vendredi 24 octobre 2008

DIALOGUE

Ne dis pas que mon amour était bague ou bracelet Il était encerclement Il était les Indomptables En quête de leur mort Voguant vers leur mort Ne dis pas que mon amour était lune Il était étincelle. . ADONIS . Oeuvre de Maria  Amaral
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vendredi 24 octobre 2008

JE NE CONNAIS PAS DE LIMITES

Pour mon sentier vêtu de vagues et de montagnes pour mon visage débordant d'échos j'ai éteint dans le ciel des milliers de cierges blancs J'ai dit à mes dents, à mes ongles bleuis : fléchissez avec moi capitulez à la vague et à son mugissement. Je leur ai dit de rompre les amarres qui me retiennent au dernier rivage Je ne connais pas de limites pas de rivage dernier. . ADONIS .
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jeudi 23 octobre 2008

LE PEUPLE DES NEIGES

La voix de l’enfant murmurait tout près : Qui est le peuple des neiges ? Il est d'écume de pierre et de vagues arrêtées et de baleines bleues captives de la glace qui sont d'anciens voyages où neige venge de tout sel. Il est de blanches étoiles tombées d'un ciel gommé, étroitement tissées sur la maison longue à l'avant-poste du froid. Viens au sable chaud de mes bras que je te garde de ses morsures. Mais tu sais quand la saison d'attendre devient temps de semer, temps d'être nu, temps d'aimer à haut coeur, il se fleuve jusqu'à... [Lire la suite]
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mercredi 22 octobre 2008

LA MORT DE L'EAU

La rivière n'en peut plusd'avoir couru par monts,d'avoir rusé avec les vaux(champs de pierre ou bois touffus)pour rejoindre la mer lointaine.elle dort làcomme un cheval recru,la langue enfoncée dans le sable. . . . TAHAR  DJAOUT . . .
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lundi 20 octobre 2008

SOEUR EMMANUELLE...

. . (…) J’ai voulu transformer la planète comme un dieu qui reforme le monde. Mais c’était un leurre, car, bientôt, je ne me suis trouvée que devant le désenchantement. Tout à coup, on s’aperçoit que la somme des actions n’arrivera jamais à supprimer la misère du monde, qu’elle ne touche jamais qu’une infime partie de l’humanité. Ce désenchantement, s’il n'est pas amer, est nécessaire. Il met dans la vérité. Il est juste et bon d’agir, mais il est bon aussi de se rendre compte des limites de l’action et... [Lire la suite]
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samedi 18 octobre 2008

HOMMAGE " UNE LETTRE OUBLIEE "

  Mon amour, ma bien aimée,Me voici trop loin de toiComment survivre éloignéDe ton cœur et de tes bras ?De mon cœur et de mes brasTiens, je l'avais oubliée,Cette lettre et qui ma foiPeut me l'avoir envoyée ?Si tu savais quel ennuiLoin de nos jeux amoureuxEst-ce André ou HenriOu Paul aux si beaux yeux?Rien ne distrait la folieQui l'entoure mais rien ne peutDétourner mon cœur éprisOh non, ça ne peut être luiMon cœur, mon feu, ma joieJe reviendrai sois en sûreVrai c'est la première fois que je vois cette écritureTon portrait posé... [Lire la suite]
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jeudi 16 octobre 2008

CONCILIABULES

"A grignoter un levantà replier un couchantLes animaux se sont enfuisemportant hors de la villesa dernière clé de chaleur.Pour l’heure il n’est questionà peineque d’une porte à démasqueren tâtonnant à traversla désolation de l’intime terreaujusqu’à la vitesse de la tendresse hasardeusequi fait mon frère l’arbre résoluMon frère le vent à la vague déchiquetéeMon frère l’écoeuré volcanEt le sanglot sans cesse ravalédu ressac. . AIME CESAIRE .
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jeudi 16 octobre 2008

L'ENFANT DE GUERRE

les hommes de ce pays n'ont jamais eu de tombesils aiment le paprika l'eau de rose et le théils s'appellent aussi bienIsmaïl ou Vlascoet dans le sang verséils voient à chaque instanttoute la mémoire du monde...   .   TRISTAN  CABRAL   .  
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jeudi 16 octobre 2008

L'ALOUETTE

"Extrême braise du ciel et première ardeur du jour,Elle reste sertie dans l'aurore et chante la terre agitée,Carillon maître de son haleine et libre de sa route. Fascinante, on la tue en l'émerveillant. ". RENE CHAR .
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jeudi 16 octobre 2008

TREIZIEME POESIE VERTICALE ...Extrait en espagnol

"Darlo todo por perdidoAllí comienza lo abiertoEntonces cualquier pasopuede ser el primero.O cualquier gesto lograsumar todos los gestos.Darlo todo por perdido.Dejar que se abran solaslas puertas que faltan.O mejor :dejar que no se abran" . ROBERTO  JUARROZ .
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