EMMILA GITANA

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

mercredi 3 juin 2009

UNE FERVEUR BRÛLEE...Extrait

Je suis devant toi comme un enfant, plein de pluie et de ravage, ai

cour d'un automne de silence comme au centre d'une place assiégé

par l'herbe brûlée. Je t'écris pour alléger le temps. Cette page que je

griffonne est un miroir. D'elle va surgir un destin inattendu. Car ma

lutte contre le temps est ancienne. J'écris toujours la même chose: elle

est nouvelle. Que je lise à l'envers, à l'endroit, l'inquiétude est éclairée

Je n'y peux rien. Les années passent, me révèlent. Mon visage

s'affirme sous la pluie fine des jours qui vient vers nous sur ses milliers,

de pas agiles. J'écris pour être avec toi dans la paille douce et chaud

de la vie.

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JEAN MALRIEU

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jeudi 29 janvier 2009

JEAN MALRIEU...

(...) Ne serait ce qu'une fois, si tu parlas de liberté
tes lèvres pour l'avoir connue, en ont gardés le goût du sel
Je t'en prie,
Par tous les mots qui ont approchés l'espoir et qui tressaillent
Sois celui qui marche sur la mer
Donne-nous l'orage de demain

Les hommes meurent sans connaître la joie
Les pierres au gré des routes attendent la lévitation
Si le bonheur n'est pas au monde nous partirons à sa rencontre
Nous avons pour l'apprivoiser les merveilleux manteaux
de l'incendie

Si ta vie s'endort
Risque-la

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JEAN  MALRIEU

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si_ta_vie_s_endort



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mercredi 28 janvier 2009

LES MAISONS DE FEUILLAGES...Extraits

On a frappé,

Le vent en personne

Apporte le sel.

Vous trouverez bien une place

Dans l'armoire

Entre le sachet de lavande

Et l'espoir

Pour ne pas crier.

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JEAN MALRIEU

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gustav_klimt_Jardin_de_ferme

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GUSTAV  KLIMT

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PREFACE A L'AMOUR

Alors tu prendras ton habit de feuilles du jardin.

N'oublie pas le romarin au pied du mur,

Le caillou que je jetais à ta fenêtre.

Une poignée d'air se souvient.

Les roseaux froissés nous diront toujours l'heure.

Tu prendras le fantôme du chien qui dort sous le rosier

Et la petite grenouille des murs qui chante sur trois notes

Aime-moi.

Aime-moi. Ainsi je dis.

La bénédiction des arbres tombe sur la rosée.

Ceux qui ne dorment pas préparent de nouvelles fêtes.

Aime-moi. Souviens-toi.

Je n'ai d'autre prière. Je suis fragile.
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JEAN MALRIEU

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jacherefleurie2


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