jeudi 27 avril 2017

ENFANT NU COMME L'INSTANT AUX RUINES DE LA DUREE

Sur le mur de la maison détruite demeure le papier peint,comme demeure le poème, une fois le cœur démoli.Vert, violet, de gros dessins jolis, ce papier fossilea la fraîcheur des sentiments neufs,comme le poème dévoile son cœur d’enfant, à l’épreuve du temps.Sur le mur de la demeure en ruines, le papier peint s’expose,à la façon du nourrisson, orphelin d’intention,Œdipe, Moïse, Dionysos ou Persée, Gilgamesh…tous ceux-ci qui, humblement, parmi les roseaux,au creux des flots ou bien à flanc de coteau,sur la roche escarpée se pénètrent... [Lire la suite]
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jeudi 27 avril 2017

ANNE MOUNIC...Extrait

Le poème – une parole qui ne peut, ne veut, prétendre coïncider. L’erreur consisterait à vouloir effacer l’omniprésente disjonction au cœur du temps, de la bouche à l’oreille et du présent à sa reprise, mais il s’agit d’une transcendance par-dessous, qui fonde en fusant sans fonder uniformément, et s’éprouve au fluide de l’intuition, puis de la pensée que peu à peu elle engendre, lorsque les bulles à la surface de l’eau se mettent à former des phrases. Ainsi le remuement des mille lèvres de l’instant, entre ces lignes, le grand... [Lire la suite]
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lundi 24 avril 2017

CAROLE DAWSON

Poème pour Patrig .   Je bois goutte à goutte à la pluie du silence J'écoute les bruits qui se sont tus J'entends les mots qui ne sont plus Immuable cadence Qui danse qui danse Et je glisse au-delà du paysage Là où la clarté repose Amarrée à mon rivage Au frôlement d'un murmure qui s'impose Au coeur du silence L'invisible frémit d'abondance Quand tout s'est tu quand tout se tait Plus rien n'y paraît Suspendu est le temps Et juste là Germe une lueur s'inspirant D'une parcelle d'un ciel rougissant Juste là De l'immensité Naît... [Lire la suite]
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mercredi 19 avril 2017

UN ROSSIGNOL DANS UN ARBRE...Extrait

Une cabane dans un arbre se souvient de rires d'enfants. Elle fut construite par des mains malhabiles et par des cœurs trop grands. Des oiseaux y nichent - souvent....   .   DANIEL LEDUC   .  
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dimanche 16 avril 2017

RIEN QUE CETTE LUMIERE

Rien que cette lumière que sèment tes mains Rien que cette flamme et tes yeux Ces champs cette moisson sur ta peau Rien que cette chaleur de ta voix Rien que cet incendie Rien que toi Car tu es l’eau qui rêve Et qui persévère L’eau qui creuse et qui éclaire L’eau douce comme l’air L’eau qui chante Celle de tes larmes et de ta joie Solitaire que les chansons poursuivent Heureux du ciel et de la terre Forte et secrète vivante Ressuscitée Voici enfin ton heur   .   PHILIPPE SOUPAULT   .
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vendredi 14 avril 2017

L'ARBRE ILLUSIONISTE

Couronné du chatqui vit dans son ombrel'arbre au bord de la rivièrel'arbre aux cent brasaux mille mainss'ébroues'étirese rengorgeCar c'est le jour enfinle jour soudainqui le constellecharriant roulant brisantdans sa rumeur de pépiementsdes pépites impondérablesAlors le spectacle commenceRegardeune mésange bleueentre dans l'une de ses mancheset c'est un merle en habit de soiréequi sort d'une autrePenche-toi comme il se penchevers son image entre deux eauxtu verras comment il changeses feuilles en ablettesson feuillage en OphélieMoi qui... [Lire la suite]
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vendredi 14 avril 2017

SERGE WELLENS...Extrait

Du fond d'un trou de mémoireje regarde passer le cieloù rien ne se passe vraimentqu'un léger très léger frémissementpareil au rêve inhabitéd'une eau dormanteJe cherche désespérémentle visage d'un mot nécessairequi se défaisant me défaitIl me reste la lenteurobstinée de son refus d'êtrePour un peu de temps encorele sillage d'une trace.   .   SERGE WELLENS   .    
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vendredi 14 avril 2017

LES MOTS SONT DES CHIENS D'AVEUGLE...Extrait

Voici l'arbreroyal et solitaireen son ultime déploiementde fin du jour Le vent qui le traversey fait trembler les yeuxd'une lumière de larmes L'été s'y jette à corps perdul'été rayonne comme un paonEt l'arbre dit que tant de cielsans pesanteurne saurait être quel'analogie de Dieu Je caresse son écorceSous mes doigts une fourmilièrecharrie sa crasse de cadavres A mes pieds une pie ouvertelaisse voir son cœurnoir et racorni Et l'arbre dit que nous sommes les frèresdu rat de la mouche de l'hyène du scorpion Vienne la nuit qui n'est... [Lire la suite]
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mardi 11 avril 2017

CARMEN PENN AR RUN...Extrait

Quand mon cœur un instant s’attarde aux lèvres d’une espérance qui consent aux sourires il se couche dans les brisants qu’aucune côte ne décourage et chaque îlot devient jardin que ma main fauve apprivoise   .   CARMEN PENN AR RUN   .   .
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lundi 10 avril 2017

GRAND VENT

Nous n’appartenons qu’au sentier de montagne Qui serpente au soleil entre la sauge et le lichen Et s’élance à la nuit, chemin de crête, À la rencontre des constellations. Nous avons rapproché des sommets La limite des terres arables. Les graines éclatent dans nos poings. Les flammes rentrent dans nos os. Que le fumier monte à dos d’hommes jusqu’à nous ! Que la vigne et le seigle répliquent À la vieillesse du volcan ! Les fruits de l’orgueil, les fruits du basalte Mûriront sous les coups Qui nous rendent visibles. La... [Lire la suite]
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