mercredi 28 novembre 2018

LAMBEAUX...Extraits

Un soir d'été, tu t'échappes en cachette avec une couverture sous le bras. Tu déplies ceĺle-ci au milieu du pré, t'étends sur le dos et passes la nuit à contempler ce ciel où frémissent des millions d'étoiles. Tu interroges, scrutes, demeures longtemps dans une stupeur émerveillée. Puis soudain, la foudroyante conscience que tu n'es rien. Qu'un être humain n'est rien. Que ta vie n'a pas plus d'importance que ces brins d'herbe pris entre tes doigts. Grelottante, déprimée, tu regagnes ton lit quand le jour se lève, te demandant si l'on... [Lire la suite]

mercredi 28 novembre 2018

L'OPULENCE DE LA NUIT...extrait

 Le merle poséprès de moilance ses trillesdu noir s'élèvele chant de la vie ce feu qui te privaitde l'eau qu'exigeaitta soifil t'a laisséces braisesqui t'accordentchaleur et lumière   Vol en zigzagdu papillonl'errance de la pensée    .   CHARLES JULIET     .  
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mercredi 28 novembre 2018

ACCUEILS...Extrait

Tant de choses pèsent rongent nous meurtrissentTant de choses me fatiguent me maculentTant de choses usent ma ferveurEndeuillent mon amour des êtres et de la vieMais si avant au long des stagnantes annéesCes coups morsures déceptionsMe maintenaient dans la souffranceParfois dans l’accablementUn insurmontable désespoirJe dois reconnaître que maintenantDepuis que j’ai traversé la nuitIls n’ont plus le pouvoir de me corroderMe vouer à la détresseMe contraindre au refusTout au contraireSoumis à une alchimie qui les transmuteIls ne cessent... [Lire la suite]
mercredi 28 novembre 2018

ACCUEILS...Extrait

 L’âme… je n’emploie jamais ce mot. Je lui ai substitué le spirituel. En dehors de toute croyance religieuse, ce mot désigne pour moi : – l’aventure de la connaissance de soi, – la mutation de la naissance à soi-même, – l’observance d’une éthique, – le besoin de s’élever, de faire grandir le meilleur de soi.  ...   Un jour, alors qu’on avait plus d’espoir de la trouver, la source est là, au bout du sentier. La voix parle clair. La semi-obscurité a fait place au jour. L’être sait de toute certitude qu’il a vaincu... [Lire la suite]
samedi 25 mai 2013

CHARLES JULIET

" Peindre Entailler Inscrire en Hâte Dans la pierre Ou par les mots Ce qui Sinon Serait tout aussitôt Comme n'ayant Jamais été "   .   CHARLES JULIET   .   Oeuvre André Kohn    
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mercredi 26 décembre 2012

CHARLES JULIET

(...) être cette terre où travaillent ses racines ce tronc massif noueux à l'écorce éclatée ce jaillissement des branches ces milliers de feuilles qui frémissent dans le vent la sève        son extrême lenteur        son travail invisible        et obstiné sa silencieuse        circulation au long        des fibres qui dresse et déploie une telle puissance une si comblante harmonie... [Lire la suite]
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mardi 25 octobre 2011

AFFÛTS...Extrait

Au cœur de la nuit. Cette ardente sereine lumière de l'insomnie, cette effervescente intimité de soi avec soi, et tant de choses inconnues qui vagissent, et tout qu'on ne sait jamais formuler, soudain là, vibrant, gorgé, précis, sur le point de se dire. Mais les mots, les mots qui déjà montaient, se pressaient, animaient la voix, les mots retombent, s'éteignent. Cet instant rayonnant et sitôt perdu. Ce silence qui meurtrit. . . . CHARLES JULIET . . .  
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mercredi 3 juin 2009

CHARLES JULIET

« Et travailler sur soi. S'affranchir de tout ce qui enferme, sépare, asservit. Faire rendre gorge jour après jour à cet être dur et mauvais qui réside en chacun. Cet être sans bonté qui naît de notre égocentrisme,et plus encore sans doute de la peur, de nos peurs, lesquelles nourrissent cet aveugle besoin de sécurité, de puissance et de domination, d'où résultent tant de ravages. Travailler sur soi. Éliminer la peur, les peurs. Pour découvrir que l'autre est un autre toi-même. Que tu n'as ni à le dominer ni à l'exploiter. Que nous... [Lire la suite]
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dimanche 22 février 2009

AURORE AUX DOIGTS DE ROSE

C’est une aurore minérale. De roche et de braise. Le grain fonde des sommets. De la couleur, jaillissent des roches, des crêtes : la cordillère de nos enfances. Entre les abîmes : le vertige de vivre. C’est une aurore sidérale. D’orage et d’incendie.   Quand le bleu étreint le rouge, que les glaciers se fondent dans la lave, c’est l’irruption, l’opéra fabuleux de pigments. La mer au ventre gonflé de tempête craquelle le feu… et réinvente l’écume, et le vent, et la matière du monde.   A cet endroit du tableau, dans... [Lire la suite]
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mercredi 15 octobre 2008

AFFÛTS

tant à creuserà comprendretant à souffrirpour abraser le moila torture de ces annéeset plus-avant dans la nuitpuis l’aubel’un dans sa lumièresi peu à direde ce riend’où irradie le senstant à vivreà donner . . . CHARLES JULIET . . . . "Au cœur de la nuit. Cette ardente sereine lumière de l'insomnie, cette effervescente intimité de soi avec soi, et tant de choses inconnues qui vagissent, et tout qu'on ne sait jamais formuler, soudain là, vibrant, gorgé, précis, sur le point de se dire. mais les mots, les mots qui déjà... [Lire la suite]
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