vidami casa no tendrá llaves :abierta siempre a los hombres,al sol y al aire.Que entren la noche y el día.Y la lluvia azul. La tarde.El rojo pan de la aurora.El campo: sus verdes mástiles.Que la amistad no detengasus pasos en mis umbrales.Ni la golondrina, el vuelo.Ni el amor, sus labios. Nadie.La casa y el corazónnunca cerrados: que pasenlos pájaros, los amigos,el sol y el aire. MARCOS ANA  
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dimanche 2 décembre 2007

A PROPOS DU LIBAN...

J’aimais, de l’air de cette patrie, le partage entre la terre et la mer, l’âcre parfum de chèvre fiancé non pas subtilement, mais rustiquement, ou mieux : antiquement, à cette invisible vague cruellement alguée issue des remous de la très physique mer. Ô pays sous les pommes et les pêches et les raisins et le charbon dans l’œil de tes femmes, en instance d’étincelle ! Vos yeux, filles de cet ici-là, provocateurs comme des seins sous le lin apparus, vos yeux, eux aussi, de chèvre et de sel … "   SALAH STETIE     ... [Lire la suite]
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