jeudi 25 octobre 2007

CHRISTIAN BOBIN...

L'écriture est une bohémienne qui campe chez moi à intervalles irréguliers, qui part sans me prévenir. C'est son droit. C'est le droit élémentaire de ceux que j'aime de me quitter sans aucune explication, sans raisonner leur départ, sans prétendre l'adoucir par des raisons qui seront toujours fausses. Ceux que j'aime, je ne leur demande rien. Ceux que j'aime, je ne leur demande que d'être libre de moi et ne jamais me rendre compte de ce qu'ils font ou de ce qu'ils ne font pas, et , bien sûr, de ne jamais exiger une telle... [Lire la suite]
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lundi 22 octobre 2007

LE SOLEIL FAIT DANSER LA TERRE

.le soleil fait danser la terreles étoiles s'éteignent entre chair et ciel.trois vieilles femmes mâchonnentdes pierres en surveillant le siecle.les morts meurent une heure avant l'aubeet tombent dans un trou de lumière.il est encore une fois mididans le battement des coeurs.notre amour grandit sans objetfort de promesses non tenuesil photographie son propre regard à l'infini.dans nos rêves les morts sont toujours jeunesils répètent leurs paroles de vivantsalors qu'ils n'ont plus de bouche pour parler.notre amour ne sait à quoi... [Lire la suite]
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lundi 22 octobre 2007

ABAT - JOUR...Extrait

  Revenir sur les pas de la tribuen gésinerompre la galette d'orge et le silenceréhabiliter l'armoise- l'herbe transhumante -ressusciter un à un les silosdans l'âpreté de la steppe naissantevisionner l'énigme                    (avait-elle, sans pareille puissance                    génésique, ce pouvoir de maléfices                   ... [Lire la suite]
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lundi 22 octobre 2007

LE COMBAT ALGERIEN

À l'homme le plus pauvre   à celui qui va demi-nu sous le soleil dans le vent   la pluie ou la neige   à celui  qui  depuis sa naissance n'a jamais eu le ventre pleinOn ne peut cependant ôter ni son nom   ni la chanson de sa langue natale   ni ses souvenirs ni ses rêvesOn ne peut l'arracher à sa patrie ni lui arracher sa    patrie.Pauvre affamé nu il est riche malgré tout de son nom   d'une patrie terrestre son domaine   et d'un trésor de... [Lire la suite]
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vendredi 19 octobre 2007

L'APPEL A LA JOIE

O toi, dont j'ai partagé la joie, viens !Rends-moi la joie que je t'ai donnéeDepuis longtemps, depuis trop longtempsNous étions sur le versant de l'ombreMais la lune vient d'écloreDéjà, sa clarté nous inonde. Marguerite-Taos Amrouche(Chant n°3 du disque "Chants berbères de Kabylie" ) SCULPTURE MARTINE WEHREL
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vendredi 19 octobre 2007

TU ES SOLEIL..

           Ah ! Te souffler ce que je porte en moi,                Ô toi mon repos, ô toi mon tourment !                Vienne le jour où ma langue saura                Mieux qu'une lettre expliquer savamment...                Ainsi, Dieu le sait, j'ai changé de vie :       ... [Lire la suite]
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vendredi 19 octobre 2007

POUR SAADIA

                       Qu'on aimerait suivre les âmes                     Au pays où elles s'enfuient.                     Je marcherais la nuit, le jour,                     Et les cieux je parcourrais          ... [Lire la suite]
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vendredi 19 octobre 2007

INSPIRATION

                        Ombres du jour blancContre mes yeux. Je ne voisRien hormis le blanc.L'heure blanche. L'âmeAffranchie du désir et de l'heure.Blancheur des eaux mortes,Oeil ouvert, heure aveugle.Frotte ton silex, mémoire, flambeContre l'heure et son ressac,Mémoire, flamme nageant.                        Détaché de mon corps, détachéDu désir, je retourne... [Lire la suite]
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vendredi 19 octobre 2007

QU' EST LE RÊVE ?

.Qu’est le rêve ?Qu’est ce rienqui traverse le temps,scintillant telle l’étoileau commencement de l’amour,appétissant telle l’image d’une femmequi pétrit de soleil son sein ?Qu’est-il ? A peine l’ai-je entrevuqu’il s’estompe dans le passé.Il n’est pas réalité pour que je vive son poidset sa légèreté.Il n’est pas chimère pour que je m’envole libredans le ciel de l’intuition.Qu’est-il ? Qu’est ce rien, primitif,infini, faible, caché,visiteur, éclaté, dispersé,renouvelé, informe ?Qu’est-il ? Impalpable, intouchable,il... [Lire la suite]
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vendredi 19 octobre 2007

CUANDO YO MUERA

Cuando yo muera    Cuando yo muera quiero tus manos en mis ojos :quiero la luz y el trigo de tus manos amadaspasar una vez mas sobre mi su frescura :sentir la suavidad que cambio mi destino.Quiero que vivas mientras yo, dormido, te espero,quiero que tus oidos sigan oyendo el viento,que huelas el aroma del mar que amamos juntosy que sigas pisando la arena que pisamos.Quiero que lo que amo siga vivoy a te amé y canté sobre todas las cosas,por eso sigue tu floreciendo, florida,para que alcances todo lo que mi amor te... [Lire la suite]
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