mardi 27 juin 2017

LES JARDINS DE L'ARTHROSE ‒ Extrait 1 et 2

Van Gogh a peint ce soleil qui répand son soufre sur les jardins de l'arthrose Comment en verrions-nous la lumière aveuglante Mais nous savons que c'est ici à des fractures mal scellées à des divorces de jointures à de froides incandescences Il m'arrive l'image noire de buissons retournant contre eux-mêmes leurs épines greffes de la folie Les oiseaux ne se posent pas ils s'accrochent à quelque défaut de paroi à quelque frottement de branches contrefaites ils ne jouent de la flûte ni du violon mais du bec cela fait ... [Lire la suite]

vendredi 23 juin 2017

INNOCENCE

Mon enfant est né sous une autre étoile Sous des lunes, qui même pleines, se voilent Un lieu ou tout se mêle Fureur, Amour, Mots et Couleurs Un lieu que l’on pourrait nommé Babel Le temps y joue sa ronde Sans se suspendre N’ayant que faire de Mon enfant né sous cette autre étoile Sous ces lunes, qui même pleines, Ont peur qu’on les blâment Un lieu ou tout se vaut, Fureur, Amour, Mots et Couleurs Un lieu que l’on pourrait nommé KO Et le temps y tourne y tourne y tourne en rond Se moquant bien de tout. Mon enfant est né sous une autre... [Lire la suite]
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vendredi 23 juin 2017

MA LANGUE

Ma langue Flirte avec l’oubli Valse avec l’Univers S’évadant des hypothèses Pour embrasser à pleine bouche Les lèvres hypocrites de la Lumière Sans raisons Juste mes caresses Sur ses hanches vierges La Lumière et moi, moi et la Lumière Infiniment nus Et blottis Sous la couverture fragile des mots.     .     PAUL WAMO TANEISI Poésie de Nouvelle-Calédonie     .        
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dimanche 11 juin 2017

ARTAUD

Artaud je vois autour de toi Adamov Henri Thomas le fragile Prevel aussi et je te vois rôder toi-même autour de ce déchirement de toi mais tu n’approches qu’en silence comme le tzigane qui offre aux derniers clients du dimanche un violon hérissé de cordes cassées Artaud Antonin chien fidèle des bars où tourne le soleil et son train dans la laque rougie et profonde des verres miraculeux animal légendaire avaleur de sabres derviche malin immortel dans la ménagerie de ton corps l’écho des cordes cassées dure encore     . ... [Lire la suite]
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dimanche 11 juin 2017

VIE EN VRAC

Les dieux sont sans paroles, le temps n'a ni entrée ni sortie, l'histoire pas de porte. Mais la lumière trouve en toi son origine, et tu brilles Dans les pierres ensevelies, dans les cendres des nations mortes, dans les mots perdus, la patience des saisons.   .    LIONEL RAY " Comme un château défait "     . Oeuvre Bernard Buffet
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samedi 3 juin 2017

L'ARIDE DESIR DE SIGNIFICATION

Une demeure se construit une autre s'use les livres tombent en poussière tout se mélange dans le discours du bavard négligent temps-sable coule fêtes vendanges anniversaires le silence épaissit la lumière ciel amplifié temps nul qui tisonne sa braise dans la pupille du veilleur il est toujours possible de chiffrer le désastre ou l'échange arithmétique chaque langue tas de pierres et tas de mots chaque temple ignorons à jamais ce qui entrave car le vent souffle éternel sur l'aride désir de signification   .     ... [Lire la suite]
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vendredi 2 juin 2017

AU PAIN, LA JOIE...

On a si souvent touché du bout seulement des lèvres au pain, la joie ; une audace de moineaux, comme à terre il en est dans le soleil qui piétinent pour des miettes. Rien que l’on savoure, qui demeure au fond de soi, se dissout, résout les murs de la grotte : le cœur peu à peu transparent que la saveur de la joie emporte ; plein champ alors sur la clarté du ciel. Rien comme cela. Mais les oiseaux, eux, sont bientôt enlevés par le vol.     .     JUDITH CHAVANNE     . ... [Lire la suite]
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vendredi 2 juin 2017

JUDITH CHAVANNE

Pourtant, il y a de la douceur, la façon comme un sourire en avril que le prunus et le cerisier ont d’éclore ; à des carrefours, la marche suspendue le temps qu’on hésite, et le corps qui prend avec grâce une pause inconnue ; le rythme plus lent sur lequel se prononce une amie, comme pour nous laisser le temps de nous installer dans une parole partagée ; et cette place qu’on s’accorde aussi en aimant en secret, destinant des pensées que l’on sait pouvoir être reçues. Il ne suffit pas que l’âme soit effleurée mais on peut sans... [Lire la suite]
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vendredi 2 juin 2017

LIGNES DE LA MAIN

Comme émeuvent aussi les lignes de la mainun dessin grêle et fragilela mémoire ou l'empreinte d'un filigraneet loin d'un tracé qui en saurait plus que nous sur notre destindes rides peut-être, précocesmais sans accompagnement de peur,   comme elles un vol noir au loin fane le ciel.     .   JUDITH CHAVANNE     . Oeuvre Annette Messager
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jeudi 1 juin 2017

SENS, PRESENCE, ABSENCE, CONSCIENCE

Sens…vous avez dit « sens » ?Y a-t-il un sens à la quête de sens de l’Homme ? Et si sa quête de sens était une quête de sens interdit ?Comment interpréter la présence, chez l’Homme, de la conscience ?La conscience humaine, n’est-ce pas d’abord une manière de se tenir hors du monde, hors de tout ? N’est-ce pas, d’abord, le sentiment d’une radicale séparation ? D’une altérité qui pousse à harceler le monde, vu comme extérieur, de questions, quand ce n’est pas  à se harceler soi-même de questions sur soi-même ? Il y aura... [Lire la suite]