vendredi 10 octobre 2008

LA MORT

Ici nous avons dit : " Mort ", comme un point final, et nous nous sommes égarés dans le reste. Mais mourir c'est voyager, mourir c'est transcender; et toi tu deviens transcendant, - se souvenir de toi serait t'accompagner - dans les nuits d'étoiles dans les aurores pures, dans les hauts couchers de soleil, toi vivant, toi vivant, vivant et ardent, sur la pauvre paix de notre sec oubli ! . JUAN RAMON  JIMENEZ .
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vendredi 10 octobre 2008

LA MUERTE

Aquí hemos dicho : " Muerto " como un punto final, y no hemos perdido por lo otro ¡ Pero morir es viajar, morir es trascender; y tú  estás trascendiendo, - recordarte sería acompañarte  - en las noches de estrellas, en las auroras puras, en las altas puestas de sol, vivo tú, vivo tú, vivo y ardiente, sobre la pobre paz de nuestro seco olvido! . JUAN RAMON JIMENEZ .
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vendredi 10 octobre 2008

RENE CHAR

Dans le tissu du poème doit se retrouver un nombre égal de tunnels dérobés, de chambres d'harmonie, en même temps que d'éléments futurs, de havres au soleil, de pistes captieuses et d'existants s'entr'appelant. Le poète est le passeur de tout cela qui forme un ordre...Et un ordre insurgé. . RENE  CHAR .
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jeudi 9 octobre 2008

FIN DE LA ZAFRA

Por caminos tucumanos,Hacia el monte en que nacieron,Tierra de soles ardientes,Perfumada de polen, Por caminos tucumanos,Vino, vidala y silencio,Se van los hombres del surco,Tan pobres como vinieron. Ha terminado la zafra,Dura labor de invierno.La tierra quedó cansada,Cansada como el obrero. Ya no se ven en la huellaPesados carros cañeros.Ya no se siente el zumbidoDe los trapiches moliendo. Y en la noche de los campos,Como un adiós del silencio,Donde antes hubieron cañasQueda la maloja ardiendo. ... [Lire la suite]
jeudi 9 octobre 2008

LA FIN DE LA RECOLTE

Par des chemins de Tucumán,Vers la montagne sur laquelle ils sont nés,Terre de soleils brûlants,Parfumée de pollen, Par des chemins de Tucumán,Vin, vidala* et silence,Les hommes du sillon s'en vont,Aussi pauvres qu'ils sont venus. La récolte s'est terminée,Dure labeur d'hiver.La terre en est sortie fatiguée,Fatiguée comme l'ouvrier. Déjà on ne voit plus sur la pisteDe lourds chariots à canne.Déjà on ne sent plus le bourdonnementDes broyeurs en train de broyer. Et dans la nuits des champs,Comme un adíos de la part du... [Lire la suite]
jeudi 9 octobre 2008

AIMER...?

Pacotille des négociants du coeur,ce seul pauvre petit mot défroqué ne suffirait plus guère à taire l'inconsolable, l'imperfectible. Aimer serait bien plus qu'un désir monté au cran du sexedessous les draps de peau. Bien plus qu'une envie de chanter à l'unisson.  Ça serait un élan de ferveurnourri au plus blanc de la flamme,noué de gestes pétris de chair, porté de pas saignés à la violence de vivrejusqu'à la garde baissée du coeurÇa serait boire à même la soif communeinextinguible. . LAÏLA  CHERRAT .
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jeudi 9 octobre 2008

EL MAR EN PERSONA

He aquí el mar alzado en un abrir y cerrar de ojos de pastorhe aquí el mar sin sueño como un gran miedo de tréboles en flory en postura de tierra sumisa al parecerYa se van con sus lanas de evidencia su nube y su laborA la sombra de un olmo nunca hay tiempo que perder Crédula exquisita la oscuridad sale a mi encuentroMi frente abriga la corteza del pan que llevo adentrocortado a pico sobre un pájaro inseguro Y así me alejo bajo la acción del pianoque me cose a las planta precursoras del marUn ciervo de otoño baja a beber la luna... [Lire la suite]
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jeudi 9 octobre 2008

LA MER EN PERSONNE

Voici la mer levée dans un clin d’oeil de bergervoici la mer sans sommeil comme une grande peur de trèfles en fleuret en position de terre apparemment soumiseIls partent déjà avec leurs laines d’évidence leur nuage et leur labeurÀ l’ombre d’un orme il n’y a jamais de temps à perdre Crédule exquise l’obscurité vient à ma rencontreMon front abrite la croûte de pain que je porte en moitombé à pic sur un oiseau hésitant Et je m’éloigne ainsi sous l’effet du pianoqui me coud aux plantes annonçant la merUn cerf d’automne... [Lire la suite]
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jeudi 9 octobre 2008

ELLA

"Ci-gît le poète Vicente HuidobroOuvrez la tombeAu fond de cette tombe on voit la mer" . Ella daba dos pasos hacia delanteDaba dos pasos hacia atrásEl primer paso decía buenos días señorEl segundo paso decía buenos días señoraY los otros decían cómo está la familiaHoy es un día hermoso como una paloma en el cielo Ella llevaba una camisa ardienteElla tenía ojos de adormecedora de maresElla había escondido un sueño en un armario oscuroElla había encontrado un muerto en... [Lire la suite]
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jeudi 9 octobre 2008

AINSI

Grand-ma, Dieu existe-t-il ?L'enfant jouait dans un carré d'herbe. Elle laissa le linge mouillé dans le panier, à côté des épingles, ramassa le boomerang, et le lança. La force de son poignet était étonnante. Le ciel était si net contre la terre que la ligne d'horizon ressemblait à la pliure d'une carte postale.On entendit un sifflement, puis une vibration, l'aile revenait, puissante et précise, au point même de son départ. Grand-ma la remit  dans l'herbe et posa sa main, la même qui avait lancé le boomerang, sur la tête de... [Lire la suite]
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