jeudi 15 juin 2017

MA VALISE

À mon ami, Aziz Farès . . J'ai dans ma valise des souvenirs Une broche kabyle de ma mère Le henné qui fleurait sa main Et le souak de ses lèvres embaumées J'ai aussi une pierre muette Des ruelles discrètes de la Casbah Criblées des traces de mes rires Et de mes chroniques d'enfant J'ai dans ma valise des larmes De la pluie qui tombe sur Alger Et celles des justes râlants Sur la hampe d'un drapeau brûlé Dans le dessous de ma valise S’étend l’injuste addition de l’exil Que je règle de mes pleurs d’apatride À l’émotivité... [Lire la suite]

jeudi 1 juin 2017

DEDICACE

Au politique de charge, couard façonnier du verbe hautIndu et imbu de bluff, rapace de ses ailerons de gerfautMaître dans l’art de convertir la plaisanterie mortifianteEn requête initiale des valeurs bêtes dites constantesAu diplomate truqué de chics qui musarde le culotDans les hauts lieux des enjeux et de l’hypocrisieCravate pendante de sa mine pimbêche de GodillotEt qui guinche luron comme un Arlequin de comédieAux avocats fesse-mathieux, façonniers de l’esquiveHâbleurs confirmés dans les calculs ascensionnelsEt les vilenies en... [Lire la suite]
vendredi 19 mai 2017

ESPERANCES...

Parce que j’ai mal à l’âme du père clandestin qui peine dans un ghetto de Paris, avec des larmes qui irriguent à flots silencieux les fontaines où se régénèrent les pulsions mondaines. Parce que j’ai des douleurs au dos de la femme de ménage qui abroge sa silhouette vibrante et attendrie dans les arrière-salles des boulevards culinaires et bombesques, quand le maquignon sirote le bon vin, la main décidée sur les cuisses d’une vierge que lui a rétrocédé l'impuissance des ventres creux. Parce que je souffre d'une entorse au pied de... [Lire la suite]
jeudi 27 avril 2017

LA QUESTION D'INDIVIDU !

Dans Paris, tu pisses tes bières en vociférant ta réussite sociale en prétentieux frimeur et quand ton aide est sollicitée alors qu’un enfant souffrant a besoin de soins, tu souris d’ironie car tu y vois une arnaque burlesque et compliquée ; il ne faut donc pas chanter le vaudeville et tant pis si l’enfant gémit seul comme un poulain pendu dans la détresse de sa maman. Mais, quand un chef politique parle de petites escarmouches lancées à son endroit par la localité bancaire qui l’a enrichi, tu te déchaînes à son secours d’une volonté... [Lire la suite]
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jeudi 23 mars 2017

CONFESSION D'UN FOU A SON PSY...Extrait

En hommage à Vincent Van Gogh . Pour une fois, je vais prendre la parole sans considérer cette faculté naturelle comme une automutilation que je m’inflige pour rajouter du mordant à l’intensité des émotions générées par mon combat psychique quasiment quotidien. Laissez-moi parler, docteur, il y a un conflit ondulatoire qui s’éternise dans mon être sans cesse envahi par des ondes antagonistes qui cherchent à s’y évincer réciproquement. Je regorge d’impertinences et deviens hutin et pugnace devant celui qui se permettrait l’audace de... [Lire la suite]
jeudi 2 mars 2017

DJAFFAR BENMESBAH...Extrait

Recroquevillée dans ta solitude, l'amie, tu replies doucereusement tes flammes sur l’hameçon d’un cœur froid tel un voilier qui amarre, capturant timidement la sensualité insipide du mauvais port. Ravagée par les serres rapaces des aventures grossières enivrées de goujateries, ta colère sonne l’hymne pesant du temps qui se brise sur le temple où sèchent tes prières. Tu chantes et bouges d’illusions, vibrante et attendrie comme une pitié sacrée. Les amours sont d’essences mortelles quand l’idylle est contrefaite ; ainsi, d’irréel en... [Lire la suite]

lundi 27 février 2017

DJAFFAR BENMESBAH...Extrait

Emmenez-moi dans d’autres contrées, les miennes sont avariées, corrompues de chapelles outrageuses depuis que des nuits accablantes les gagnent hâtivement et s’éternisent blousant les aurores qui se perdent saccagées d’anathèmes et d’injures. Emmenez-moi loin des hosannas sombres et le chant fanatique des muezzins usurpateurs,loin des désopilants ballets de dévotions simulées que composent des duplicités elles-mêmes dupées.Emmenez-moi là où les silhouettes ne sont pas froissées dans des dogmes définitivement établis par les... [Lire la suite]
mercredi 15 février 2017

PAR TES LEVRES, J'Y CROIS...

L’amour est l’enchantement nettement perceptible qui naît dans une attirance où les affinités ne sont pas automatiquement ses raisons créatrices. Partir à la recherche d’une amante à sa convenance comme on cherche dans des slogans publicitaires un opérateur de tourisme au moment des vacances d’été, c’est dépouiller le sentiment amoureux de tous ses envoûtements. L’amour se crée souvent d’une faculté distincte de notre volonté, de notre raison, de la vision même que nous avons de sa définition classique. Aimer, c’est d’abord savoir... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 12 novembre 2016

A L'AMITIE

Bonjour la rue des sottes nuits hivernales Pavée de mes pas et mes détours maudits Mes soupirs, mes plaintes et mes râles Reviennent ombrager tes silences interdits Vieux drille je suis, assidûment étranger Tel un Oyat des plages de colères arraché Obviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connues Jusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agami Étranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]
mardi 27 septembre 2016

ALGER

Dans ma larme s’étend l’injuste addition que m’impose l’éloignement et que je règle de mes pleurs d’apatride à l’émotivité déchue. Ma larme renferme la broche kabyle de ma mère, le henné qui fleurait sa main et une pierre de ma maison criblée des traces de mes rires et de mes chroniques d’enfant cédées à la confiance close de mon pacte avec de tristes avantages. J’ai dans ma larme quelques gouttes de la pluie qui tombe sur Alger et un peu des soupirs des justes râlants sur la hampe de son drapeau brûlé. J’ouvre ma larme comme on ouvre... [Lire la suite]