dimanche 16 octobre 2016

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

Bouche ouverte au silence inépuisable Seul fracas: les montagnes dévalant leur à-pic. J'avoue ma chair périssable, et ma langue déglutit le passé dénommé. De mon corps au paysage, toujours l'espace désertique des mots Il pleut à travers mes os.   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com  
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mardi 24 mai 2016

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

Midi, enfin.Un poing s'élève.Tous les feux du soleil se rassemblent en lui.Brutal instant qui déchire les ronces.Geste qui retrouve la mémoire.Le soleil blanchit aux confins du regard. Dressé au dessus des oliviers, il absorbe le ciel. L'olivier retient son délire. Le ciel n'ose plus frémir.Le pin éclate de sève, et au risque de périr, enlace l'heure. L'air alors devient plus lourd que le mystère. La poussière vaincue retombe sur le sol qui la fait naître...Là.Fixement, je parcours le paysage au plein de son jour.Des relents de... [Lire la suite]
mardi 12 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

"Fabuleuse parole qui rend aux champs la profondeur chaude des labours, au ruisseau sa source fertile et la mer aux salines qui engendrent l'aube.C'est dans cet espace non fréquenté du Temps qu'il est encore seulement possible de s'instruire " car tout est encore à dire et rien n'est entendu ". .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com        
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samedi 9 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

Pressés de toute partpar les vols d'hirondelles,les fruits sur l'arbre naissant.Nulle résignationdans le jour qui éclôt bleudans le bleu de l'aube.Je ne sais que le silenceet la clarté qui s'affiche à la fenêtre:unique réponse aux questions immortellement urgentes,la mort, l'amour.Un geste de paille aura suffiet l'absence fait place à une douce ivressedéployée à la crête de l'heure nue . .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com/
samedi 2 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

Pour Josiane Là.Des ruines se lamentent dans un langage déjà d'autrefois." Païs. "Là, et les pierres, face au ciel, depuis hier, depuis toujours.Présence, absence.Entre le tremblement de terre et la pétrification, l'aveugle éboulis des murs se répand sur nos mémoires.Là.Pierres à jamais...Colonnes brisées, vestiges...Pierres de boue recouvertes, livrées à l'oubli, aux " fadarellos " qui peuplent désormais la campagne.Là, et les heures accumulées.Et le silence.Et le silence en feu aux abords de midi.Blanches, les heures révèlent sur... [Lire la suite]
jeudi 5 juin 2014

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

Arbre mort, mélèze, couché comme le jour sous le poids des heures.   À nu et la mort proche, et la mort...   Vomir ces mots-là pour qu'enfin à vif la vie pousse ses feuilles dedans nos chairs en ruine.   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .          
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mercredi 1 février 2012

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

...Et des mots se cherchent dans ma bouche. Désespérément. Des mots de glaise, d'ocre vif. Ils se rassemblent alors que le silence maçonne entre ciel et terre la paroi abrupte sur  laquelle le temps s'écorche. Et moi : les doigts en sang qui ne savent plus écrire les noms d'hier... J'avoue :   Je suis immobile dans la mobilité pressante des heures. Là, et tout l'espace sur le dos tout l'héritage pesant.   Sans parole. .... Et l'herbe et les ronces et les ruines. La vie fictive se propage et distribue ses... [Lire la suite]
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lundi 26 septembre 2011

N'ÊTRE

J’ai érodé les pierres Pour percevoir mon nom On ne survit qu’à force de racines Naître en amont de l’eau N’être . JEAN-CLAUDE IZZO . Photographie Ernst Haas
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lundi 26 septembre 2011

PLAGE DU PROPHETE

Plage du Prophète à Marseille Ils se sont arrêtés. D’abord la fille aux yeux gris verts Des mers du Nord Et au sourire mûri sur les berges du Nil L’ami ensuite Le poète des Hauts Pays Attentif aux murmures des passeurs Sur les sentiers arides des exils Le plus âgé enfin Homme aux semelles de vent Tantôt Afghan, tantôt Mongol Porté par des mondes d’hier entrevus Plage du Prophète Ils ont porté leurs pas Vers le soleil couchant Une vague est venue lécher leurs pieds Bénédiction du Prophète Prophète anonyme De ceux qui croient Aux... [Lire la suite]
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vendredi 15 avril 2011

DERNIERS FEUX

Comme si - ...mais la mer semble lointaine. Du sable, il ne me revient que l'odeur. Flux qui remonte, à contre-courant, vers l'intérieur. Terre de rêveries, des amours, des persécutions. L'argile a-t-elle un coeur, et où donc bat sa vie ? J'use les chemins jusqu'à leur frontière faîtière - lieu de l'espace innommé -, là où sans doute le jour reconstitue ses forces.   Comme si le silence assumait tous les vacarmes - ...mais les heures qui s'amoncellent ne font pas la montagne ni même la colline. A peine un fardeau de plus... [Lire la suite]
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