mardi 28 novembre 2017

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

Ecarte cette pierrede mon chemin, car ma fatigueest devenue trop vieille, j’ai perdu le sommeilje ne sais où, j’hésiteentre une chose et son contraire, jeje veux l’espaceet quelqu’un me repousse contre un mur,y a-t-il du bruitdans le dehors, du feu, des fruits très lourdssur les arbrestoutest si loin, tout me blesse, et cette pierreque je porte au ventre,arrache-là.     . CLAUDE ESTEBAN   .     Photographie Raoul Ubac      

lundi 27 novembre 2017

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

Un arbre et puis un arbre et puisle froidje ne veux plus que cet aveugleme guidecomme on est seulquand on marche depuis toujoursun arbre et puispas même un arbre, une distanced’autres, je les aimais,sont loin.   ....    Qu’il réveille les anges, ce cri qui ne cesse pas...   .   CLAUDE ESTEBAN   .  
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lundi 1 février 2016

LA MORT A DISTANCE

Il me faudra partir, je le sais, avec dans les yeux de la mémoire, les images presque effacées de ceux qui ne sont plus. Déjà leurs gestes, leurs visages, si je n'y prends garde, se brouillent lentement, se confondent. Je prête à l'un le sourire de l'autre, j'oublie la chaleur de ce bras, le parfum de cette chevelure. J'oublie, mais rien ne s'éloigne. Je suis seul, et je suis cerné par les ombres. Je marche, entouré de rumeurs. Ce qui devait se perdre sous la terre, ce qui demeurait pris dans sa minute ultime et son lieu, a regagné le... [Lire la suite]
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samedi 13 avril 2013

FAYOUM....Extrait

Là où quelqu'un n'a plus d'yeuxquelqu'un pleurelà où la chair ne ressent rienreste la douleurlà où l'espace est sans limitesun cœur s'étouffeest-ce tout, faut-ilqu'on imagine dans l'obscur ce qui transcendel'obscur, c'est moicette chose dont on dit qu'elle n'est qu'une ombrej'ai peurde ne mourir jamais.   .   CLAUDE ESTEBAN http://pierresel.typepad.fr/la-pierre-et-le-sel/   .      
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samedi 13 avril 2013

SUR LA DERNIERE LANDE...Extrait

Que tout soit léger, qu'il y ait à peineun peu de ventet qu'il nous emporte comme ces pollensque les arbres perdentque nos âmesse dispersent dans l'espaceet qu'un jour quelqu'un sacheque nous avons vécuen respirant une fleur quelconque.   .   CLAUDE ESTEBAN   .        
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dimanche 10 mars 2013

DIEU TRANSPARENT...Extrait

Etoilement parmi les signesde l'espace. Flammeau-delà des feux.Voici que chaque mur vacille et cherche l'ombre informulablepour survivre.Un astre - et le matin s'accroît. Une pensée- et la houle l'emporte vers sa gloire.Le ciel n'a pas failli.Libre le coeur, , légitime soudainl'usure dans l'immense.   .   CLAUDE ESTEBAN   .            
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mercredi 15 août 2012

CLAUDE ESTEBAN

  Le soir venu, on se prépare pour un voyage  qui n'aura jamais lieu puisque bien sûr on ne part pas  mais c'est quand même chaque soir un moment  très extraordinaire car avant de tout quitter il faut  mettre en ordre sa maison et chacune de ses pensées  qui prenaient tant de place et n'en garder qu'une  ou deux, les plus légères, pour son bagage.  .   . .   ClAUDE ESTEBAN . . .
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jeudi 15 décembre 2011

LE NOM ET LA DEMEURE..Extrait

Cœurs divisés, cœursdévastés. Là où les autresn'ont plus faim, plussoif de vous qu'une demeuresoitqui vous rassemble. cœurs inhabilespour la vie cœurs immobilesdans la mort. Cœurs sans murmure. . . . CLAUDE ESTEBAN . . .
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jeudi 24 février 2011

LA MORT A DISTANCE...Extrait

Ne garderai-je du jour que cette longue lassitude et la poussière des chemins au fond des yeux ? Je m'assiérai n'importe où, je tenterai seulement de reprendre souffle, sans hâte et comme pour mieux me souvenir. L'espoir, quand on s'arrête de marcher, devient inutile, mais le vieux désir d'être encore ne disparaît pas avec lui. Et je suis là, comme quelqu'un qui s'étonne que son corps le soutienne et le défende, ce corps meurtri, ce corps appesanti, le mien pourtant, et que je méprisais. Les grandes lois du soleil et de l'ombre nous... [Lire la suite]
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mardi 30 mars 2010

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

"Mon coeur, je pense qu'on devrait partir maintenant Le temps est devant nous, il s'attardera pour nous prendre c'est comme si la terre était devenue trop étroite pour nous deux et qu'il fallait partir je ne sais où mais là nous serons seuls, une seule poignée de poudre ensemble" . .. . CLAUDE  ESTEBAN . . . Oeuvre  ?
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