mardi 16 mai 2017

L'ÂME INSURGEE...Extrait

Pourquoi crier à l’impossible quand le possible est déjà là, prêt à entrer, qui n’attend plus que vous pour s’accomplir en vous accomplissant ? Il n’y a pas un homme qui puisse vivre heureusement de ses instincts bestiaux, enfermé dans son corps, incarcéré dans son opacité muette, rivé stupidement sur son nombril. On y suffoque, on s’y étouffe, on s’y éteint – et la haine enragée gravite, comme un soleil mort, autour de cette viande inhabitée. Réapprenez à lire et sauvez-vous de là ! Laissez parler en vous la langue qui... [Lire la suite]
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samedi 15 avril 2017

L'ÂME INSURGEE...Extrait

« Le poète, je vous l’ai dit, n’a pas la vie facile dans ce monde et ses besoins, pour exister, n’ont rien d’épisodique ou de professionnel. Il est voué à l’essentiel. Donc à la pauvreté matérielle. Une existence entière à préserver dans tous ses lieux, ouverte à ses passions, conquérant son intégrité. L’ampleur indispensable de l’espace et du temps, la solitude, le silence et la continuité. Les questions à poser vraiment ; la réponse à attendre de tout. Un travail où l’on entre une fois pour toutes pour ne plus le... [Lire la suite]
samedi 15 avril 2017

ARMEL GUERNE...Extrait

Ici, où le silence nous a rendu le pas des heures du jour et de la nuit, nous marchons heureusement de saison en saison sans quitter un instant la communion immense de la création, cette prière qui vit en nous, silencieuse, et qui nous rend à notre état vivant de créatures. Sans aller jusqu'à l'humilité, certain éclat de la modestie supprime les barrières et ouvre sur les dimensions universelles pour la joie comme pour la gravité. Les fleurs et les moucherons de l'herbe me parlent souvent d'une terrible colère du ciel. J'écoute.... [Lire la suite]
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vendredi 3 mars 2017

ARMEL GUERNE

Miserere On les a vus, l’impatience fleurie Entre les doigts et la peur vide dans les yeux : Ceux-là qui font le nombre noir de la cohue Et le luxe des épouvantes. Qui sont-ils ? Ils ne sont rien que cette hâte Comme un vent blanc, Seulement pour ne pas y être. Mais ils sont là, tenacement, ils sont tous là Ceux qui tiennent la place De leur absence. Et leur nom est légion.   .   ARMEL GUERNE   .     Oeuvre Serge Fiorio http://sergefiorio.canalblog.com/      
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vendredi 24 février 2017

LA NUIT VEILLE...Extrait

« L’arme la plus efficace c’est la poésie, parce qu’elle est l’enfant surnaturel du verbe et naturellement l’avocate de l’âme insurgée. La poésie est le seul langage encore assez vivant, encore assez armé¸ assez près du mystère aussi de la parole, pour emporter d’assaut les forteresses de l’inertie et crever le béton du mensonge. Laissez parler en vous la langue qui libère. Relevez le grand I de l’Imagination : c’est le bâton magique de la vraie lucidité. Il ne se passe rien en dehors, tout se passe en dedans. Les poètes ne font pas... [Lire la suite]
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vendredi 5 avril 2013

CARACTERE ET CARACTERES

  La lâcheté (car le tissu du caractère, selon ce qu’il a été fait, selon surtout ce qu’on en fait, est plus ou moins serré) n’a rien à voir avec l’intelligence. Je dirai même que plus ses fils sont écartés, plus elle est évidente et plus ils sont brillants ; mais elle est lâche. Et plus elle est intelligente, plus elle laisse passer de choses par ses trous sans en avoir idée, comme un filet tout occupé du fil et du nœud de ses mailles, que la richesse de ses prises détourne de penser à ce qu’il peut avoir perdu, ou manqué... [Lire la suite]
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lundi 1 avril 2013

REAPPRENDRE A APPRENDRE ET REAPPRENDRE A VIVRE

Le savoir n’est pas la connaissance. Il est même douteux que le savoir y conduise ; et s’il peut y mener, il n’est pas suffisant. Confondre le cumul des connaissances avec la connaissance est un péché contre l’esprit, une faute d’intelligence et une erreur de langage, presque une faute d’orthographe. Poussant sa recherche dans une discipline quelconque, la paléontologie, par exemple, le savant qui prétend enrichir la connaissance (comme je l’ai entendu dire hier) en augmentant le bagage scientifique de ses nouveaux apports, est... [Lire la suite]
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dimanche 9 décembre 2012

COMME SI...

Le malaise où le monde s'englue et lentement désespère, ici ou là, à tâtons, sans y penser : ce découragement qui exténuerait le désespoir en personne, cette lâcheté (la nôtre), cette complicité (la nôtre), cette bassesse des renoncements et des abandons en toute occasion, la démission de l'Homme devant les derniers progrès de cette science dont il était si fier il y a vingt-cinq ans, son abdication devant les conséquences mêmes de ce Progrès tant vanté qui se précipite sur lui en un orage de catastrophes, – eh bien ! oui, je veux en... [Lire la suite]
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mardi 16 octobre 2012

DANSE DES MORTS...

Comme un crachat sur le soleil : la honte.         Vraiment j'ai mal au monde qui est autour de nous, au monde de ce temps, au monde de ces hommes, les bourreaux, les meurtris par tous les autres confondus, persécuteurs persécutés, confondus accusés d'une même folie, d'une même indécence. Souveraine et seule souveraine est l'horreur de la souffrance, de toutes les horreurs au fond la seule horreur. J'ai mal au monde, aux vastes terres d'Amérique, aux terres basses d'Angleterre, aux terres... [Lire la suite]
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jeudi 14 avril 2011

LE TEMPS DES SIGNES...Extrait

Le rêve à pas de neigeLe rêve à pas de colombeLe rêve à pas de gouffres d'incendieLe rêve à pas de larmesLe rêve à pas de prophétieÀ pas de pluie, à pas de peurÀ pas de suie et de sueursLe rêve à pas d'abîmeOh ! sa lueurA couru tous les ciels de ton astre immobile.Le rêve, pas à pasRêve à pas de racineToi ou quel homme – à pas d'enfanceSuivra le ciel à pas de cielSous le porche du mondeSuivra le monde à pas de mortEt l'encore à pas de toujoursEt l'encore à pas de jamais ?Marchons . ARMEL GUERNE .    
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