jeudi 20 septembre 2018

L'AMOUR...

L’amour est l’enchantement nettement perceptible qui naît dans une attirance où les affinités ne sont pas automatiquement ses raisons créatrices. Partir à la recherche d’une amante à sa convenance comme on cherche dans des slogans publicitaires un opérateur de tourisme au moment des vacances d’été, c’est dépouiller le sentiment amoureux de tous ses envoûtements. L’amour se crée souvent d’une faculté distincte de notre volonté, de notre raison, de la vision même que nous avons de sa définition... [Lire la suite]

vendredi 14 septembre 2018

DJAFFAR BENMESBAH...Extrait

Le chant des vagues est l’ivresse raffinée des flots quand ils symphonisent le silence des océans pour le confier en murmure à la chronique du temps qui passe. C’est une œuvre d’inspiration tendre dans laquelle la mélopée se lie indissolublement aux paroles de l'évasion où l’amour tient une part plus large que l’éloignement, la séparation, l’exil, la tristesse et la nostalgie. Une œuvre qui, dans le rideau du soir, livre par déclamation libre et notée les secrets de pérennité.    .   DJAFFAR  BENMESBAH   ... [Lire la suite]
mardi 4 septembre 2018

LA POESIE

Il faut de l'amour et de la poésie pour sauver l’espoir et vice-versa. De l’espoir, de l’amour et surtout de la poésie avec des poings d’acier pour riposter convenablement aux sociétés de courtage administrées par des puissants, tel Jules Ferry, qui s’adressent aux peuples brocantés par l’oubli comme se dédicaçait Zeus aux divinités mineures. Il faut de la poésie face à la réplicabilité violente des hâbleurs qui sèment la brouille dans les cœurs afin de les fermer à double tour après les avoir détroussés des Si qu’ils gardent en... [Lire la suite]
jeudi 8 février 2018

POURTANT, UN JOUR...

Quand le ciel est raide, dénué de la générosité qu’il offre au crépuscule pour couvrir le jour quand il décline, quand son bleu se lénifie à devenir le mauve parme que produit la blessure ; quand l’aube peine à étaler sa blancheur véloce à refuser aux sourires l’extase de creuser les fossettes ; quand la nuit s’écrase sur les massifs des nostalgies sans douceur, sans courtoisie ; quand les étoiles sont fuyantes, quand elles s’éteignent subitement après leur apparition augurant de nouvelles surprises dures à porter ; quand les cœurs... [Lire la suite]
lundi 14 août 2017

POUR LE PLAISIR DE ME REDIRE

Je méprise les hommes et les femmes lurons en présentation d'armes chaque matin devant les drapeaux et qui marchent en rangs, mâtinés et trémoussant dans le pas cadencé comme des figurines de parades. Je crache sur la face des hominidés imperméables à tout ramage et gazouillis d’oiseaux, les dictateurs par passion qui ont commercé le blanc-seing des jours à venir afin de grimacer d’extase, d’un œil rétif, devant le supplice des peuples séquestrés dans l’abîme de leurs girons. Je me moque des prieurs que l’on appelle fidèles, ces... [Lire la suite]
lundi 14 août 2017

AU NOM DE L'HUMANITE

Nous vous remercions. Mon voisin, mon ami, Ils étaient venus agresser la voisine Tu n'as rien fait Ils t'avaient dit qu'elle se prostituait Ils l'ont violée puis, ils lui ont lacéré les seins au nom de la société et de sa morale Et tu t'étais tu Mon voisin, mon frère Ils étaient venus m'humilier Tu n'as rien fait Ils t'avaient dit que j'étais un libertaire Ils ont parcouru mon corps de rapières Au nom de l’État, des prélats et autres vicaires Et tu t'étais tu Mon voisin, ô mon voisin   Ils étaient venus... [Lire la suite]

jeudi 10 août 2017

DJAFFAR BENMESBAH...

Bonjour la rue des sottes nuits hivernales Pavée de mes pas et mes détours maudits Mes soupirs, mes plaintes et mes râles Reviennent ombrager tes accès interdits Vieux drille je suis, assidûment étranger Tel un Oyat des plages de colères arraché Obviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connues Jusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agami Étranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]
jeudi 15 juin 2017

MA VALISE

À mon ami, Aziz Farès . . J'ai dans ma valise des souvenirs Une broche kabyle de ma mère Le henné qui fleurait sa main Et le souak de ses lèvres embaumées J'ai aussi une pierre muette Des ruelles discrètes de la Casbah Criblées des traces de mes rires Et de mes chroniques d'enfant J'ai dans ma valise des larmes De la pluie qui tombe sur Alger Et celles des justes râlants Sur la hampe d'un drapeau brûlé Dans le dessous de ma valise S’étend l’injuste addition de l’exil Que je règle de mes pleurs d’apatride À l’émotivité... [Lire la suite]
jeudi 1 juin 2017

DEDICACE

Au politique de charge, couard façonnier du verbe hautIndu et imbu de bluff, rapace de ses ailerons de gerfautMaître dans l’art de convertir la plaisanterie mortifianteEn requête initiale des valeurs bêtes dites constantesAu diplomate truqué de chics qui musarde le culotDans les hauts lieux des enjeux et de l’hypocrisieCravate pendante de sa mine pimbêche de GodillotEt qui guinche luron comme un Arlequin de comédieAux avocats fesse-mathieux, façonniers de l’esquiveHâbleurs confirmés dans les calculs ascensionnelsEt les vilenies en... [Lire la suite]
vendredi 19 mai 2017

ESPERANCES...

Parce que j’ai mal à l’âme du père clandestin qui peine dans un ghetto de Paris, avec des larmes qui irriguent à flots silencieux les fontaines où se régénèrent les pulsions mondaines. Parce que j’ai des douleurs au dos de la femme de ménage qui abroge sa silhouette vibrante et attendrie dans les arrière-salles des boulevards culinaires et bombesques, quand le maquignon sirote le bon vin, la main décidée sur les cuisses d’une vierge que lui a rétrocédé l'impuissance des ventres creux. Parce que je souffre d'une entorse au pied de... [Lire la suite]