vendredi 28 septembre 2018

LE HEURT

  Tu marchais Parcourant la trace de la terreOù bruit l’obscur et l’incertaine qui repose VoiciL’herbe enclaveA cette pierre Ô fausse clarté de l’ascendanceDon lumineux des pierres agissantes Dans quel achèvementNe plus saisir Herbe franchieC’est un lieu de pierre nu Quelle trace y sais-tuOù les plaies sont larges dans la lueur Tu marchais La terre en perte rougeAttarde au dernier lieu sa dernière lueur Sur cette terre à gravirIvreImprobable Où tu riaisPar le gré incertain des sables     .     ... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2018

A L'ORIENT DE TOUT...Extrait

Car ce qui a été vécu        sera rêvéEt ce qui a été rêvé        revécu Nous n’aurons pas trop de nuitsPour brûler les branches tombées        à notre insuPour engranger l’odeur durable        des fumées ...   .     FRANCOIS CHENG     . Oeuvre Roberto Concha
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vendredi 28 septembre 2018

BACH EN AUTOMNE...Extrait

  Dans la gamme couleur d’automne de si bémol mineur, descendCette première marche jusqu’à la note sensible ! Le nom alors se hisseJusqu’à do, le niveau de la réalité. Et, de nouveau, du même demi-ton                        RetombeSur ce si dont la vibration suspendue appelle une nouvelle ascension.Le clavier est l’image du monde. Comme l’échelle de Jacob            Il nous traverse de bout en bout. Regarde la... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2018

SONGE...Extrait

J'espérais contraindreau silencel'infini qui croît en moice qui dans l'ombreretient mon souffle.  .    AGNES SCHNELL      .   Photographie Diana Meihing Lo
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vendredi 28 septembre 2018

MIRAGES

  A petits pas qu'importe ! De l'autre côté le temps ne presse plus. De l'autre côté l'instant ne leurre plus. Le voyage ne finit pas de désarticuler qu'importe le pas. Marcheur immobile dans l'eau qui emporte malgré soi vers l'irrésistible.. Oeillade des feux nuits où les rêves prennent corps et nous écrasent de tendresse le marcheur loin des voies qui se dupliquent ne sait quoi butiner le temps qui se ramasse et reste dans l'angle mort le désir défiant le silence ou cet infime frémissement que... [Lire la suite]
vendredi 28 septembre 2018

CONTRE-JOUR

  Revenir    pieds nus dans les traces trop larges comme si on rentrait chez soi.   Glisser sur le sol se laisser écorcher par les échardes de la mémoire et rendre grâce à la source à la leçon de l’humus à l’éclatement végétal.   Il faut murmurer d’une voix profonde les rêves éteints la cendre lavée de tout l’ocre humain. Il faut dire à voix froissée ce qui hurle en soi avant de se taire.   Dire les chemins tortueux dans la terre lasse de nos migrations. Dire aussi l’adagio... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2018

AGNES SCHNELL...Extrait

On a replié sa viecomme une carte lue à l’envers.On a replié sa viecomme un livreoù se terrent les dérapageset les boues. On est telle une vieille horlogeobstinée dans le recultaiseuse depuis trop longtemps. On repousse le sommeilon se cogne à l’ombreaux premiers soupirs de la mémoire.Certains guettent le soleilou la place d’un feu. Quelles bouches diront ton nom ?Quelles bouches dironttes gestes dans l’imprudenceet tes méandres inversés par distraction ? Quelles bouches oseront parlerdu fleuve qui courait en toilesquelles diront... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Un jour les mots se cendrent -- Est-ce une arythmie des sentiments ? Est-ce le chagrin ? Est-ce l'absence ? D'où vient-elle toute cette cendre ? Etqu'est-ce qui a brûlé ? Les yeux brûlent sans larmes Les mots meurent sous la cendre --Ce que tu lis te délitCe qui te délit te désécrit Quelqu'un gît en creux où il n'est plus Traces de pas et toute cette cendre -- D'où venue ?     .     ANNE MARGUERITE MILLIRI     .
mercredi 26 septembre 2018

NOUS AVONS DES MOTS, VOUS AVEZ DES BOMBES

  Le long de vos rampes de lancementII fait déjà si froidsous les saules blancs… mais on entend toujoursau concert des mésangesce grand avertissement :monté du fond des âges :« au faîte de la démocratiepend l’enseigne de l’armurier »et dans le sein des dieuxpèsent les larmes sur le soleil couchant Qui croyait en ce mondequ’à dépeindre vos libertés ensanglantéesles mots eux-mêmes seraient rougis Contre le jeu de vos armesnous avons celui des motsjusqu’à la quintessence du poèmeguetté par la descenteautant que la danse du... [Lire la suite]
mercredi 26 septembre 2018

LA METAMORPHOSE DE NARCISSE ...Extrait ...A L'ATTENTION D'AGAMEMNON

  Quand l’anatomie claire et divine de Narcissese penche sur le miroir obscur du lac, quand son torse blanc plié en avantse fige, glacé,dans la courbe argentée et hypnotique de son désir,quand le temps passesur l’horloge des fleurs du sable de sa propre chair, Narcisse s’anéantit dans le vertige cosmiqueau plus profond duquel chantela sirène froide et dionysiaque de sa propre image.Le corps de Narcisse se vide et se perddans l’abîme de son reflet,comme le sablier que l’on ne retournera pas. Narcisse, tu perds ton... [Lire la suite]
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