jeudi 22 août 2013

PACTES DES MOTS

 Femme de quelques poussières Elle est un autre ou l’autre ou tous les autres. Quand s’ouvre le matin, elle part s’exprimer dans un jasmin de fleurs où la nuit n’a plus cours. Elle dévale le long des espaliers, les yeux écarquillés sur l’aube qui se lève. Elle est poreuse à l’autre, au monde et devient l’arbre qui explose au soleil de ses blessures. Elle est un tout petit être avec quelques cils d’une délicatesse extrême posés sur un visage de pêche. Elle est une fillette qui court comme une folle cachée derrière ses cheveux... [Lire la suite]
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vendredi 28 décembre 2012

APRES LA PLUIE

Il n’est de trame que ce mot que j’écris sans cesse le même que le tracé du mot quel qu’il soit que l’écrit du mot le calligraphié que le dessin du mot qui se plaît à nous fuir curieuses calligraphies d’été comme le parcours d’un oiseau ou bien le ballet des feuillages dessins d’éclaboussures et d’or tu resteras dans l’étoile ce papier plié sur ton coeur aux courbes des calligraphies silencieuses      BEATRICE BONHOMME     Oeuvre Samba Ly  
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vendredi 28 décembre 2012

LES GESTES DE LA NEIGE

Pour toi je réinventerai les gestes de la neige les gestes des premières éclaboussures d'étoile aux taches de la neige je réinventerai les premiers mots de neige et notre enfance sous le givre des cloîtres Je réinventerai les premiers mots de neige et notre enfance au long sable des plages C'est comme si l'amour s'était posé un instant dans le bleu l'amour s'était posé un instant sur ta neige il neige des flocons d'amour sur les épaules de la mer Il ne s'agit de presque rien que le désert d'un regard cassé d'un... [Lire la suite]
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samedi 22 décembre 2012

SAUVAGES...Extrait

Tu demeures sur les ailes blondies de la mer, ma délicate, dont l’humble jouissance éparpille les étoiles mendiant d’amour posé sur le cœur gros des tournesols le visage écarté en cœur de soleil ou de chagrin tu ouvres la bouche la mer sur ta secrète jouissance Tu demeures posée sur les contreforts du rêve j’ai longtemps attendu ton espace l’espace de ton corps qui emplit le silence, un plein dans un creux un en-creux Tu reposes désormais sur les tombes des contreforts ma délicate éparpillée secrète dans l’éclatement bleu foncé d’une... [Lire la suite]
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dimanche 25 novembre 2012

KALEIDOSCOPE D'ENFANCE...Extrait

(...) Aujourd'hui lorsque je vois l'aube s'effranger de mauve, je pense à ce lit en berceau au centre de rayons caressants que mon regard ensommeillé filtre dans la chambre aux bougainvilliers. Les murs étaient tapissés de mauve très pâle où se jouaient les clartés feuillues en ombres chinoises.   Matin brûlé de neige pari les mimosas en fleurs, je courais dans le jardin d'arbre en arbre. L'année veloutée était déjà si chaude dans la touffeur de l'été qu'elle exaltait l'odeur du jasmin.   Aux matins premiers de mon... [Lire la suite]
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vendredi 16 novembre 2012

CIRCULARITE DES NUAGES

j’ai repris tes mots pour les dire sentir la fleur des lavandes et ce soleil confit doré rouge acajou là où se pose le lisse de la main sur le parquet blondi j’ai repris tes mots pour redire l’enfance l’enfance perdue déchiquetée paroissiale l’enfance de grand-mère pieuse l’odeur de miel la cire comme un rayon d’abeilles les vieux meubles enserrent les draps lavés bleu de lavande et fleurent d’anciennes lessives d’eau claire et puis de cendre les maisons tilleuls les potagers bleutés sous l’étrange des soirs la... [Lire la suite]
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vendredi 4 novembre 2011

CIMETIERE ETOILE DE LA MER- Versets 1995-2003

 Si je devais commencer à écrire, je commencerais par la blessure, la déchirure, je répèterais la blessure, la déchirure, éternellement, le retour à la mère, le retour à son ventre de plume et de limon, à son ventre de ciel.    Elle étend la main au-dessus des lions d’étoile, elle étend une main protectrice ou vengeresse au-dessus des lianes de silence, femme de filigranes ou d’empreintes, femme de traces, femme posée sur l’étroitesse tramée d’un sillon, travail d’un graveur sur le ventre veiné bleu de la pierre au... [Lire la suite]
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vendredi 29 avril 2011

COURBE DE CALLYGRAPHIE SILENCIEUSE...Extrait

  Je n’ai pas attendu que tu viennes Je croyais que c’était le temps de ma nuit Et puis tu as trié le ciel Sur la trace légère de quelques oiseaux   Il y a toujours ce noir profond Quelque chose qui ne fait que grandir Dans la simplicité des pierres   L’herbe coupée Recouvre la terre De son compost En dessous déjà naît la reverdie La mousse posée sur les limons des toits Le noisetier un peu plus haut Touche quelques nuages Une cheminée de brique rose S’accorde avec le silence   L’odeur de... [Lire la suite]
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jeudi 17 février 2011

LE NU BLEU...Extrait

Le nu bleu peut foncer toujours davantage jusqu'au noir, il peut toucher la transparence jusqu'au bleu clair. Le nu bleu retrouve la présence physique par delà les perspectives d'une déposition intellectuelle. La nudité dont je parle est aussi celle du visage, celle du visage de l'autre qui se tourne vers moi — et c'est cela la nudité même. La nudité, cet abord de face dans le discours, écrire à visage découvert. Le nu bleu se nuance depuis le corps nu jusqu'à la nudité de pierre blanche dans les cloîtres des abbayes.   Le nu... [Lire la suite]
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mercredi 16 février 2011

COURBE DE CALLIGRAPHIE SILENCIEUSE...Extrait

Maintenant ce qui reste Après avoir tenu le ciel Dans nos mains nues C’est juste ce que j’aime Les chemins de traverse Les garennes, les pierres pleines Le liséré de lumière posé Sur la pierre émaillée D’éclats de briques Passe entre les persiennes Tiré comme à la corde le trait de lumière Eclaire la pierre . BEATRICE BONHOMME .
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