samedi 22 mars 2008

PRESENCE DE L'ABSENCE

Tu es mêlé à moi comme à l'archaïque lumière les eaux sans pesanteur,Tu es né loin de moi comme au bout du soleil les terres noyautées de feu,Tu nais sans cesse de moi comme les mille bras des vagues courant sur la mer toujours étrangère;C'est moi ce charroi d'ondes pour mûrir ton destin comme midi au sommet d'une cloche;Cette gorgée d'eau qui te livre la cime du glacier, c'est mon silence en toi,Et c'est le sillage de mon défi cette odeur qui t'assujettit à la rose;Cette pourpre dont tu fais l'honneur de ton manteau, c'est le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 22 mars 2008

JE PARS DANS LE VENT

Je pars dans le vent !!! Je pars dans le vent probablement vers le néant. Mais si ce néant s'avérait être un trésor, je me battrais contre les puissances des ténèbres pour faire entendre ma voix enrichie de cette expérience nouvelle, pour vous dire la promesse que j'aurais arrachée au silence. Afin que vous sachiez que mon coeur est devenu plus riche, mon âme plus universelle. Que vous sachiez qu'après il y a quelque chose, autre chose. Autre chose qui ne peut être que Dieu, qui est en réalité Vous. L'homme matériel que nous sommes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 22 mars 2008

LES POESIES

Alors le printemps pareil au vitrail d’un pommier, en plusieurs couleurs comme les yeux des biches… le Vert, le Noueux, le Bien-Aimé ! apporte son apparence au jour et à la nuit, et jusqu’à la lune, plus belle que les maisons habitées.Les yeux de la vie s’ouvrent au fond de la terre.Dans les feuilles les oiseaux en mille morceaux se mordent, la rose est encore serrée dans ses épines ; tout est fol et nu, la fleur et l’eau.Que celui qui passe dans la plaine s’en souvienne !… Vert, vert jusqu’au délices et la transpiration des lacs... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
jeudi 20 mars 2008

POUR CHANTAL et les siens...

...« Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d'autres elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d'autres qui sont savants elles sont des problèmes... Mais toutes ces étoiles-là elles se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a... - Que veux-tu dire? - Quand tu regarderas le ciel,  la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
mardi 18 mars 2008

ME SOBRA EL CORAZON

Hoy estoy sin saber yo no sé cómo,hoy estoy para penas solamente,hoy no tengo amistad,hoy sólo tengo ansiasde arrancarme de cuajo el corazóny ponerlo debajo de un zapato. Hoy reverdece aquella espina seca,hoy es día de llantos de mi reino,hoy descarga en mi pecho el desalientoplomo desalentado. No puedo con mi estrella.Y busco la muerte por las manosmirando con cariño las navajas,y recuerdo aquel hacha compañera,y pienso en los más altos campanariospara un salto mortal serenamente. Si no fuera ¿por qué? ... no sé... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 18 mars 2008

UMBRIO POR LA PENA ...

Umbrío por la pena, casi bruno,porque la pena tizna cuando estalla,donde yo no me hallo no se hallahombre más apenado que ninguno. Pena con pena y pena desayunopena es mi paz y pena mi batalla,perro que ni me deja ni se calla,siempre a su dueño fiel, pero importuno. Cardos, penas, me ponen su corona,cardos, penas, me azuzan sus leopardosy no me dejan bueno hueso alguno. No podrá con la pena mi personacircundada de penas y de cardos ...¡Cuánto penar para morirse uno!   MIGUEL HERNANDEZ ("El silbo... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 18 mars 2008

1964

  I Ya no es mágico el mundo. Te han dejadoYa no compartirás la clara lunaNi los lentos jardines. Ya no hay unaLuna que no sea espejo del pasado,Cristal de soledad, sol de agonías.Adiós las mutuas manos y las sienesQue acercaba el amor. Hoy sólo tienesLa fiel memoria y los desiertos días.Nadie pierde (repites vanamente)Sino lo que no tiene y no ha tenidoNunca, pero no basta ser valientePara aprender el arte del olvido.Un símbolo, una rosa, te desgarraY te puede matar una guitarra.   II ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 18 mars 2008

TIEMPO DEL HOMBRE

La partícula cósmica que navega en mi sangrees un mundo infinito de fuerzas siderales.Vino a mí tras un largo camino de milenioscuando, tal vez, fui arena para los pies del aire. Luego fui la madera. Raíz desesperada.Hundida en el silencio de un desierto sin agua.Después fui caracol quién sabe dónde.Y los mares me dieron su primera palabra. Después la forma humana desplegó sobre el mundola universal bandera del músculo y la lágrima.Y creció la blasfemia sobre la vieja tierra.Y el azafrán, y el tilo, la copla y la plegaria. ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
mardi 18 mars 2008

SONETO PARA REGUERA

Si una guitarra triste me dijeraque no quiere morir entristecida,me pondría a rezar sobre su heridacon tal de recobrar su primavera. Si un trovador me pidieraun poquito de luz para su vida,toda la selva en fuego convertidapara su corazón yo le ofreciera. Mas, de poco valió la proclamadapujanza de mi anhelo, si calladala muerte te llevó, Daniel Reguera. Pasa tu zamba por la noche oscura,y el eco de tu voz en la llanurasigue buscando luz y primavera. . ATAHUALPA  YUPANQUI (Mar del Plata, febrero de 1965) . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
mardi 18 mars 2008

DESTINO DEL CANTO

Nada resulta superior al destino del canto.Ninguna fuerza abatirá tus sueños,porque ellos se nutren con su propia luz.Se alimentan de su propia pasión.Renacen cada día, para ser.Sí, la tierra señala a sus elegidos.El alma de la tierra, como una sombra, sigue a los seresindicados para traducirla en la esperanza, en la pena,en la soledad.Si tú eres el elegido, si has sentido el reclamo de la tierra,si comprendes su sombra, te esperauna tremenda responsabilidad.Puede perseguirte la adversidad,aquejarte el mal físico,empobrecerte el... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :