dimanche 16 septembre 2007

ARBRE

Arbre J’aime ta présence si apaisante, les trilles des multitudes que tu abrites, cette tendre complicité du bois et de la plume.J’aime le tracé de ta silhouette quand elle puise à l’encre de la nuit, j’aime l’indécence de tes étirements.J’aime le chant de l’eau, la mélopée de la sève dans ton corps élancé, sous ton écorce de pachyderme.J’aime ton étreinte avec le ciel, tous les bijoux dont il te pare.J’aime la grâce du vent quand il joue dans tes branches. J’aime ton silence et le battement de mon cœur contre le tien.J’aime... [Lire la suite]
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dimanche 16 septembre 2007

LE CHARDONNERET

Le chardonneret Entre les peupliers passaun minuscule dieu jaune:rapide, voyageur du ventlaissant dans l’air un tremblementune flûte de pierre pure,un filet d’eau vertical,violon du printemps:il passa comme une plumedans une rafaleminuscule créature, pouls du jour,poussière, pollen, rien peut-être,sauf la lumière vibrantele jour, l’or. PABLO NERUDA  
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dimanche 16 septembre 2007

L'ENFANT NU

L'enfant nu (Tsigane)  Au terrain vague des TsiganesOù papillonne l'enfant nu,Aux marches froides des ghettos,Aux usines où l'on enchaîneHommes et femmes pour la soupe,Aux fonds des prisons politiques,A la caserne " troisième âge "Où l'on exile le vieillard,A la réserve des indiensCrevant au cœur d'un peuple " neuf "Indifférents " civilisés ",Aux trottoirs noirs des rues des ports,Aux piloris nauséabondsOù pourrissent des innocents,A la braderie de l'amour,Aux cris des chambres de torture,Aux... [Lire la suite]
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dimanche 16 septembre 2007

POESIE VERTICALE...Extrait

Poésie verticale Chacun s’en va comme il peut, les uns la poitrine entrouverte, les autres avec une seule main, les uns la carte d’identité en poche, les autres dans l’âme, les uns la lune vissée au sang et les autres n’ayant ni sang, ni lune, ni souvenirs. Chacun s’en va même s’il ne peut, les uns l’amour entre les dents, les autres en se changeant la peau, les uns avec la vie et la mort, les autres avec la mort et la vie, les uns la main sur l’épaule et les autres sur... [Lire la suite]
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dimanche 16 septembre 2007

DESTINO TRAGICO

    DESTINO TRÁGICO Confundes ese mar silencioso que adorocon la espuma instantánea del viento entre los árboles.Pero el mar es distinto.No es viento, no es su imagen.No es el resplandor de un beso pasajero,ni es siquiera el gemido de unas alas brillantes.No confundáis sus plumas, sus alisadas plumas,con el torso de una paloma.No penséis en el pujante acero del águila.Por el cielo las garras poderosas detienen el sol.Las águilas oprimen a la noche que nace,la estrujan -todo un río de último resplandor va a los... [Lire la suite]
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dimanche 16 septembre 2007

GIBRAN...ET L'AMOUR

Je suis venu dire un seul mot, et je le dirai. Mais si la mort me rappelle avant que je le prononce, alors c'est l'avenir qui le dira. Car demain ne laissera aucun secret enfoui dans le livre de l'éternité.Je suis venu afin de vivre dans la gloire de l' Amour et la lumière de la beauté. Me voici vivant, et les gens sont incapables de m'ôter la vie. S'ils me crèvent les yeux, j'éprouverai de la joie en écoutant les chants de l'amour et les mélodies de la beauté. Et s'ils me bouchent les oreilles, j'éprouverai du plaisir en touchant... [Lire la suite]
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vendredi 14 septembre 2007

FEDERICO GARCIA LORCA...Extraits

On m'a offert un coquillage.Il y chanteune mer de mappemondeet l'eau emplit mon coeuravec ses petits poissonsd'ombre et d'argent.FEDERICO GARCIA LORCA
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vendredi 14 septembre 2007

MER DU PARADIS

MER DU PARADIS de Vicente Aleixandre Me voici face à toi, mer, encore...La poussière de la terre sur les épaules,encore imprégné de l'éphémère désir épuisé de l'homme,me voici, lumière éternelle,vaste mer infatigable,ultime expression d'un amour sans limites,rose du monde ardent.Lorsque j'étais enfant,c'était toi la sandale si fraiche à mon pied nu.Une blanche montée d'écume au long de ma jambedoit m'égarer en cette lointaine enfance de délices.Un soleil, une promessede bonheur, une félicité humaine, une candide... [Lire la suite]
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vendredi 14 septembre 2007

MIGUEL HERNANDEZ....Extraits

« Ta voix coule doucecomme d’un pot de miel, et dans son mouvement,le désir met dans mes mains terrestresses roses au feu habituel.J’arrive exaspéré au sommetde ta poitrine insulaire, et je l’entoured’une mer ambitieuse et je piétinedes pétales de lumière exaspérés.Mais tu te défends avec des muraillesde mes cupides tentativesde te submerger dans la terre et dans la mer.Comme une pierre pure et indifférente, tu te tais :un silence de pierre, ce sont des roses et d’autres rosesque tu poses et tu déposes dans mes mains. »   . . ... [Lire la suite]
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vendredi 14 septembre 2007

DISPOSITIONS POETIQUES

DISPOSITONS POÉTIQUES Les étoiles n’avaient qu’un rôle :M’apprendre à lireJ’ai une langue dans le cielEt sur terre, j’ai une langueQui suis-je ? Qui suis-je ?Je ne veux pas répondre iciUne étoile pourrait tomber sur son imageLa forêt des châtaigniers, me porter de nuitVers la voie lactée, et direTu vas demeurer làLe poème est en haut, et il peutM’enseigner ce qu’il désireOuvrir la fenêtre par exempleGérer ma maison entre les légendesEt il peut m’épouser. Un tempsEt mon père est en basIl porte un olivier vieux de mille... [Lire la suite]
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